Commenter Pour 3 francs Suissous - 12/08/09

L’histoire de la télé à -90% sur le site des 3 Suisses oui mais en fait non m’aura appris plusieurs choses :

  1. les 3 Suisses existent toujours. Pour moi, les 3 Suisses c’est avant tout le souvenir d’une enfance vestimentairement douloureuse, où il convenait d’attendre fébrilement l’arrivée à la maison d’une super réduction « -40% sur toute votre commande entre les pages tant et tant du catalogue » avant de pouvoir acheter un nouveau T-shirt ou une paire de baskets, alors que les copains se pavanaient avec leurs super Reebok Pump achetées chez Inter Sports ou Sports 2000.
  2. Il y a des gens qui fréquentent le site web des 3 Suisses ! Et ça c’est encore plus fort que l’existence des 3 Suisses en elle-même. Et en plus, ces gens vont consulter les pages « Image et son » du site, là c’est le pompon.
  3. La fameuse Sarah Cohen, qui répond au Post et à TF1 dès le dimanche, puis qui n’existe plus vraiment, avant de ne plus exister du tout, moi je dis que c’est louche. Je suis sûr qu’elle existe et qu’elle est actuellement détenue dans une cave des 3 Suisses. Les responsables de la marque sont sans doute en train de la torturer pour lui faire payer sa lamentable erreur de communication du dimanche matin.
  4. Pour une marque qui vit essentiellement des rabais offerts aux clients tout au long de l’année, les 3 Suisses sont vraiment des chiens. Ils auraient pu quand même faire un effort et offrir une belle réduc ou un chèque cadeau aux clients qu’ils ont plus ou moins involontairement trompés. Eh bien, non, rien, que dalle ! Le message renvoyé vers le client est des plus professionnels et clairs : « non seulement nous sommes des buses, mais en plus on vous pisse à la raie ».

Et moi je dis, des buses qui te pissent au cul, je me méfierais plutôt deux fois qu’une avant de leur passer une commande…

* je remercie les deux personnes qui auront compris le titre naze de ce billet.

3 Commentaires the Willy syndrom - 8/08/09

Willy DeVille

Hier, Willy DeVille est mort.

Déjà, le matin, au bureau, on avait ironisé sur la mort de John Hughes, annoncée la veille au soir, en faisant des blagues sur Beethoven ou Macaulay Culkin.

Pour Willy DeVille, on s’est d’abord dit « merde, c’est con ». Et puis on s’est posé un instant, et on s’est demandé ce qu’il avait bien pu faire à part une célèbre reprise de « Hey Joe » de Hendrix.

On n’était pas les seuls apparemment. Et c’est sans doute Henry Michel qui résumait en un tweet le mieux la situation :

J’ai fait genre « ah merde, Willy Deville est mort », mais quand on m’a demandé qui c’était, à part le « Hey Joe » mariachi j’étais un peu con.

Au même moment, une copine postait la vidéo dudit « Hey Joe » mariachi sur son profil Facebook. Personne n’avait mieux visiblement.

Du coup, qu’est-ce qui peut bien nous pousser à nous apitoyer, même un court instant, sur la mort de seconds couteaux dont on ne savait finalement rien ou pas grand chose, et à qui on ne s’intéressait jamais le reste du temps ? Alors même que nous demeurons sans sourciller devant les pires faits divers et autre conflits meurtriers.

Et puis, au-delà de tout ça, reste une autre question : pourquoi tous les comédiens, réalisateurs, chanteurs et autres artistes de la planète sont-ils en train de mourir ? Est-ce un autre dommage collatéral du réchauffement climatique ? Comme le disait Pierrot Beerbaum récemment, trop de morts tue la mort.

* crédit photo : alterna2 sur Flickr

1 commentaire MacDo (ne) se soucie (pas) de l’environnement - 2/05/09

J’adore mon métier, je ne le dis pas assez souvent. Il me donne l’immense opportunité de courir au quatre coins du territoire régional sans arrêt, le tout pour une reconnaissance proche du zéro absolu. L’autre jour, j’ai eu l’énorme privilège de pouvoir profiter d’une pause déjeuner de 15 minutes pour visiter le MacDo de Soissons. Bel endroit s’il en est.

Ayant été bien éduqué, je commence par prendre la direction des toilettes afin de me laver les mains et de me vider la vessie (enfin, peut-être pas dans cet ordre). Là, je découvre un urinoir visiblement tout neuf orné d’un magnifique autocollant qui m’explique que Mac Donald’s est préoccupé à mort par le sort de l’environnement et que ces toilettes permettent d’économiser 100 000 litres d’eau par an, soit la consommation annuelle d’une famille de 4 personnes.

Fort mentalement, je ne me laisse pas distraire (même si je sens bien mon cerveau être tenté d’imaginer une famille 4 personnes puisant 100 000 litres d’eau d »un urinoir) et m’approche afin de mener à bien la mission pour laquelle je suis venu là. Je m’avance, et là j’ai la surprise de découvrir que l’autocollant se rétroéclaire pendant toute la durée de mon action.

Je dois sans doute avoir les idées mal placées, mais je n’ai pu m’empêcher de me demander quel était l’impact environnemental du néon qui s’allume, qui sait combien de centaines de fois par jour, chaque fois qu’un gars vient pisser… Et c’est vrai que d’un coup, la préoccupation pour l’environnement (et non le besoin de faire de la com sur un sujet tendance) du clown Ronald apparaissait bien plus clairement grâce à l’effet néon…

1 commentaire Facebook m’a tuer - 7/04/09

Un ami italien à moi a l’habitude de s’interroger sur la disparition progressive des commentaires laissés sur son blog ou des billets postés sur les blogs des autres. Il se demande si tout cela n’est pas dû au fait que tout le monde passe trop de temps sur Facebook.

La réponse est oui et non. Ce n’est pas que tout le monde est tellement occupé à écrire et publier des conneries sur Facebook qu’il n’a plus de temps à consacrer aux blogs. Les blogs sont morts, qu’on se le dise. La principale raison du succès des blogs ces dernières années, c’est le phénomène de mode. Il fallait avoir un blog. La mode est aujourd’hui à Facebook. Les gens se sont rendus compte que c’était long, fastidieux, et pas si fun que ça d’écrire pour le web dans le vain espoir que ça intéresse quelqu’un. Ils sont contents de pouvoir enterrer leurs carnets web. Ils ne reviendront pas en arrière. C’est tellement plus simple d’écrire des conneries sur son profil et celui des autres. Plus besoin d’activer son cerveau plus de 2 secondes (plus besoin de l’activer du tout pour certains).

Ça en est tel qu’on a l’impression que Facebook réinvente le web en son sein pour satisfaire la fénéantise de ses utilisateurs. On ne va plus sur les forums de discussion des sites mais dans les groupes Facebook. On souhaite les anniversaires sur les murs Facebook. On envoie des e-mails via Facebook plutôt que via son webmail. J’en connais même qui posent des questions à caractère professionnel et hautement important dans les commentaires de statut Facebook.

Et attendez que les gens découvrent Twitter (c’est pour cette année ça coco). 140 caractères pas plus, le tout pour trouver toutes les manières de dire qu’ils sont partis pisser, ça ouvre encore trop de possibilités…

En tout cas longue vie aux blogueurs qui résistent !

1 commentaire Today - 28/03/09

La vie est surprenante parfois. Elle nous réserve son lot de surprises, parfois mauvaises, parfois bonnes, parfois une suite de bonnes et de mauvaises. Elle met sur notre route des gens, des évènements inattendus, des choses auxquelles on n’était pas forcément préparé, des choses qui appellent de notre part action et réaction. (C’est sans doute beau comme un opening de Grey’s Anatomy ce que je viens d’écrire…)

Quand on est comme moi et qu’on travaille un peu trop du chapeau, on a souvent l’occasion de consacrer de longues réflexions (la plupart du temps stériles) au sens de la vie, au sens de sa propre vie. Face aux évènements imprévus, aux rencontres, nous avons tous notre façon de réagir, fuite en avant ou recherche d’un refuge sécurisant. Devrais-je accepter ce job ? Ai-je un avenir ici ? Où serai-je dans 5 ans ? Ai-je la vie dont je rêvais ? Aurai-je un jour celle dont je rêve encore ? Ai-je le moindre avenir avec cette personne ? Est-ce que ça vaut la peine d’essayer quand même ? Est-il possible de vraiment faire durer une relation ? Etc, etc. Autant de questions qu’on se pose (presque) tous un jour.

La vérité, peu de gens arrivent à l’accepter. Selon moi, cette vérité c’est qu’il n’existe aucune réponse quelle qu’elle soit à toutes ces questions. Il y a juste des décisions à prendre, et il faut ensuite espérer que tout aille pour le mieux, et bosser un peu / beaucoup pour aider à faire que ce soit le cas.

Il y a quelques mois de ça, j’ai compris que le plus important, c’est de se consacrer au jour présent et de prendre les choses comme elles viennent. Je ne parle pas d’un bête et stupide carpe diem. On ne peut pas toujours vivre au jour le jour et il faut penser un peu à construire, mais la préoccupation principale de tout un chacun devrait toujours être avant tout de faire que chaque jour soit un jour dont on puisse être satisfait. Où serai-je dans 5 ans ? Mort peut-être. Qui sait ? Tout se résume dans ces paroles simples de David Byrne : « Everything that happens will happen today, and nothing has changed, but nothing’s the same, and every tomorrow could be yesterday ,and everything that happens will happen today« .

Alors oui, a priori ça vaut la peine d’essayer. On verra bien demain si on avait tort, il sera toujours temps de prendre une nouvelle décision.

Commenter Dirigeants du monde libre… - 13/11/08

En écoutant Leaders of the Free World du groupe Elbow, j’ai eu une petite pensée pour tous les obamaniaques, les présidents du conseil italien, les présidents de l’Union européenne ou des Etats-Unis. Allez savoir pourquoi…

But the leaders of the free world
Are just little boys throwing stones
And it’s easy to ignore
Till they’re knocking on the door of your homes
Passing the gun from father to feckless son
We’re climbing a landslide where only the good die young

Commenter Résultat des élections municipales : sanction ou pas ? - 10/03/08

Ça me fait mal de l’admettre, mais je suis d’accord avec les hommes politiques de droite qui affirment ce soir qu’il n’y a pas eu de vague rose et que la gauche prend ses rêves pour des réalité quand elle parle de vote sanction contre la politique de Nicolas Sarkozy.

Les gens ont peut-être du mal à s’y retrouver dans les répartitions des compétences entre les différents échelons locaux et le national, mais ils se rendent assez facilement compte de la manière dont vit leur commune, et lorsque viennent les élections municipales, c’est bien de cette vie locale qu’ils se soucient. Certes, là où les situations sont indécises pour x raisons, la mauvaise image d’un gouvernement et d’un parti politique influence les débats et peut coûter cher à ceux qui sont du même camp.

La légère poussée à gauche de ce soir correspond sans doute à ce phénomène : les candidats de droite qui avaient du mal à convaincre n’ont pas dus être beaucoup aidés par l’ambiance qui règne dans ce pays actuellement.

Par contre, il faut savoir ouvrir les yeux et ne pas nier les beaux scores de certains ministres du gouvernement Fillon.

Ce que je note en tout cas, c’est que la droite comme la gauche, font quoi qu’elles en disent de cette élection une élection aux enjeux nationaux. Ce soir, la droite est bien trop contente de sa bonne tenue ou résistance, au contraire de la claque annoncée, qu’on l’a clairement entendue, à l’image de Valérie Pécresse, se targuer de la politique menée par Nicolas Sarkozy. Elle ne vaut donc pas mieux que la gauche.

Et ce sont les électeurs, et eux seuls, qui ont su ramener cette élection à son vrai niveau et à sa vraie signification

1 commentaire Résultat des élections municipales : petite remarque au passage - 9/03/08

Je regarde la soirée électorale des municipales à la télévision. Sur France 2, Valérie Pécresse nous explique que ces élections municipales sont des élections locales qu’il ne faut pas politiser, que l’important est bien purement le local. Elle enchaîne en défendant la politique du Gouvernement, le chômage en baisse, tous les gens qu’elle rencontre qui la remercient pour son courage dans la réformes des universités qui était nécessaire.

Ne vient-elle pas de dire que l’important est le local ?… Je doute un instant, puis elle le réaffirme à nouveau : il ne faut pas politiser ces élections ! Puis elle nous dit qu’il faudra regarder les résultats de chacun des ministres du gouvernement candidats dans ces élections, et que s’ils font de bons scores et sont réélus, c’est bien que leur action au sein du gouvernement Fillon est validée par les électeurs…

Suis-je le seul à voir dans ce discours une toute petite contradiction ?…

1 commentaire Lecture du 22 octobre - 21/10/07

Le ministre de l’Education Xavier Darcos a appelé dimanche à mettre fin à la « querelle » autour de la lecture de la lettre de Guy Môquet à tous les lycéens prévue lundi, qui n’est selon lui qu’ »un moment pédagogique ».

« Il faut arrêter cette querelle. C’est un moment pédagogique », a plaidé le ministre sur France 5, récusant toute instrumentalisation de l’Histoire à des fins politiques.

20 minutesLecture de la lettre de Guy Môquet: Darcos appelle à stopper la « querelle »

On a beaucoup parlé de cette lecture de demain. Le ministre évoque un moment pédagogique. Reste seulement à savoir exactement de quelle pédagogie on parle… Il s’agirait d’apprendre aux lycéens qu’avoir 17 ans et être sur le point de mourir c’est émouvant ?…

5 Commentaires Ma voisine - 17/10/07

Ma voisine est un être étrange. Arrivée cet été dans le petit studio aménagé sous les combles au-dessus de mon appartement, elle est venue se présenter et puis je ne l’ai plus jamais revue. Je ne suis pas inquiet, je sais qu’elle est là, je sais qu’elle est toujours vivante car elle s’applique à laisser toute sorte de traces de sa présence.

Elle a commencé dès les premiers jours avec une drôle d’habitude : laisser la porte de l’immeuble ouverte en quittant les lieux. Je cherche encore l’intérêt d’une telle pratique. Quand je dis ouverte, ce n’est pas entrouverte, c’est un vrai appel d’air sur la rue. Comme l’interphone ne marche pas dans l’immeuble, j’avais un temps pensé à la paresse de redescendre ouvrir à ses amis, avant de réaliser que la porte restait ouverte après son départ. Après tout c’est elle qui a raison. C’est tellement convenu de fermer une porte derrière soi, il faut savoir innover, aller contre la pensée unique. Les propriétaires ont en tout cas beaucoup apprécié cette bouffée d’air frais soufflant sur les pratiques locatives traditionnelles.

Cherchant manifestement à se renouveler sans cesse, ma voisine a ensuite décidé du jour au lendemain de se mettre à sortir les poubelles le mauvais jour. Ce qui m’a donné une occupation (rentrer les poubelles) à mon retour du travail ou à mon départ le matin. Elle s’est aussi mise à écouter la radio très fort du lever au coucher, sans interruption, juste ce qu’il faut pour faire du gros son qui résonne chez moi tout en n’étant pas assez fort pour justifier que je m’adonne à la pratique sportive du montage d’étage avec réprimandage de vieux con.

Et puis dernièrement, comble de l’innovation voisinagesque, elle a décidé de se trouver un mec. A deux, on peut expérimenter plein de nouvelles pratiques. Ami lecteur, je te vois venir avec ton esprit mal placé, sauf que tu dois comprendre que ma voisine ne fait vraiment rien comme tout le monde. Et son homme non plus. Car qui se ressemble s’assemble, c’est bien connu. Et plutôt que de s’assembler au moment d’aller se coucher, ou encore de s’assembler toute la nuit, ils ont décidé que eux, ils allaient se coucher, ils dormaient, et qu’à 2h15 ou 4h30, au choix ça dépend du week end (ah oui il n’est là que le week end) ils s’assemblaient. Et puis moi, le gars sympa, qui aurait pu aller jusqu’à supporter des bruits de ressorts à la Delicatessen, j’ai vraiment eu du bol : ils m’ont encore une fois surpris avec un lit, probablement en carton, qui se déplace dans la pièce et résonne de ses vonk vonk dans toutes les pièces de mon appart. Heureusement le copain de ma voisine est un rapide. Il assemble très vite puis a besoin de repos. Par contre, toujours dans l’originalité, il ponctue ses fins d’assemblages de cris d’adolescent en phase de mue, passant allègrement du très grave au très aigu.

Vraiment, je ne dirai jamais assez merci à ma voisine pour toutes ces délicates attentions…