Archive pour la catégorie 'moi c'que j'en dis...'

A qui profiterait la fin de l’école du samedi ?

Mercredi 5 septembre 2007

Dernière annonce fracassante : les écoliers pourraient chômer tous les samedis. [...] Une thèse que ne dément pas Georges Mochot, président de la Fédération nationale des offices de tourisme et des syndicats d’initiatives : « Jusqu’ici, les samedis travaillés étaient un frein aux séjours courts. Le système d’un samedi libéré une semaine sur deux à Paris avait amené
beaucoup de régions à promouvoir les séjours courts. Avec le lancement du TGV Est, si on nous donne ces 48 heures, c’est une grande facilitation pour le tourisme national. » De belles perspectives pour les parents aisés qui peuvent se permettre ces petites escapades.

Marianne - Sarkozy défend l’autorité des profs… Mais pas celle de Darcos

Une chose est sûre, pour redresser l’école française et le niveau de ses élèves, on pourrait peut-être commencer par revoir l’ordre des intérêts prioritaires dans ce dossier. Actuellement, cet ordre est le suivant :

  1. l’intérêt du tourisme national ;
  2. l’intérêt des parents (qui, à défaut de pouvoir se faire des virées tous les week ends à Strasbourg, n’auraient pas à se lever le samedi matin pour emmener les enfants à l’école. On peut aussi dire un mot des parents divorcés pour qui cela simplifierait la garde alternée du week end) ;
  3. l’intérêt des profs (qui n’auraient pas à se lever le samedi matin et pourraient partir en week end à Strasbourg avec leurs conjoints bossant dans le privé et leurs enfants éventuellement scolarisés).
  4. très accessoirement l’intérêt de l’enfant et de son rythme idéal d’apprentissage.

Regardez certains commentaires de parents et de profs sous l’article, c’est assez édifiant…

Le seul intérêt à prendre en compte dans l’organisation des rythmes scolaires, qu’on se le dise, c’est celui de l’enfant.

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DELIBAO : l’opacité du logiciel de délibération assistée par ordinateur

Mardi 4 septembre 2007

DELIBAO, j’ai entendu ce nom pour la première fois hier soir en regardant “Education Nationale, un grand corps malade” sur Canal+. J’ai été intrigué par cette histoire de logiciel de délibération assistée par ordinateur qui réhausserait les notes des candidats au bac sans possibilité de contrôle, voire même qui mettrait par défaut la moyenne à des copies non corrigées.

Je ne suis visiblement pas le seul à avoir été intrigué au vu des requêtes Google qui mènent à ce blog. Alors j’ai décidé de consacrer un post à DELIBAO, rassemblant quelques (rares) infos disponibles sur le web.

Le centre de délibération a pour tâche de saisir les notes de toutes les épreuves écrites des candidats sur le logiciel DELIBAO. [...] Un poste informatique avec le logiciel DELIBAO peut être installé dans la salle de délibération afin de saisir immédiatement les notes qui seraient modifiées au cours de la délibération.

Perdir Infos : document PDF

Delibao : ce nom signifie Délibération Assistée par Ordinateur ; c’est le logiciel de traitement des notes des candidats au bac, fourni aux centres d’examen par le ministère, [...]. Le programme lui-même est inaccessible – d’ailleurs les professeurs n’ont guère de temps à consacrer à la satisfaction de cette curiosité avec des moyens plus performants. Alors qu’un tableur courant ferait aisément le même travail, pour beaucoup moins cher, et où tout serait parfaitement lisible et vérifiable.

Clauche Rochet, universitaire, e-diotie ?

La quantité très insuffisante de collègues convoqués au bac laisse soupçonner que certaines copies ne sont pas corrigées. Des candidats disent leur étonnement que tous les élèves d’un même jury ont dans une matière la même note, ce qui n’est pas impossible, mais hautement improbable.
[...]
Les correcteurs ramènent les copies la veille de la délibération du jury, les notes sont entrées dans l’ordinateur, qui fait les additions. Cela permet de masquer l’absence de notes si les copies n’ont pas été corrigées, l’ordinateur peut attribuer par exemple 10 à tout le monde, comme pour les jeunes évoqués plus haut.
[...]
On peut encore y ajouter [...] la constatation en direct dans certains jurys de l’augmentation des notes par le logiciel Delibao qui gère les notes des candidats

Union des Familles Laïques : les impostures du baccalauréat

Finalement, la conclusion qui s’impose après ces lectures, c’est qu’aujourd’hui le baccalauréat s’apparente à une élection truquée par des machines de vote électronique au fonctionnement totalement opaque et inconnu de leurs utilisateurs. Là où ce type de dispositif a fait et ferait bondir une bonne part de la population dans le cadre d’une élection présidentielle ou législative, tout le monde s’en contrefiche quand il s’agit de l’avenir de centaines de milliers de jeunes.

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Eva Joly compare Nicolas Sarkozy à Silvio Berlusconi

Mardi 4 septembre 2007
Il me semble que les valeurs que dessine le président Sarkozy ne sont pas celles de la France que j’aime. Les méthodes qu’il suggère sont celles de M. Berlusconi.

Le Monde - Reuters : L’ex-juge Eva Joly compare Nicolas Sarkozy à Silvio Berlusconi

En même temps, pour vivre avec une Italienne je suis amené à suivre la vie politique de l’Italie de très près, et il faut se garder des comparaisons simplistes qui nous arrangent bien pour critiquer notre nouveau président. Nicolas Sarkozy est quand-même un homme politique, avec une vraie culture politique. Silvio Berlusconi est un homme d’affaire corrompu, qui ne fait de la politique que pour le pouvoir, et surtout celui de contrôler ce qui peut arranger ses affaires (judiciaires et économiques). En matière politique, c’est un idiot sans la moindre culture.

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Fonctionnaire, à la rigueur…

Lundi 3 septembre 2007

[...] Interrogé lors de l’émission Le Grand Rendez-Vous d’Europe 1/Le Parisien TV5 sur le pouvoir d’achat, à propos duquel le premier secrétaire du PS François Hollande a accusé le gouvernement de prévoir “un plan de rigueur”, la ministre a répondu en ironisant: “Oui, c’est vrai. Mais ce plan de rigueur, il est destiné à la fonction publique pour l’essentiel [...] Donc ce plan de rigueur on va se l’appliquer à nous-mêmes, c’est-à-dire à l’Etat, pour le reste il n’est pas question de plan de rigueur vis-à-vis du consommateur français [...]

TV5 - Lagarde reconnaît que la Fonction publique subit “un plan de rigueur”

«Il n’y a pas de plan de rigueur» pour les fonctionnaires, a affirmé lundi le Premier ministre François Fillon, prenant ainsi le contrepied des propos tenus dimanche par la ministre de l’Economie Christine Lagarde.

20 minutes - Fillon affirme qu’il n’y a “pas de plan de rigueur” pour les fonctionnaires

Bel exemple de cohésion gouvernementale… En tout cas Christine Lagarde nous aura appris un truc : les fonctionnaires ne font pas partie des consommateurs français…

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Mieux payer les fonctionnaires

Dimanche 2 septembre 2007

Diviser pour mieux régner gouverner… C’est la stratégie que semblent avoir adopté nos ministres pour essayer de faire passer aux fonctionnaires la pilule des réductions d’effectifs. Xavier Darcos déclarait dans un chat organisé par le journal Le Monde :

On peut être un peu moins nombeux mais mieux payé en travaillant différemment. [...] Notre but, globalement, est d’obtenir que les enseignants aient des rémunérations comparables à celles de leurs collègues européens. [...] Le président de la République a fixé déjà une règle générale, qui concerne l’ensemble de l’emploi public : les gains consécutifs à la réduction du nombre de fonctionnaires seront réutilisés pour moitié pour améliorer les conditions de vie de ceux qui restent.

François Fillon avait également rappelé il y a quelques jours cet engagement du Président Sarkozy. Pour ma part j’ai du mal à comprendre… Réduire de cette manière les effectifs (même si on essaie de nous faire croire que cela est insignifiant en le présentant sous forme de pourcentage du total de ces effectifs…), à quoi cela sert-il si au final la moitié des économies réalisées servent à augmenter ceux qui restent ? Quant aux économies réalisées, réparties entre les fonctionnaires en poste, combien cela représente-t-il d’augmentation de traitement ? 0.5% ? Soit un chiffre déjà justifié en lui-même pour compenser la perte de pouvoir d’achat des fonctionnaires, confirmée par l’INSEE ?…

Ca sent un peu le marché de dupes : laisse-moi réduire les effectifs sans me casser les pieds avec tes manifs, j’augmenterai ton salaire. Ah oui, mais, on devait pas déjà me l’augmenter quoi qu’il arrive, mon salaire ?

Ah… Communication populiste quand tu nous tiens…

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Libre administration…

Jeudi 30 août 2007

On parle beaucoup en ce moment des réductions d’effectifs dans la fonction publique voulues par le gouvernement Sarkozy Fillon.

En tant que fonctionnaire, je n’ai rien contre. Il faut savoir reconnaître que certaines administrations d’Etat peuvent se passer de remplacer le départ en retraite de quelques gratte-papiers à la Défense ou aux Finances. J’ai déjà beaucoup plus de mal à comprendre comment on peut réduire les effectifs de l’Education Nationale ou du Développement durable…

Mais en tant que fonctionnaire territorial, employé par une collectivité locale et non par l’Etat, je ne peux que bondir à la lecture de la fin de cet article du Monde :

La prochaine conférence nationale des finances publiques, prévue le 10 septembre, permettra au gouvernement de préciser ses objectifs, tout en invitant à l’effort des collectivités locales, qui emploient 1,5 million de fonctionnaires.

Le gouvernement oublie sans doute que l’Etat français a passé ces dernières années à transférer les compétences qui l’embarrassaient aux collectivités locales, sans pour autant leur transférer les moyens humains et financiers de gérer ces nouvelles compétences, obligeant celles-ci à augmenter les impôts locaux pour assurer, mais aussi à recruter de nouveaux personnels, sans compter les agents effectivement transférés qui sont venus grossir les rangs des effectifs de ces collectivités. Vous verrez à la fin que tous ces fonctionnaires bedonnants qui lestent la compétitivité économique de la France, ça va être la faute de ces sales régions socialistes…

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les aspects positifs de la colonisation vus par Nicolas Sarkozy

Mercredi 29 août 2007

Je croyais que l’alinéa 2 de l’article 4 de la loi 2005-158 du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés, abusivement surnommée “loi sur le rôle positif de la colonisation” avait été abrogé par décret. Tout le monde s’en souvient, cet article 4 alinéa 2 avait fait scandale en son temps car il y était écrit que :

Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit.

Il faut pourtant croire que Nicolas Sarkozy a décidé de rendre hommage à l’oeuvre de Jacques Chirac en la matière. Pour preuve ce discours à l’Université de Dakar que j’avais laissé passer pendant mes congés. Extraits :

Le colonisateur est venu, il a pris, il s’est servi, il a exploité, il a pillé des ressources, des richesses qui ne lui appartenaient pas. Il a dépouillé le colonisé de sa personnalité, de sa liberté, de sa terre, du fruit de son travail.

Il a pris mais je veux dire avec respect qu’il a aussi donné. Il a construit des ponts, des routes, des hôpitaux, des dispensaires, des écoles. Il a rendu fécondes des terres vierges, il a donné sa peine, son travail, son savoir. Je veux le dire ici, tous les colons n’étaient pas des voleurs, tous les colons n’étaient pas des exploiteurs.

Il y avait parmi eux des hommes mauvais mais il y avait aussi des hommes de bonne volonté, des hommes qui croyaient remplir une mission civilisatrice, des hommes qui croyaient faire le bien. Ils se trompaient mais certains étaient sincères. Ils croyaient donner la liberté, ils créaient l’aliénation. Ils croyaient briser les chaînes de l’obscurantisme, de la superstition, de la servitude. Ils forgeaient des chaînes bien plus lourdes, ils imposaient une servitude plus pesante, car c’étaient les esprits, c’étaient les âmes qui étaient asservis. Ils croyaient donner l’amour sans voir qu’ils semaient la révolte et la haine.

La colonisation n’est pas responsable de toutes les difficultés actuelles de l’Afrique. Elle n’est pas responsable des guerres sanglantes que se font les Africains entre eux. Elle n’est pas responsable des génocides. Elle n’est pas responsable des dictateurs. Elle n’est pas responsable du fanatisme. Elle n’est pas responsable de la corruption, de la prévarication. Elle n’est pas responsable des gaspillages et de la pollution.

[...] je suis venu vous dire que la part d’Europe qui est en vous est le fruit d’un grand péché d’orgueil de l’Occident mais que cette part d’Europe en vous n’est pas indigne.

Car elle est l’appel de la liberté, de l’émancipation et de la justice et de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Car elle est l’appel à la raison et à la conscience universelles.

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football - cyclisme : 1 partout ?

Mercredi 29 août 2007

Suis-je le seul à m’étonner du traitement quasi anecdotique réservé dans la presse à la mort du footballeur Antonio Puerta, décédé à 22 ans des suites de plusieurs arrêts cardiaques en série ?

Quand exactement va-t-on s’autoriser à penser qu’il se passe des choses étranges dans le football ? Quand va-t-on cesser de regarder ce sport avec angélisme et naïveté ? A quand une vraie bonne petite suspicion façon cyclisme ?…

Car à la fin, pourquoi conspuer, vouer aux gémonies un Michael Rasmussen ayant fuit des contrôles anti-dopages, sans pour autant avoir la preuve de son dopage ? Pourquoi promettre, en guise de réaction à la faute d’un homme, la mise à mort d’un cyclisme malade de vouloir se soigner, se soigner en excluant les potentiels tricheurs ? Pourquoi faire cela si, en parallèle, on ne s’interroge pas même un peu sur ces footballeurs âgés d’à peine 20 ans qui s’écroulent sur les terrains, le coeur déjà lassé de pomper ?

“La mort subite du sportif” qu’on appelle ça. Et on nous dit sans broncher que 2 sportifs de 12 à 35 ans sur 100.000 meurent chaque année. Les médecins nous disent que lier ce genre de décès au dopage est pour l’instant une affirmation gratuite. Pour ma part je n’affirme rien. Mais on me permettra d’ironiser sur le “pour l’instant” et de me demander ce qui empêche concrètement aujourd’hui d’enquêter sur le sujet et de se poser vraiment la question du lien avec le dopage.

Si, à la question “existe-t-il aujourd’hui des produits dopants susceptibles d’entraîner une dysplasie arythmogène à l’origine d’une arythmie ventriculaire ?” on peut répondre oui, alors cette réponse devrait déjà être relayée par la presse et connue du grand public, qui vomiraient alors ensemble ce sport digne de tous les soupçons.

N’est-ce pas ?…

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