Archive pour la catégorie 'lis tes râtures'

Kent et la Suède : le concert, enfin !

Mercredi 14 mai 2008

Avec un retard inexcusable, je raconte enfin la suite de mes aventures suédoises de… février ! Honte à moi ! :( Pour ceux qui ont manqué le début, ça se passe sur ce prologue. A (re)lire absolument avant tout ce qui suit ! Une conclusion est à venir (dans 2 mois donc…) Allez c’est parti !…

La responsable arrive. Elle discutait à dix mètres de nous à peine mais elle nous semble à des centaines de mètres tellement ce moment dure une éternité. On se regarde tous les trois en n’osant pas mettre de mots sur ce qui nous semble inéluctable. Je repense un instant à ce que nous a dit notre ami à la gare Nyköping : “vous imaginez si nous avons fait tout ce voyage, toute cette aventure, et que le concert est annulé ?”. Je lui avais répondu : “Maintenant que tu as dit ça, si ça arrive ce sera ta faute et je devrai te tuer”. Je le regarde de travers.

La responsable est enfin devant nous. Elle ouvre la bouche. Elle va parler. Elle nous explique dans un anglais parfait que oui, nous sommes dans une salle de concert, oui ce sont eux qui ont vendu les places pour le concert, mais que le nom très long, très compliqué et écrit en tout petit là sur nos billets, ça c’est le nom de la salle où se déroule le concert, que ce n’est pas du tout dans les alentours mais à plusieurs kilomètres en dehors de Norrköping, qu’elle est désolée pour nous.

Bizarrement, la nouvelle nous rassure et nous ragaillardit. On peut le dire maintenant, on a bien cru à l’annulation pure et simple du concert. Mais le concert va bien avoir lieu, à la fois très proche et très lointain, il suffit de trouver une solution. La discussion avec le personnel de la salle et la responsable, tous adorables avec nous, nous conduit très vite à la conclusion qu’il notre salut pourra seulement provenir d’un taxi. Il faut compter 15 minutes pour rejoindre la salle et un coût probablement exhorbitant (300 couronnes, 30€, juste pour l’aller), comme l’est souvent le taxi en Suède. Mais après tout ce que nous avons fait pour voir Kent, je suis, nous sommes prêts à tout pour rejoindre la terre promise.

La responsable nous appelle le taxi. Il arrivera d’ici 30 minutes. Quelle bonne idée nous avons eue d’arriver avec 1h30 d’avance ! Nous la remercions infiniment et au passage, on nous rembourse même le prix du vestiaire. Ils sont trop forts ces Suédois ! Et nous voilà à attendre dans le froid, devant l’entrée comme on nous l’a dit. Dernière angoisse : l’endroit a en fait deux entrées ditantes de 150 mètres. Nous nous divisons en deux groupes, nous ne voulons plus rien laisser au hasard. 20 minutes plus tard notre taxi est là.

Nous traversons toute la ville, prenons même une bretelle d’autoroute et rapidement nous débarquons devant un bâtiment érigé au milieu de nulle part, devant lequel sont garées des centaines de voitures et des dizaines de taxis. Impossible de venir ici autrement. Nous entrons dans la salle après avoir croisé plusieurs jeunes filles déjà ivres et avenantes. La première partie, un DJ, se termine tout juste. Nous prenons le temps d’aller au vestiaire et de jeter un œil aux T-shirts et autres produits de merchandising.

Puis nous gagnons nos places, d’excellentes places ! La suite ne se raconte pas. Elle se regarde et s’écoute éventuellement ;)

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Attention, la vidéo suivante est assez lourde et pourrait être longue à charger mais vous allez vivre de l’intérieur les 5 dernières minutes du concert ;)

Nous sortons du concert les yeux pleins de rêves pour longtemps. Le temps d’acheter un T-shirt souvenir et nous gagnons l’arrêt de taxi. Le froid nous saisit. Nous voyons plein de taxis s’arrêter partout sauf là où ils devraient, devant cet arrêt. La conversation s’engage avec un groupe de Suédois qui attendent à côté de nous…

Question de volonté

Mardi 1 avril 2008

Notez, je vous prie, que j’aurais résisté longtemps avant de finalement céder sur un malheureux coup de tête hier soir dimanche, aux alentours de minuit.

Oui j’ait honteusement cédé : j’aie de nouveau joué au sablier de printemps ! J’ais pourtant tout fait pour résister, pour ne pas entendre les supplications de mes fans en attente d’une poignée de mes mots jetée sur ce journal électronique. Ce qui est bon est rare. Ou le contraire. Il ne faut pas trop les habituer à tant de talent. Cependant, quand on a une telle vanité, l’appel du public est difficile à ignorer, l’appât du succès impossible à ne pas gober. Alors j’a craqué ! Je me suis soudain dit : “Mais vas-y, donne leur ce qu’ils veulent, puisque c’est justement ce qu’ils veulent !” Et j’ain participité à nouveau. Quelle faiblesse !

Mais j’au fait des progrès cette fois-ci. Pour ne pas culpabiliser face à mon manque de détermination, j’ar mutilé tous mes auxiliaires avoir. Quelle frustration pour mon public !

Grâce à cela je me sens plus fort, capable de démontrer ma volonté ! Allez, c’est promis, demain mardi 1er avril, je ne participerai pas au 9ème sablier de printemps ! Au moins jusqu’aux alentours de minuit et demi…

Ce post est une participation au sablier de printemps, l’accroche vient du blog de Colin Ducasse et d’un billet nommé Je suis le maître du monde.

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De la nature humaine

Lundi 31 mars 2008

Et puis un jour, on ose relever la tête. Enfin, pour moi, cela s’est traduit comme cela : j’ai commencé à arpenter la vie en ne contemplant plus le sol, courbée que j’étais sous le poids de mon encombrant boulet, mais redressée, regardant les autres dans les yeux, et l’horizon vers lequel j’allais…

La seule question qui me vienne en tête aujourd’hui est la suivante : à quoi cela aura-t-il servi ? Redresser la tête pour voir quoi exactement ? Un monde où ce sont les autres qui baissent la tête, voilà ce qu’il m’a été donné de contempler. D’un côté, ceux qui la baissaient parce qu’ils étaient mes anciens compagnons d’infortune, tous ceux que la vie avait chargé de fardeaux plus ou moins insoutenables. De l’autre, ceux qui baissaient la tête pour ne pas me regarder moi, pour ne pas avoir à soutenir un regard qui leur renvoyait quelque chose d’inattendu, pour éviter une intrusion dans leur petit confort et leur existence douillette.

Ce n’était d’ailleurs pas tant mon regard que mes jambes qui leur posaient problème. Mais aussi un peu quand même. Quand on déambule en fauteuil roulant, on se doit de garder l’échine courbée. Une personne handicapée qui vous regarde dans les yeux, c’est louche, c’est doublement incommodant.

Et puis à force de regarder les gens bien en face, j’ai fini par découvrir qu’il existait encore une autre catégorie : ceux qui gardent la tête bien haute mais qui feraient mieux de la baisser, ceux que la honte devrait accabler mais leur reste tristement inconnue. Ceux-là n’ont pas aimé que je les regarde. Certains, les pires d’entre eux, ont cherché à me faire regarder de nouveau le sol. Je n’ai pas abdiqué. Ils m’ont envoyé le voir d’un peu plus près, le sol. Je suis devenu leur souffre douleur. Il existe des gens pour qui la différence est intolérable, alors pour y remédier ils cherchent à la détruire.

Je ne saurais plus dire comment j’ai échappé à tout ça. Mais je n’ai jamais baissé la tête. Je n’ai pas repris mon fardeau. Aujourd’hui encore, je regarde l’horizon, je regarde le monde. Je vois le Tibet, le réchauffement climatique, l’Irak, l’Afrique, l’industrie pharmaceutique, les multinationales, le racisme, les supporters du PSG, Silvio Berlusconi… La liste est sans fin. Et moi de me demander : quel être humain mérite encore de garder la tête droite, de se regarder dans la glace ? Pourtant, malgré cette lancinente question, je n’arrive plus à m’appesantir. Celui qui a si longtemps voyagé un tel boulet au pied, celui-là sait ce qu’il en coûte de se charger à nouveau d’un tel poids.

Alors je continue à regarder droit devant, je jette un oeil aux têtes dressées et je dis : ceux qui croient encore en l’Humanité, regardez-moi, et rejoignez-moi.

Ce post est une participation au sablier de printemps, l’accroche vient du blog de Traou et d’un billet nommé Histoire du corps (tome 3).

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Folie domestique

Dimanche 30 mars 2008

L’humanité se divise en deux camps bien distincts que tout oppose irrémédiablement.
La ligne de fracture passe très précisément au milieu de la table de ma salle à manger…

Du moins c’est l’impression que cela me laisse. Depuis tout petit, on m’a enseigné que le monde était fait de gentils et de méchants. Les bons contre les malfaisants. Alors pourquoi ai-je sans cesse l’impression de pencher d’un côté de la balance, puis de l’autre ? Pourquoi suis-je capable de m’émouvoir aux larmes simplement en réalisant la chance qui est la mienne, avant de me mettre à haïr le monde entier, jusqu’à vouloir faire le malheur de mon prochain en guise de vengeance, tout ça parce que je ne suis pas assez heureux, pas assez aimé ? Pourquoi mes redoutables et redoutés accès de violence ? Pourquoi ces pulsions (auto)destructrices ? Et à l’opposé, pourquoi cette envie constante de faire le bonheur de mes amis, des gens que j’aime ? Pourquoi ce sacrifice de moi chaque fois que je sens que quelqu’un a besoin de moi ?

J’ai parfois cette sensation d’être un Dr. Jekyll et Mister Hyde, et de me transformer chaque fois que je passe d’un côté à l’autre de la salle à manger.

Alors, depuis deux jours je ne quitte plus le salon. Assis dans mon canapé bien au milieu, pile dans le prolongement de la ligne de démarcation qui passe au centre de la salle à manger, en équilibre, je regarde TF1 à longueur de journées. Je m’abrutis de programmes sans émotions ni saveurs. Je ne pense plus, je ne bouge plus. Victime consentante, je rends mon cerveau disponible au néant de la télévision. Peu à peu, j’annihile tout esprit critique, le rien devient mon univers.

Je sens la folie m’envahir. Et dans cette démence, je crois encore pouvoir unir les deux coins de la table dans une négation absolue de la nature humaine…

Ce post est une participation au sablier de printemps, l’accroche vient du blog de Monolecte et d’un billet nommé Dualité.

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Le grand jour est arrivé

Samedi 29 mars 2008

Ça y est enfin. Cela fait des semaines que je pense à ce moment. Comme le dit le dicton coréen, « le meilleur moment quand on fait l’amour, c’est quand on monte les escaliers ». Un bordel monstre règne dans et sur mon bureau. Rien à battre.

Je quitte les lieux. Je monte dans ma voiture. Je respire profondément : je m’y sens déjà ! Direction le grand large ! En voiture, je repense à tous ces instants de fébrilité, d’impatience. Je me revois rêvant d’y être, me désolant que le temps ne passe plus vite. Un instant je me sens ridicule : finalement, maintenant qu’on y est, ce n’était pas si long. C’est facile maintenant que j’y suis presque.

Plus je me rapproche du bord de mer et plus je suis rattrapé par ma nervosité. Pourvu que tout se passe bien ! Pourvu que l’événement soit à la hauteur de mes espérances !

C’est vrai quoi, il faut que ça soit réussi, ce n’est pas tous les jours le festival du galet ! Je sais pas si ramasser des galets c’est un peu comme monter les escaliers, mais faire des ricochets sur l’eau, c’est plus rigolo…

Ce post est une participation au sablier de printemps, l’accroche vient du blog de Chondre et d’un billet nommé Ciao boulot.

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J’ai l’alcool de mauvais goût

Vendredi 28 mars 2008

Certains soirs, pour faire mon intéressant, il m’est arrivé de monter sur une chaise, de me draper dans un torchon à carreaux et de déclamer une poignée de vers avec des accès de lyrisme proportionnels à mon taux d’alcoolémie. Il s’agissait de l’extrait suivant : « C’est pas marqué dans les livres / Le plus important à vivre / C’est de vivre au jour le jour / Le temps c’est de l’amour ».

Tout de même, qu’est-ce qu’on peut être con quand on est bourré ! Chanter du Obispo ! Ou plutôt du Lionel Florence ! Si j’avais été sobre, j’aurais pu me rendre compte que ces paroles ne voulaient strictement rien dire. J’aurais pu me rendre compte que le temps s’accommode mal du “au jour le jour”, que l’amour c’est aussi construire, que s’il se consomme avec délice jour après jour, que si l’urgence d’aimer est belle, il n’est pas moins mauvais de prendre le temps, de donner du temps à l’amour. J’aurais pu comprendre que le temps, c’est plein de choses à la fois, pas seulement de l’amour, que c’est bien peu de l’amour au regard de tout le reste. Que le monde est plein de gens qui cherchent l’amour, qui aimeraient que le temps en soit, de l’amour, mais qui est tout sauf cela. Que ces gens aimeraient se délecter de cet amour, prendre le temps de l’apprécier, et surtout pas le vivre au jour le jour.

Non vraiment, y a pas à dire, Obispo et Florence, c’est de la merde ! Des texte construits autour du mot amour, qu’il faut caser un maximum de fois en trois minutes, même si ça ne doit rien vouloir dire. Un peu comme des mots clés pour référencer artificiellement un site web. De l’amour pour faire vendre. De l’amour à vendre. Du tapinage “intellectuel”.

Il faut que j’arrête de boire. Ou alors de l’alcool de meilleure qualité. Histoire que mon torchon à carreaux serve à quelque chose. A créer une ambiance. Je chanterai des chansons à boire. Ou bien “le petit bonhomme en mousse”. Des vraies chansons à texte quoi.

Mais laissons l’amour tranquille. Il s’accommode mal de l’alcool…

Ce post est une participation au sablier de printemps, l’accroche vient du blog de M. LeChieur et d’un billet nommé Réhabilitons un grand auteur.

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Piraté ?!

Jeudi 27 mars 2008

Vous savez pas la dernière ? Il parait que j’ai un blog. Oui, oui, un de ces machins sur Internet où je raconte ma vie. Enfin, plus ou moins.

On m’a annoncé ça au déjeuner ce midi, entre le fromage et le dessert. Je n’ai pas su quoi répondre au début. J’ai demandé si c’était grave, si c’était normal que je ne sois pas au courant. J’ai demandé si je risquais un procès de la part de Olivier Martinez (dingue qu’il se marie pas avec Kylie Minogue). Il paraît que non.

C’est quand même dingue cette histoire de blog. On m’a donné des exemples de ce que je racontais, on m’a félicité pour certains billets, on a loué mes talents d’écriture. Tous les détails étaient vrais. Tout ce dont on m’a parlé ressemblait à s’y méprendre à ce que je confie à mon journal intime. Il faut que j’enquête, quelqu’un de très proche doit me faire une blague de mauvais goût.

Note pour plus tard : passer voir mon beauf pour m’assurer que cette nouvelle version de Word qu’il m’a installée, Wordpress, est vraiment sécurisée et qu’un pirate ne peut accéder aux dossiers de mon journal intime… Je vois que ça…

Ce post est une participation au sablier de printemps. L’accroche vient du blog de Krazy Kitty et du billet chronique d’une thèse annoncée - ou pas.

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Moi et N

Lundi 24 mars 2008

Maintenant que l’affaire est médiatisée, que non seulement les sites internet, mais aussi la radio et la télé parlent de l’affaire, je me sens plus libre d’en parler.

Alors voilà, le fameux SMS envoyé par Nicolas Sarkozy à Cécilia, et qui a fait tant parler de lui, ce SMS m’était en fait destiné. En fait, dans le portable de Nicolas, juste après “Cécilia” il y a “David”. Erreur de manipulation tragique dû à l’empressement présidentiel…

“Si tu reviens, j’annule tout.” Référence à notre rencontre il y a presque 10 ans à Mykonos. C’était un vendredi. Ah ! Je me souviens… Le sable fin… Son corps pas encore retouché par Paris Match…

Si seulement j’avais reçu ce SMS ! Ce mariage de raison avec Carla n’aurait pas eu lieu, et cette horrible Lancia Ypsilon ne se vendrait pas comme des petits pains pour mieux agresser mes yeux meurtris…

Nicolas, si un jour tu me lis, il n’est pas trop tard. Reviens à la maison, je te ferai un gâteau de carottes…

Ce post est une participation au sablier de printemps, l’accroche vient du blog de TarValanion et d’un billet nommé Médiatisation.

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Kent et la Suède, prologue : voir Kent en concert, ça se mérite !

Mardi 11 mars 2008

Enfin je peux vous raconter qu’il y a déjà 3 semaines de cela, j’étais en Suède pour voir Kent en concert. Il faut dire les choses, ça a assez mal commencé.

Le jour du départ, très exactement 1h30 avant de nous mettre en route pour l’aéroport, je reçois un appel de la société de réservation d’hôtel par laquelle je suis passée pour trouver une chambre pour le soir de notre arrivée. Un homme à la voix juvénile, sans doute parce que c’est un gamin qui finance ses études avec ce job, m’annonce qu’ils ont eu un souci avec leur base de données et qu’ils ont perdu toutes les réservations passées entre telle date et telle date. Je ne comprends pas très bien ses explications embarrassées et pas toujours très crédibles, mais il me demande d’aller réactiver ma réservation à une adresse web dédiée. Ce que je fais aussitôt. Je pousse un grand ouf de soulagement en voyant apparaître ma confirmation de réservation à l’écran. Sauf que, en y regardant de plus près, il est écrit que ma demande est confirmée pour le 16 février. Or nous sommes le 15, et c’est ce soir que nous arrivons à l’hôtel. Je cherche à changer ma réservation mais il est trop tard. Il faut appeler directement l’hôtel. Moi stressé à mort, c’est ma copine qui prend le téléphone et appelle en Suède. Là, un homme adorable écoute le récit du problème et lui annonce qu’il n’y a pas de souci, la chambre que nous voulions n’est pas disponible mais il va en aménager une autre. Cette fois nous pouvons enfin souffler.

Quelques minutes plus tard, nous prenons la voiture pour nous rendre à Beauvais où nous devons prendre l’avion avec Ryanair. Après avoir failli manquer pour 2 minutes le bus allant du centre de Beauvais, où nous laissons la voiture, à l’aéroport, nous prenons l’avion tranquillement et tout se passe bien : décollage à l’heure, atterrissage à l’heure.

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Nous voici donc à Nyköping. Difficile de croire que plus de 25.000 personnes habitent ici. Le centre-ville est minuscule et rappellerait plutôt une ville française de moins de 5.000 habitants. Nous prenons possession de notre chambre et allons prendre un thé au sous-sol, où l’on peut venir à toute heure se faire une boisson chaude (c’est compris dans le prix de la chambre, les Suédois savent recevoir). Puis, connaissant un tout petit peu les habitudes des Suédois, nous décidons de sortir en quête d’un resto où dîner, il est 18h45, c’est déjà tard dans ce pays.

Nous voilà dans le centre. Nous passons devant un Mac Do étonnement désert, vers lequel nous décidons que nous nous orienterons pour un tête à tête si ne trouvons rien de mieux. Nous passons devant un petit resto de spécialités locales déjà bien rempli, mais qui coûte dans les 50€ par personne, hors budget ! Nous constatons au passage l’habitude sympa des restos suédois de mettre des bougies à l’extérieur pour signaler qu’ils sont ouverts. Puis nous passons devant une pizzeria déserte, puis un resto mexicain qui propose… des pizzas (désert lui aussi) !! Puis un chinois. A ce stade nous décidons de retourner au Mac Do, tant pis ! Chemin faisant, nous croisons beaucoup de jeunes en voitures, fenêtres ouvertes et musique techno à fond, déjà ivres morts à cette heure… Arrivés au Mac Do, la porte refuse de s’ouvrir. Heure de fermeture indiquée sur la porte : 18h30 !!! Nous comprenons alors pourquoi il était vide. Il est 19h10 et nous refaisons les restos un par un. Tous déja fermés. Sauf le chinois qui ferme, tenez-vous bien, à 21h30 ! Toujours dans la transgression ces Chinois ! Nous décidons d’entrer, en espérant que l’adaptation de la bouffe chinoise aux coutumes locales ne nous perturbe pas trop. Les premiers plats que nous voyons passer ne nous rassurent pas sur ce point. A l’intérieur, on entend les mouches volées. Les Suédois sont très discrets. Cette ambiance nous met mal-à-l’aise. Vu les prix hallucinants sur la carte, nous commandons un poulet au curry, un porc aigre-doux et 2 verres d’eau. La bouffe est très bonne et proche de ce qu’on trouve chez nous. Mais l’addition est bien différente : 400 couronnes à 2, cela fait 40€ ! Notre budget initial prend une claque, il ne suffira pas.

A l’hôtel nous ne pouvons nous coucher tout de suite. Nous attendons qu’un ami italien nous rejoigne. Son avion arrive vers minuit. Nous sommes fatigués et décidons de dormir un peu pour mieux nous relever et aller l’accueillir à l’arrêt du bus, l’hôtel n’étant pas simple à trouver.

Samedi 16 février. Jour du concert. Nous refaisons un tour du centre-ville où nous avions repéré des magasins à visiter. Le Mac Do est plein à craquer, il est 11h30, c’est l’heure du déjeuner ! Nous repassons à l’hôtel prendre nos bagages et partons à la gare pour prendre le train direction Norrköping, la ville du concert, un peu plus à l’ouest. Arrivés à la gare minuscule mais magnifique (on dirait un bâtiment sorti d’un film de Harry Potter), problème : pas de guichet ouvert le samedi ! Seul solution, l’unique borne automatique, il faut payer par carte. Nous trouvons certes étonnant qu’il n’y ait pas de guichet ouvert le samedi (nous verrons plusieurs Suédois se faire avoir eux aussi), mais nous nous adaptons sans souci. Sauf notre ami italien qui se scandalise et se noie dans un verre d’eau : il ne sait pas s’il y a de l’argent sur son compte et n’est pas sûr de pouvoir se souvenir du code. C’est une honte de devoir utiliser une carte bleue ! Il prendra le train sans payer pour la peine ! Nous lui expliquons calmement qu’à l’étranger, il faut savoir s’adapter, et que, sur ce point, les Italiens, qui sont l’avant-dernier pays d’Europe (derrière la Pologne je crois) pour l’utilisation de la carte bancaire, sont plutôt ceux à critiquer. Et aussi que prendre le train sans payer ne doit pas beaucoup faire rire les contrôleurs suédois, et qu’une fois contraint à descendre du train au milieu du premier village venu, il aura plus de mal à voir le concert. Finalement, il se souvient avoir une autre carte bleue approvisionnée et dont il connaît le code…

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Le voyage dure environ une heure. Nous arrivons à Norrköping et prenons la direction du centre où se trouve notre hôtel. Il est 15h, la ville est déserte, certains magasins sont en train de fermer. Des restaurants sont pleins de Suédois qui sont en train de… dîner ! (Nous comprenons en fait qu’il n’y a pas vraiment d’horaire pour manger en Suède.) Nous prenons possession de notre chambre et décidons de sortir faire un tour et repérer la salle de concert qui est à 150 mètres de l’hôtel. Tout de suite en sortant, nous repérons 2 ou 3 restaurants, tous ouverts jusque 23h (c’est samedi, nous sommes dans une grande ville, wouhou !), mais hors de prix (20€ minimum pour un steak frites). Nous passons devant un salon de thé et décidons de nous en faire un accompagné de kanelboullar. Il est 15h45, le salon ferme à 16h, il faudra faire vite. Nous nous rassurons de voir des Suédois prendre un thé à cette heure, ils ne dînent pas tous à 15h. Nous sortons à 15h58 du salon et continuons notre tour. Nous passons devant un multiplexe (en Suède, tous les films sont en VO, mon rêve !) au sein duquel se trouve un Mac Do ouvert le week-end jusque 4h du matin. Cette fois, nous mangerons là.

Nous repassons par la salle de concert. Nous faisons quelques photos de la “scène du crime”. Nous repérons l’entrée. Pas de fans qui font déjà la queue. Je trouve aussi bizarre qu’il n’y ait pas de grandes affiches partout. Ils sont vraiment discrets ces Suédois ! Il est 17h et le concert est à 20h (du moins pour la première partie, Kent est annoncé à 20h45). La salle ouvre à 18h30. Nous décidons d’aller manger à cette heure-là pour être sur place vers 19h - 19H15.

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A 19h15, nous arrivons à la salle de concert. Dans l’entrée se trouve un immense vestiaire, passage quasi obligé quand on débarque à un concert rock avec une énorme doudoune, une grosse écharpe, des gants et un bonnet. Nous payons les 2€ aux hôtesses fort sympathiques et, délivrés de notre fardeau, nous nous dirigeons vers l’entrée du “Louis de Geer Konsert & Kongress Hall”. Là, nous montrons nos billets à une des hôtesses d’accueil. Elle nous regarde d’un drôle d’air et commence à nous dire en anglais : “Ô mon dieu… Comment vous dire ça ?… Comment vous expliquez cela ?… Vous venez de loin ?… Ô mon dieu, ô mon dieu, c’est si compliqué… Je vais chercher ma responsable qui va vous expliquer…”

Petite taille

Vendredi 4 janvier 2008

Il y a quelques mois, ma chère et tendre m’a offert “A l’ouest rien de nouveau” de Erich Maria Remarque.

Je lis très peu, à peine 2 ou 3 livres par an, et je le regrette continuellement. Il faut cependant bien faire des choix : le cinéma, la musique et le média web l’ont chez moi emporté sur la lecture, alors que je “consommais” un grand nombre de livres quand j’étais lycéen.

Les vacances sont désormais des moments privilégiés pour m’adonner un minimum au plaisir de la lecture.

J’ai donc commencé ces jours-ci à lire “A l’ouest rien de nouveau”. La simplicité et le réalisme de l’écriture de l’auteur me stupéfient page après page. Et puis il y a cette phrase au début du livre qui sonne, pour un roman paru en 1928, comme une étrange prophétie de la part de ce soldat allemand :

Il est, d’ailleurs, comique que le malheur du monde vienne si souvent de gens de petite taille : ils sont beaucoup plus énergiques et insupportables que les personnes de haute stature.

Et puis, toutes proportions gardées, ça reste très actuel cette considération sur les leaders de petite taille plus énergiques et insupportables que les autres…

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