football - cyclisme : 1 partout ?
Suis-je le seul à m’étonner du traitement quasi anecdotique réservé dans la presse à la mort du footballeur Antonio Puerta, décédé à 22 ans des suites de plusieurs arrêts cardiaques en série ?
Quand exactement va-t-on s’autoriser à penser qu’il se passe des choses étranges dans le football ? Quand va-t-on cesser de regarder ce sport avec angélisme et naïveté ? A quand une vraie bonne petite suspicion façon cyclisme ?…
Car à la fin, pourquoi conspuer, vouer aux gémonies un Michael Rasmussen ayant fuit des contrôles anti-dopages, sans pour autant avoir la preuve de son dopage ? Pourquoi promettre, en guise de réaction à la faute d’un homme, la mise à mort d’un cyclisme malade de vouloir se soigner, se soigner en excluant les potentiels tricheurs ? Pourquoi faire cela si, en parallèle, on ne s’interroge pas même un peu sur ces footballeurs âgés d’à peine 20 ans qui s’écroulent sur les terrains, le coeur déjà lassé de pomper ?
“La mort subite du sportif” qu’on appelle ça. Et on nous dit sans broncher que 2 sportifs de 12 à 35 ans sur 100.000 meurent chaque année. Les médecins nous disent que lier ce genre de décès au dopage est pour l’instant une affirmation gratuite. Pour ma part je n’affirme rien. Mais on me permettra d’ironiser sur le “pour l’instant” et de me demander ce qui empêche concrètement aujourd’hui d’enquêter sur le sujet et de se poser vraiment la question du lien avec le dopage.
Si, à la question “existe-t-il aujourd’hui des produits dopants susceptibles d’entraîner une dysplasie arythmogène à l’origine d’une arythmie ventriculaire ?” on peut répondre oui, alors cette réponse devrait déjà être relayée par la presse et connue du grand public, qui vomiraient alors ensemble ce sport digne de tous les soupçons.
N’est-ce pas ?…
Technorati Tags: Antonio Puerta, cyclisme, dopage, football, mort subite du sportif, Puerta, Rasmussen








