Je me souviens de ce matin d’août où, égaré sur un site fort peu légal, je me risquais à télécharger un fichier dont je me demandais initialement si c’était bien de la musique qu’il contenait. J’attendais alors le soir avant de jeter une oreille un rien distraite à l’album en question et formulais alors l’avis suivant : « ouais, pas mal ».

Heureusement je laisse toujours trois écoutes à un album pour me convaincre. Vint donc la 2ème, puis la 3ème. Mais aussi une 4ème, une 5ème, 6ème, etc, etc. Aujourd’hui je dois bien en être à la 30ème ou à la 40ème écoute (et j’ai au passage acheté ma copie du CD). Et à chaque fois, je me fais cueillir par la beauté d’un subtil arrangement, d’une nuance sonore que je n’avais pas remarquée.

The XX, c’est en effet un mélange assez improbable, une musique qui paraît simple, voire simpliste, deux accords de guitare qui reviennent de morceau en morceau, un vieux clavier de rien du tout, mais en même temps une production et des arrangements millimétrés. Le tout au service de deux voix susurrantes aussi uniques et reconnaissables l’une que l’autre.

Parlons-en de ces voix. Je ne sais plus qui sur Twitter a récemment dit que The XX, il valait mieux ne pas voir à quoi ils ressemblaient… C’est vrai qu’ils ne sont pas très beaux Romy et Oliver du haut de leurs 20 ans. Mais c’est aussi bon de se rappeler qu’il n’y a pas besoin d’avoir un physique attrayant pour faire la musique la plus envoûtante du monde, la plus sensuelle, voire parfois la plus sexuelle.

Pour ma part, je ferai le déplacement à Milan le 18 octobre prochain pour les écouter en live à la casa 139. Et comme j’ai conscience d’écrire sur eux après tout le monde, quand tout a déjà été dit, toutes les louanges tressées, en attendant, je vais continuer de laisser The XX hanter mes nuits et vampiriser mon iPod…

 

EDIT du 30 septembre 2009 : je n’avais pas encore vu les vidéos acoustiques sur le site Fluctuat.net, tout simplement génial !