Je viens d’avoir une sorte de fulgurance. Je me suis vu écrire sur un blog, celui-ci ou un autre. Je me suis vu parler de moi, des choses qui m’arrivaient, pendant des heures et des kilomètres. Je me suis vu dans le futur, un futur proche, un an, peut-être deux. Je me suis vu me raconter, mon parcours jusqu’à ce point. De ce que j’en ai vu dans ma tête, ça avait l’air bien écrit. C’était bien écrit. Ca aurait sans doute pu intéresser un éditeur, ce qui, à ce point de mon futur, m’aurait bien arrangé financièrement.

Et puis je suis sorti de ma torpeur et j’ai réalisé. Jamais je n’arriverai à parler de moi, ni sur ce blog ni ailleurs. Il faudrait que je me force, il faudrait que je me jette sur mon ordi chaque fois que ça me vient, comme un mort de faim, pour ne pas laisser le temps au regret, à la crainte. Tout écrire très vite et appuyer sur « publier ».

Si je n’ai rien écrit sur moi ici dans les 6 mois, il faudra que je songe à fermer ce blog. Et puis partir. Peut-être pour un futur meilleur, différent, où j’oserais.