Archive pour la catégorie '3615 malife'

Les temps changent…

Jeudi 29 octobre 2009

Il y a des jours où je m’épate moi-même.

Revenons une petite dizaine de jours en arrière. Je suis allé passer deux petits jours à Milan. L’occasion pour moi pêle-mêle de revoir des amis pas vus depuis longtemps, de pratiquer une langue que je ne parle plus qu’en de trop rares occasions, de rencontrer The XX pour une interview, de voir The XX en live, de rencontrer une personne que je n’avais jamais vue en vrai, de découvrir le vieux Milan que je ne connaissais pas, ou encore de savourer un peu de gastronomie italienne.

Tout ça en même pas 2 jours. Programme chargé. Beau programme vu comme ça. Et beau, il l’aura été ce petit week end.

Mais alors que je visitais Milan seul le deuxième après-midi, une chose m’est revenue à l’esprit. Je me suis souvenu comment, 5 ou 6 ans plus tôt, j’étais terrorisé, littéralement tétanisé, à la seule idée de devoir gérer seul un déplacement à travers l’Italie pour rejoindre un lieu donné. Alors certes, à l’époque je ne parlais pas italien. Mais il n’y avait pas que ça. Et puis ces gens avec qui j’étais la veille, je ne les connaissais pas si bien que ça après tout, je n’avais eu que de rares occasions de me retrouver seul avec eux. Et pourtant j’avais passé une excellente journée, sans devoir me forcer à être sociable.

C’est avec cette pensée que j’avais fait d’énormes progrès en relations humaines et en confiance en moi que, au fil de ma balade milanaise, je renseignais une femme italienne qui cherchait un magasin devant lequel j’étais passé quelques minutes auparavant, ou encore que je rentrais dans une pizzeria où le patron ne remarquait mon accent français qu’au moment de payer l’addition, et me félicitait pour mon italien.

Pas de doute, en 5 ans j’ai bien changé, et plutôt en mieux. C’est finalement assez rassurant.

Et promis, je m’occupe très vite de faire un article complet sur ma rencontre avec The XX.

attention, blog de personne handicapée

Mardi 15 septembre 2009

handicap

Je dois avouer qu’il y a des jours où je ne me sens pas à l’aise avec ma condition de personne handicapée. Sans doute parce que je ne me suis jamais senti comme tel. Quand tu né avec un handicap, aussi léger soit-il, tu ne connais rien d’autre et donc tu te rends pas vraiment compte que t’es pas fait comme tout le monde. J’ai deux tonnes de complexes liés à mon physique, certains liés indirectement à mon handicap, mais mon handicap en lui-même n’en est pas un. Et le regard, les commentaires de certaines personnes, qu’il s’agisse de remarques désobligeantes ou de pitié, sont d’autant plus violents qu’on ne les attend pas du tout.

La première fois que j’ai réellement pris conscience de mon handicap, bien au-delà des brimades connues à l’époque du collège, a été plus ou moins à la période où j’ai voulu passer mon permis. Je me souviens, il avait fallu remplir des papiers pour essayer d’obtenir une subvention pour l’équipement de mon véhicule. Je ne sais plus quel type de conseiller on avait rencontré, mais on s’était retrouvé à remplir un dossier COTOREP où on me demandait, entre autres joyeusetés, si j’étais capable d’aller pisser tout seul (et tout le monde sait qu’en dehors de certaines soirées, je le suis). Du coup j’avais refusé de remplir ce truc. On m’avait aussi expliqué des histoires d’emplois réservés de l’administration et le statut de travailleur handicapé. J’ai dit non.

Aujourd’hui j’éprouve une certaine fierté à regarder le job que je fais, sa reconnaissance par tout un tas de personnes (même si c’est pas toujours celles que je voudrais), la situation que j’occupe à à peine plus de 30 ans, aussi d’un point de vue financier. Et je me dis régulièrement que, putain, on a failli me ranger derrière un téléphone pour faire standardiste dans l’administration, et je regrette pas de pas avoir rangé ma fierté dans ma poche.

J’ai aussi une pensée émue pour la femme qui a refusé de me donner un job quand j’étais étudiant parce qu’elle avait cru pouvoir remplir ses quotas grâce à moi…

Et du coup je suis heureux de dire fièrement que oui, je suis une personne handicapée. Tout ça pour mieux l’oublier la seconde d’après !

Vacances transalpines

Lundi 28 avril 2008

La seconde quinzaine d’avril a vraiment été difficile. Pas eu beaucoup le temps d’écrire. Meme pas eu le temps de prévenir de mon départ en congés faisant suite à 48h où je n’avais dormi que 7h…

Je suis donc en vacances en Italie. Et je ne pense pas redonner de nouvelles avant mon retour prévu dans la nuit du 6 au 7 mai.

Et comme à chaque fois que je traverse les Alpes, un grand salut à Alex Modesto.

P1170041

Technorati Tags: , ,

Les joies de l’informatique

Lundi 14 avril 2008

Ce week-end, vendredi soir pour être précis, j’ai décidé de profiter de l’absence de ma femme pour faire un peu de maintenance informatique sur le PC du salon. Il me restait notamment à partitionner correctement le disque dur sur lequel il restait de l’espace. Je m’en vais donc utiliser Partition Magic 8, logiciel ad hoc. L’ordi redémarre et là, si la nouvelle partition est bien créée, toutes les autres ont disparues !!!

Résultat : week-end foutu ! Couché très tard pour essayer de récupérer le récupérable et angoisse à l’idée d’avoir peut-être perdu des données essentielles. Au final, j’ai fini les opérations de sauvetage ce soir. Rien de dramatique si ce n’est la perte de tous nos e-mails des 2 derniers mois… Mais comme dirait un ami, je n’ai pas d’amis donc rien de grave…

Ca m’apprendra à faire des sauvegardes plus souvent ! :(

Technorati Tags: , , , ,

Malade, la suite

Lundi 10 mars 2008

Hier, retour en fanfare de la toux. 24 heures non stop, et pour la première fois une mauvaise nuit avec sommeil perturbé par des quintes incontrôlables. Ce matin, toujours cette toux incessante. Grande fatigue générale, yeux qui brûlent, difficulté à se concentrer. Du coup retour chez le médecin et antibiotiques corsés pendant 10 jours. Espérons que ça suffise cette fois ! Cet après-midi repos. Au programme, fièvre et dodo… Ca commence à bien faire ! :(

Malade toujours

Lundi 3 mars 2008

Cela fera bientôt deux semaines depuis que j’ai ressenti les premiers symptômes de ma bronchite. Et pourtant je ne suis toujours pas en forme. J’ai eu du mal à reprendre le boulot la semaine passée. Mes jambes ne me portaient plus, mes genoux ne se pliaient plus (pas facile de descendre un escalier dans ces conditions). Et je sentais comme une sorte d’étourdissement permanent.

J’ai croisé mon kinésithérapeute qui m’a expliqué : asthénie, ou état de grande fatigue générale. Il paraît que ça arrive, notamment après une bonne grippe. Et qu’il faut 10 jours pour se remettre…

A part ça j’ai aussi gardé de ma bronchite une très mauvaise toux. A vrai dire, je l’ai depuis janvier. Elle avait quasiment disparu avant de revenir plus forte que jamais avec la bronchite. Depuis, j’ai des crises, des quintes parfois violentes et interminables, surtout le soir. 45 minutes sans arrêter de tousser, c’est long, surtout quand on essaie de tenir une conversation intéressante avec sa douce moitié.

Alors je suis retourné voir le médecin vendredi. Et me voilà sous ventoline comme les asthmatiques. Et avec une sérologie de coqueluche à effectuer avant une éventuelle radio des poumons. Au passage, le docteur s’est inquiété de ce grain de beauté que j’ai sur le front. Je suis donc bon pour une visite chez le dermato en prime.

Et cette toux qui ne passe pas… 2008, année placée décidément sous le signe de la santé ?

Technorati Tags: , , ,

Bronchite

Dimanche 24 février 2008

Je ne suis pas quelqu’un qui tombe souvent malade. Un rhume par-ci par-là, à peine. J’en veux pour preuve mon absence d’arrêts maladie depuis que je suis dans le monde du travail.

Alors quand je tombe malade, il semblerait qu’il faille que je fasse les choses bien. Et de préférence à un moment où il ne faut surtout pas que je tombe malade (ma chère et tendre en vacances dans sa famille et donc pas là pour s’occuper de moi, rendez-vous pros et persos en pagaille et donc à annuler, problèmes au boulot et donc inquiétude à distance).

Le docteur a dit : forte bronchite. Ça pour être forte, elle aura été forte. Plus de 38° de fièvre pendant 3 jours avec une pointe à 39.2°, ma capacité à me tenir debout quasi anéantie, des journées entières passées au lit à dormir ou tousser. Et en prime, pour bien finir, un malaise où je me suis fait très peur (parce que si ça avait été grave, j’étais totalement seul et pas forcément en capacité de téléphoner).

Aujourd’hui dimanche, au bout de 5 jours, je me sens encore un peu faible mais enfin capable de sortir de chez moi !

Je dois encore vous raconter mon séjour en Suède. C’était il y a une semaine et du coup, ça me semble s’être passé il y a des mois… Mais ça me fera du bien de me remettre dans cette ambiance-là. :)

Kent en concert à Norrköping, Suède, J -2

Jeudi 14 février 2008

Demain après-midi, je m’envole pour la Suède. Après une soirée passée à Nyköping où nous serons rejoints par un ami italien, nous prendrons samedi le chemin de Norrköping, petite ville à l’ouest de Stockholm, et nous nous rendrons à la salle Louis de Geer, konsert & kongress, pour y voir Kent en concert !

La dernière fois que j’ai vu Kent, c’était en décembre 2000 au Trabendo à Paris, c’était plus près… Depuis le groupe a mis fin à sa carrière internationale et donne dans le local. Il faut donc faire preuve de motivation.

Faire preuve de motivation, c’est aussi ce qu’il faut pour obtenir son précieux sésame pour voir Kent en Suède. Imaginez une seconde : vous êtes en France, vous décidez d’aller voir Nada Surf en concert à Lille (très bon choix, bravo), vous allez sur le site de la Fnac, réservez un billet et avez le choix d’aller le retirer dans votre Fnac locale ou de le faire expédier à la maison. En Suède non. Que vous soyez à l’étranger ou sur le sol suédois, quand vous réservez un billet sur le net, vous devez tout de même aller en personne le retirer à la billetterie du concert, dans la ville du concert. Super pratique ! On se demande pourquoi utiliser le web…

Très pratique surtout quand vous allez voir un concert un samedi 16 février, et que la billetterie est ouverte du lundi au vendredi, et ferme à 14h, précisément l’heure où votre avion amorce son approche de l’aéroport de Nypöking.

Par contre, l’avantage de la Suède, c’est que c’est un petit pays, et qu’on peut encore discuter avec un “service client” humain, prêt à prendre en compte votre situation. Et comme apparemment, on peut quand-même demander à envoyer ses billets dans certains points de retrait à travers la Suède, nous avons pu obtenir l’envoi des billets à Uppsala, où nous avons un ami suédois qui les a retiré pour nous, mis sous enveloppe et envoyés en France. Ouf !

Maintenant, à J -2, l’excitation monte ! Mon appareil photo est prêt et j’espère qu’on sera suffisamment bien placés pour apprécier ce moment magique : un de mes groupes préférés (sinon LE préféré), chez lui, dans un pays où il est LA référence de la scène pop-rock. Je vous raconterai à mon retour au sol dimanche, si je redescends…

Technorati Tags: , , , ,

Déprime de début d’année

Mercredi 23 janvier 2008

Cher blog,

Oui, je sais, je te délaisse beaucoup en ce moment. C’est, vois-tu, que je n’arrive pas à reprendre un rythme de vie normal depuis que je suis de retour à Amiens. C’est la déprime de début d’année dans toute sa splendeur.

Deux semaines de vacances à l’étranger (dont je n’ai profité que partiellement puisque j’ai été malade), quatre jours de colloques à Autrans dans le Vercors. Et au retour au boulot, une liste longue comme le bras de problèmes et urgences en tous genres. Ici, prendre des vacances est devenu un luxe que seuls les plus téméraires peuvent se permettre. Belle hypocrisie du “travailler plus pour gagner plus” quand je regarde mes pointages, que je constate que j’en suis à 25 heures supplémentaires comptabilisées en 10 jours, et que pas une ne me sera payée.

Bref, je n’arrive pas à m’y remettre. Je me sens de mauvaise volonté, pas assez productif voire parfois contreproductif. Un rien m’agace, m’irrite, je suis hyper-sensible. Les injustices et les non-sens ne m’apparaissent que plus criants.

J’ai aussi le sentiment que ma vie m’échappe sur bien des points. Mais ça c’est encore une autre histoire. Et puis il y a cette année 2008, qui a si mal commencé pour beaucoup de monde, et dont je sens qu’elle ne sera pas bonne pour moi non plus. Presque envie de zapper directement sur 2009. Alors je me mets le nez dans le guidon, et je fonce pour oublier. Et je t’oublie. Rassure-toi, j’ai plein de choses à te raconter, je me laisse des notes pour plus tard, rien n’est perdu. Aussi j’espère que ce petit mot que je prends le temps de t’écrire me donnera l’envie de revenir passer un peu plus de temps avec toi.

A bientôt.

Ma belle-mère et moi

Dimanche 2 décembre 2007

Ma belle-mère est arrivée en France pour un petit séjour d’une semaine (heureusement pour moi, je m’entends très bien avec ma belle-mère.) Augmentation significative des conversations en italien à la maison et activité réduite sur ce blog (au profit de sorties diverses et variées) sont au programme.

J’avais emmené mon appareil photo en cas de balade aujourd’hui, mais les pluies dantesques et les rafales de vents subies sur l’autoroute qui menait à la réunion des deux familles ont mis fin à toute vélléité de sortie. Nous nous sommes donc limités à absorber beaucoup de calories et d’alcool (l’un n’étant pas exclusif de l’autre). :)