the Willy syndrom

Hier, Willy DeVille est mort.
Déjà, le matin, au bureau, on avait ironisé sur la mort de John Hughes, annoncée la veille au soir, en faisant des blagues sur Beethoven ou Macaulay Culkin.
Pour Willy DeVille, on s’est d’abord dit “merde, c’est con”. Et puis on s’est posé un instant, et on s’est demandé ce qu’il avait bien pu faire à part une célèbre reprise de “Hey Joe” de Hendrix.
On n’était pas les seuls apparemment. Et c’est sans doute Henry Michel qui résumait en un tweet le mieux la situation :
J’ai fait genre “ah merde, Willy Deville est mort”, mais quand on m’a demandé qui c’était, à part le “Hey Joe” mariachi j’étais un peu con.
Au même moment, une copine postait la vidéo dudit “Hey Joe” mariachi sur son profil Facebook. Personne n’avait mieux visiblement.
Du coup, qu’est-ce qui peut bien nous pousser à nous apitoyer, même un court instant, sur la mort de seconds couteaux dont on ne savait finalement rien ou pas grand chose, et à qui on ne s’intéressait jamais le reste du temps ? Alors même que nous demeurons sans sourciller devant les pires faits divers et autre conflits meurtriers.
Et puis, au-delà de tout ça, reste une autre question : pourquoi tous les comédiens, réalisateurs, chanteurs et autres artistes de la planète sont-ils en train de mourir ? Est-ce un autre dommage collatéral du réchauffement climatique ? Comme le disait Pierrot Beerbaum récemment, trop de morts tue la mort.
* crédit photo : alterna2 sur Flickr










9 août 2009 à 9:07
Ben pour moi , outre cette reprise , Willy DeVille c’est Mink DeVille , la musique punk et rebelle que j’ai découvert en même temps que les Sex Pistols et autres New York Dolls . C’est aussi le souvenir d’une bête de scene que j’ai eu la chance de voir par hasard ds un festival il y a une bonne quinzaine d’années .
10 août 2009 à 8:00
Excuse-moi, Minithud, mais la phrase exacte était : “Trop de morts puent la mort”.
12 août 2009 à 12:31
Telle, c’est là qu’on voit qu’on a beau être tous les deux dans la trentaine, on n’est pas de la même génération
Mister Beerbaum, fais pas ton Morandini, j’ai les preuves !