6 Commentaires Les jours de la semaine de travail - 24/09/09
J’ai une vision bien à moi des jours de la semaine de travail, et je tenais à la partager avec toi.
- Le lundi : le lundi a tout pour être le jour le plus déprimant de la semaine de travail. Il est son début, il annonce d’autres journées encore bien plus difficiles que celle-là. Mais le lundi a pour lui de faire suite au dimanche soir, moment où tout le monde a envie d’en finir violemment avec la vie. Du coup le lundi apparaît comme une échappatoire, il est presque porteur d’espoir. Le lundi donne foi en des jours meilleurs. Le lundi c’est pas si mal finalement.
- Le mardi : le mardi est le pire jour de la semaine. Le mardi est le tueur du lundi. Le mardi, on sait qu’il n’y a pas de jour meilleur après le lundi, il y a juste le mardi. Le mardi est seulement le 2ème jour de la semaine. Et on sait très bien que, aussi pénible soit-il, le mardi sera suivi d’encore 3 autres jours à lui pareil.
- Le mercredi : le mercredi est un jour magique. Le mercredi, c’est cette journée où tout d’un coup, on part déjeuner au début de la semaine, et puis on reprend le boulot en fin de semaine. Cet instant où se divise la semaine de travail est en lui-même fascinant, suffisamment fascinant pour faire du mercredi mon jour préféré de la semaine avec le vendredi.
- Le jeudi : le jeudi est un jour qui ne ressemble à rien et qui ne sert à rien. Le jeudi, c’est juste la veille du vendredi, ce n’est presque pas un jour. Le jeudi est en soi moins détestable que le mardi, car il a au moins le mérite d’annoncer la toute fin de semaine, le vendredi. Mais en même temps, si on ne peut pas détester le jeudi, que peut-on vraiment en faire ?…
- Le vendredi : le vendredi c’est sodomie. Et accessoirement le dernier jour de la semaine de travail, un jour béni des dieux où on peut quitter son boulot à 16h30 sans que personne ne trouve à y redire. Et sinon le vendredi c’est sodomie…
Pas faux, comme analyse. Pour comparaison, voici ce qu’en dit Fred Vargas dans son roman « L’homme aux cercles bleus »:
« Ma journée est mal partie. Hier, avant-hier, pas mieux. Ca fait donc une tranche de semaine foutue. Je vous souhaite d’avoir passé une meilleure tranche que moi.
- Une tranche ?
- A mon idée, lundi-mardi-mercredi, ça fait une tranche de semaine, la tranche 1. Ce qui arrive dans la tranche 1 est d’un genre assez différent de ce qui arrive dans la tranche 2.
- Jeudi-vendredi-samedi ?
- Voilà. Si on regarde bien, on voit plus de surprises sérieuses dans la tranche 1, en général, je dis bien en général, et plus de précipitation et d’amusement dans la tranche 2. Question de rythme. Ca n’alterne jamais, à la différence des stationnements pour voitures dans certaines rues, où pendant une quinzaine on a le droit de se garer, et pendant la suivante on n’a plus le droit. Pourquoi ? Pour reposer la rue ? Pour faire jachère ? Mystère. En tous les cas, avec les tranches de semaine, ça ne change jamais. Tranche 1: on s’intéresse, on croit à des machins, on trouve des trucs. Drame et miracle anthropiques. Tranche 2: on ne trouve rien du tout, on apprend zéro, dérisoire de la vie et compagnie. Dans la tranche 2, il y a beaucoup de n’importe qui avec n’mporte quoi, et on boit pas mal, alors que la tranche 1, c’est plus important, c’est évident. Pratiquement, une tranche 2, ça ne peut pas se rater, ou disons que ça ne tire pas à conséquence. Mais une tranche 1, quand on la bousille comme celle de cette semaine, ça fout un coup. Ce qui s’est passé aussi, c’est qu’au café, c’était de la palette aux lentilles au menu. La palette aux lentilles, ça me fout le bourdon. C’est la désespérance. Et ça, en pleine fin de tranche 1. C’était pas de chance, cette foutue palette.
- Et le dimanche ?
- Alors là, le dimanche, c’est la tranche 3. A elle seule la journée compte pour une tranche complète, c’est dire comme c’est grave. La tranche 3, c’est la débandade. Si vous conjuguez une palette au lentilles et une tranche 3, en vérité il n’y a plus qu’à mourir. »
Nathalie, tu m’as fait peur avec ton commentaire super long
Mais j’aime beaucoup l’idée de tranche, et c’est somme toute assez vrai.
Je m’étais pas rendue compte que l’extrait était si long quand j’ai commencé à le copier
(là, ça va pour la longueur, non ?
)
Mais je te rassure, il était très bien ton extrait
C’est juste que avant de voir que c’était un extrait de texte, j’ai cru que c’était toi qui en avais écrit un, de roman
Après avoir lu ce billet j’ai revé de toi en mode jeu vidéo, comme si t’étais le protagonista d’une dure journée…le soir cependant tu rentrais ivre mort! Bizarre :/
Sara, deux possibilités :
(mais c’est même pas vrai, je n’avais bu que 3 bières, j’étais un peu euphorique mais pas ivre mort
)
1) vu la fin de ton rêve, ce n’est pas de moi mais de ton copain actuel que tu as rêvé… :/ (désolé, c’est un peu salaud ça, mais ça m’a vraiment fait pensé à ça en lisant ton commentaire)
2) tu as rêvé de mon jeudi de cette semaine
Enfin, tant que tu n’as pas rêvé qu’un jeune et joli garçon venait m’aborder un vendredi, j’imagine que l’honneur est sauf