Röd, ça veut dire « rouge » en suédois, et c’est le nom du prochain album de Kent qui sortira le 6 novembre prochain.
Pour patienter, un premier single est sur le point de débarquer et est déjà sur Youtube, Töntarna ça s’appelle. Ils virent de plus en plus Depeche Mode les Kent !
Une tournée aura lieu essentiellement en Scandinavie en février-mars 2010, et j’en serai au moins pour une date, si ce n’est deux ! Je suis excité comme une pucelle…
Je me souviens de ce matin d’août où, égaré sur un site fort peu légal, je me risquais à télécharger un fichier dont je me demandais initialement si c’était bien de la musique qu’il contenait. J’attendais alors le soir avant de jeter une oreille un rien distraite à l’album en question et formulais alors l’avis suivant : « ouais, pas mal ».
Heureusement je laisse toujours trois écoutes à un album pour me convaincre. Vint donc la 2ème, puis la 3ème. Mais aussi une 4ème, une 5ème, 6ème, etc, etc. Aujourd’hui je dois bien en être à la 30ème ou à la 40ème écoute (et j’ai au passage acheté ma copie du CD). Et à chaque fois, je me fais cueillir par la beauté d’un subtil arrangement, d’une nuance sonore que je n’avais pas remarquée.
The XX, c’est en effet un mélange assez improbable, une musique qui paraît simple, voire simpliste, deux accords de guitare qui reviennent de morceau en morceau, un vieux clavier de rien du tout, mais en même temps une production et des arrangements millimétrés. Le tout au service de deux voix susurrantes aussi uniques et reconnaissables l’une que l’autre.
Parlons-en de ces voix. Je ne sais plus qui sur Twitter a récemment dit que The XX, il valait mieux ne pas voir à quoi ils ressemblaient… C’est vrai qu’ils ne sont pas très beaux Romy et Oliver du haut de leurs 20 ans. Mais c’est aussi bon de se rappeler qu’il n’y a pas besoin d’avoir un physique attrayant pour faire la musique la plus envoûtante du monde, la plus sensuelle, voire parfois la plus sexuelle.
Pour ma part, je ferai le déplacement à Milan le 18 octobre prochain pour les écouter en live à la casa 139. Et comme j’ai conscience d’écrire sur eux après tout le monde, quand tout a déjà été dit, toutes les louanges tressées, en attendant, je vais continuer de laisser The XX hanter mes nuits et vampiriser mon iPod…
EDIT du 30 septembre 2009 : je n’avais pas encore vu les vidéos acoustiques sur le site Fluctuat.net, tout simplement génial !
Morceau découvert ce matin, coup de foudre immédiat !
I’ll walk this long road
‘Till I find my way home
To somewhere familiar
To lay down my bones
The trouble is, nothing looks the same
The trouble is, I don’t think it ever will
Oh, have you come for me?
Oh, have you come for me?
Pull me out of the ocean
Take me up in your arms again
Just the way with the love you send
Such a strange education
Leads me into your arms again
Cast away, lost again
Stars in the dark sky
Pull my mind outside
But this conversation
Wants to bleed me dry
The trouble is, I don’t know what to say
The trouble is, I don’t think I ever will
Oh, have you come for me?
Oh, have you come for me?
…
Je me souviens parfaitement du moment où j’ai pris cette photo durant mes congés cet été :
C’était au château du Haut-Koenigsbourg en Alsace. Je me suis penché par dessus un rebord de fenêtre pour faire cette photo, et j’ai immédiatement ressenti l’appel du vide, comme une sorte d’obligation physique de me jeter sur les pierres en contrebas, ou plutôt de me laisser happer, un accès de vertige quoi. Certains appelleront ça une pulsion suicidaire.
Je me souviens aussi avoir immédiatement pensé que c’était vraiment dommage de mourir de manière aussi accidentelle et impromptue, avant de me rendre compte que la mort l’était quand même souvent, impromptue. On meurt rarement de manière programmée (sur son grand ordinateur…) Et j’ai trouvé ça très con de partir comme ça. Je me suis alors imaginé que ça serait bien, à l’instant de mourir, de pouvoir écrire une dernière lettre, un dernier message, « pour ceux qui restent » comme on dit.
Mais bizarrement, à cet instant, ce n’était pas à laisser un mot à ceux que j’aime que je pensais, mais bien à régler mes derniers comptes avec tous ceux qui m’ont fait du mal, histoire de bien leur dire une dernière fois que, même devant la mort, je ne pardonnais pas les souffrances et les trahisons…
Puis j’ai continué ma visite, obsédé par cette chanson de Sparklehorse et Danger Mouse (produite par David Lynch et avec Wayne Coyne des Flaming Lips au chant) intitulée « Revenge » :
‘Cause you can’t hide what you intend
It glows in the dark
Once you’ve sought
The path of revenge
There’s no way to stop
And the more I try to hurt you
The more it hurts me
En ce vendredi, je vous conseille la découverte du clip très WTF du groupe Omaha Bitch, clip que j’ai pour ma part découvert durant le festival Rock en Seine 2009.
J’y étais, j’ai filmé (je sais c’est pas bien), j’ai pris des risques pour ça (c’est surtout mon Canon G10 qui a pris des risques), mais ça en valait la peine ! Ce groupe et les mecs qui le composent sont tout simplement des légendes vivantes du rock.
Mes amis le savent, je fais souvent des compilations ou mixtapes de ce que j’écoute, parce que je suis du genre à partager, eh ouais ! Aujourd’hui j’ai décidé de faire un truc de fou : partager ma compilation de rentrée avec toi, cher lecteur de ce blog. Donc voilà ce qui t’attend :
White Rabbits – Percussion Gun
Sondre Lerche – Good Luck
Regina Spektor – Eet
Grizzly Bear – While You Wait For The Others
The XX – Heart Skipped A Beat
Bill Callahan – The Wind And The Dove
Noah and the Whale – Stranger
Puressence – Sharpen Up The Knives
Girl in a Coma – Their Cell
God Help The Girl – Perfection As A Hipster (with Neil Hannon)
Ami lecteur, aujourd’hui je vais te parler d’un artiste que j’adore : Konstantin Gropper, dont le groupe actuel se nomme Get Well Soon.
Je ne me souviens plus comment j’ai découvert Get Well Soon. Au détour d’une compilation trouvée sur le net je crois. I Sold My Hands For Food So Please Feed Me c’était (J’ai vendu mes mains pour avoir à manger donc s’il te plaît nourris-moi) Je suis tout de suite resté fasciné par ce son, et surtout cette voix, qui rappelle régulièrement celle de Johnny Cash. Par une forme d’humour et d’ironie dans les textes aussi.
Get Well Soon, c’est un incroyable mélange de rock, de folk, d’électro, de cabaret, de classique, avec une dose de baroque pour lier le tout.
Rapidement, l’album (Rest Your Head You Will Get Well Soon) s’est imposé comme mon disque préféré de 2008.
Alors début 2009, quand j’ai vu que Get Well Soon faisait une mini-tournée en France, et qu’ils passaient par « chez mes parents » un week end, à Reims, j’ai foncé prendre ma place. Mais j’avais un peu peur aussi. Peur que toute cette folie créatrice ne s’exprime pas en live, qu’on retombe dans un concert un peu banal.
Heureusement ce ne fut pas le cas. Sur scène, Get Well Soon y entre de manière un peu théâtrale, scénarisée, au son de petits oiseaux qui sifflent dans une forêt imaginaire. Et puis vient une version de You / Aurora / You / Seaside digne de Calexico, en plus rock. Plus rock justement, c’est la surprise de Get Well Soon sur scène. La plupart des morceaux sont réorchestrés, retaillés pour le live, et certains sont envoyés à la face du spectateur avec une énergie et une force dignes de Mogwai (vus d’ailleurs au même endroit quelques semaines plus tôt). Certains morceaux, avec leurs longues plages instrumentales, sont en effet dans le plus pur style post-rock.
Cette énergie rock, on la retrouve sur un EP sorti peu auparavant, Songs Against The Glaciation, à l’occasion du morceau Those Lost At Sea Sing a Song On Christmas Day (toujours aussi courts les titres de Konstantin !) ou encore Dear Tempest-Tossed! Dear Weakened!
Du coup, c’était tellement bon que je suis retourné quelques jours plus tard les voir à Lille (bon, faut avouer, aussi pour le groupe qui assurait les premières parties, Dear Reader, lui aussi excellent dans son genre, au point de déclencher un rappel à Reims), en convaincant 2 amis de se joindre à moi pour l’occasion. Une nouvelle fois, Get Well Soon démontraient une incroyable maîtrise scénique. Plus à l’aise aussi, mais toujours un peu timide, Konstantin Gropper se risquait même à quelques blagues en français. Le concert s’achevait par le retour sur scène des membres de Dear Reader (j’oubliais de préciser de dire que le guitariste et la violoniste de Get Well Soon accompagnaient Dear Reader sur toutes les premières parties, cool !) pour une reprise tous ensemble de Flume de Bon Iver. Inattendu et excellent !
Et puis récemment, j’ai découvert par hasard le précédent projet de Konstantin Gropper, un duo avec la chanteuse allemande Maike Rosa Vogel dénommé The Grand Mirage.
Apparemment ce duo a fonctionné de 2005 à 2007 et a publié un EP (It’s a Golden Glittering Light, It’s The Grand Mirage, un nom déjà bien dans le style Gropper, avec le nom groupe dans le nom du disque). La tonalité est un peu plus électronique que Get Well Soon, Konstantin est parfois en retrait sur certain morceaux. Mais globalement c’est déjà très, très bon.
Mon morceau préféré sur cet EP étant What Fighter Wear, sur lequel on découvre déjà la créativité très personnelle de Konstantin Gropper. Bref, y a pas à dire, je suis fan de ce gars-là !
* Et promis, un jour je vais arrêter les titres de billet à la con. (#butnotnow) (ah merde on n’est pas sur Twitter ici)
J’écoute assez rarement du Otis Redding. Et pourtant je trouve ça d’une beauté incroyable à chaque fois.
It’s been a time that i thought
Lord, this couldn’t last very long
Oh now, oh
But somehow i thought i was still able
To try to carry on
It’s been a long, long time comin’
But i know a change is gonna come