L’écrivain avait l’angoisse de la page blanche, le blogueur a désormais l’angoisse d’une journée sans billet. La peur d’une journée sans écrire, sans inspiration ou sans temps pour le faire. C’est en tout cas mon cas. Chaque journée sans écrire la moindre chose sur ce blog m’inquiète, me fait craindre d’être la première d’une longue série avant, peut-être même, de laisser tomber cet endroit dans l’oubli.

Hier par exemple, je n’ai rien écrit. J’aurais bien voulu, j’avais des choses à exprimer et partager, mais j’ai été accablé par une terrible migraine toute l’après-midi, jusqu’au moment où je suis allé me coucher, épuisé par tant de peine (j’ai apprécié à sa juste valeur l’ironie de la situation, moi qui m’étais fait la réflexion le matin même quant au fait que mes maux de tête avaient quasiment disparu depuis quelques temps). Eh bien j’ai cherché sans cesse l’énergie qui m’aurait permis d’écrire au moins quelques lignes. Sans succès.

En réalité je ne m’angoisse pas non plus tant que ça. Je ne suis pas de ces obsédés du blog qui pensent qu’il est catastrophique de sortir des codes du genre qui veulent notamment qu’il faille respecter scrupuleusement un rythme de publication. C’est juste qu’au lancement de minithud en août dernier, j’avais en tête l’idée de faire une publication une à deux fois par semaine. Le fait d’approcher du 100ème post en à peine plus de 2 mois démontre s’il le fallait que je me suis pris au jeu de ce blog bien plus qu’à celui de son grand frère Megathud. Mais je suis à peu près certain que viendra un temps où mes activités parallèles (professionnelles ou personnelles) me conduiront à lever le pied. Et j’espère seulement que ce moment viendra aussi tard que possible…