A mourir de rire ! Et au-delà de ça, de quoi nous rappeler à quel point le monde dans lequel nous vivons a été bouleversé au cours des 10 ou 15 dernières années par une révolution technologique permanente !
Le long de l’autoroute A26, à proximité de Laon, il existe une plantation d’oignons qui empeste ou parfume - c’est selon les goûts - pendant quelques secondes, quelques centaines de mètres, cette longue coulée d’asphalte et d’ennui.
A l’approche de ladite zone, une vague senteur se répand dans la voiture. Elle se retourne vers moi, me regarde le plus sérieusement du monde et me demande : “t’as fait un rot ?
- Non…
- Ah…”
(L’odeur devient soudain très forte)
“Ah non c’est le champ d’oignons !!!
- Ah ben bravo ! Ca fait plaisir !”
Crise de rire dans la voiture. C’est beau l’amour…
Nos fenêtres donnent sur une rue qui mène du centre ville au quartier des bars et des clubs, d’où régulièrement quelques ivrognes qui passent et nous abreuvent (si je puis dire) de quelques bons mots. A l’instant, un type passe avec un ami et lui dit : “Personne ne me traite de gros con, tu entends ? Personne ! A la rigueur mes parents, et encore…”
L’autre jour, nous étions devant la télévison sans réelle intention de la regarder, comme cela nous arrive parfois. Nous venions de suivre un programme sur Rai Uno, la télé publique italienne, et tardions à éteindre le poste, occupés que nous étions à discuter de tout et de rien.
Soudain commence le programme du soir, un téléfilm italien intitulé « La terza verità » (la troisième vérité). C’est la seconde partie d’une histoire en deux actes. Résumé de l’épisode précédent : dans une petite ville d’Italie, une jeune fille est assasinée. Le meutre porte la signature d’un tueur en série local. Une journaliste débutante, intègre et ambitieuse à la fois enquête et finit par soupçonner un médecin célèbre, reconnu et adoré pour son travail formidable avec les enfants au département pédiatrie de l’hôpital du coin. Peu à peu, les preuves s’accumulent contre le docteur qui est arrêté. Mais cette accumulation de preuves trop évidentes finit par semer le doute dans l’esprit de la police et de la journaliste : le docteur est-il vraiment coupable ou cherche-t-on à lui faire porter le chapeau, lui qui clame son innocence ?…
Nous sommes de prime abord amusés par le jeu des acteurs qui, comme on peut l’imaginer, n’a rien à envier à celui des acteurs des navrantes fictions de TF1 et France 2. L’accumulation de tous les poncifs du genre au cours des 10 premières minutes de ce second épisode finit de nous scotcher devant le programme et nous commençons à nous amuser à anticiper les scènes, les dialogues éculés, ou encore à détourner certaines situations pour les rendre totalement absurdes (des histoires sous la douche en prison etc, je vous laisse imaginer, moi, le spécialiste des histoires sousladouche…)
Ce que nous n’anticipons pas, c’est cette séquence : le docteur se retrouve en cellule avec un groupe de types plus ou moins antipathiques. Parmi eux, l’ancien gardien de but de l’équipe B de la Juventus de Turin qui a tué sa femme dans un accès de rage paranoïaque. Depuis, il ne parle plus et ne sort même pas de cellule au moment de la promenade, il est prostré. Bien entendu, le médecin va réussir à établir le contact avec cet homme et devenir plus ou moins ami avec lui. Bien entendu aussi, l’ensemble des détenus a décidé de faire sa fête à ce médecin bourgeois qui a tué une pauvre adolescente innocente, et notre bon pédiatre est ainsi en danger permanent. Tout à coup c’est l’embuscade pendant la promenade. Le docteur est pris à partie et un couteau est sorti. Notre gardien de but, qui a repris goût à la promenade grâce à son nouvel ami, n’écoute que son courage et se projette au sol comme pour arrêter le penalty de sa vie - images au ralenti incroyables - et prend le coup de couteau dans la cuisse à la place du docteur… Nous pleurons de rire pendant de longues minutes…
Allez, je vous laisse avec quelques images de cette histoire merveilleuse. Même si vous ne comprenez pas l’italien, ça vaut le coup rien que pour le jeu d’acteur…
J’ai découvert Dilbert grâce à un livre de Scott Adams que m’avaient offert par mes beaux-parents. A l’époque, ils trouvaient que ce serait une lecture réconfortante qui me permettrait de constater que le monde du travail n’était pas un non-sens hypocrite que là où je travaillais. Ils avaient bien raison ! Depuis, je suis les aventures de Dilbert chaque matin dans mon agrégateur RSS. Ci-dessous, un exemple de l’humour de cette bande dessinée (traduction en dessous).
Expliquez-moi pourquoi vous facturez moins de temps sur les projets que les autres ingénieurs ?
- J’essaie quelque chose de nouveau. Ca s’appelle l’honnêteté.
- Arrêtez ça tout de suite.
- Ok, brillante suggestion.
Une collègue de mes amies (j’adore cette formule) a une petite fille de bientôt 5 ans. Il y a de cela quelques semaines, en pleine campagne présidentielle, la fillette déclare à sa mère, l’air de rien comme ça das la rue : “Maman, j’adore Nicolas Sarkozy !” Sa mère, un rien surprise par ce militantisme juvénile précoce, demande : “Ah bon ? Pourquoi ?” Et la fillette irradiant de bonheur : “Parce qu’il a plein de drapeaux d’la France !!”
Mise immédiatement au courant de l’anecdote, et ainsi de la très forte côte de popularité de notre nouveau Président auprès des enfants, la société Joué Club a bossé d’arrache-pied tout l’été pour adapter son catalogue de noël 2007.
On admirera ainsi la magnifique voiture de police accompagnée de son radar dernier cri, pour faire comme le Président :
Mais surtout ce magnifique ensemble de prêt-à-porter homologué par l’Elysée. Attention ! Flashball et taser non inclus !
J’adore ma femme (nous ne sommes pas mariés mais en Picardie, même si on a 14 ans, on dit “mon homme” et “ma femme” pour parler de son ou sa copin(e)). L’autre soir, en allumant la télé pour mettre une vidéo, nous tombons sur une émission de TF1 intitulée “les 30 histoires les plus mystérieuses” ou un truc dans le genre. Elle arrête ma main sur la télécommande. “On regarde ? Je suis curieuse !” De toute façon, on voulait juste suivre un truc en dînant, avant de vaquer à nos occupations respectives. On reste sur l’émission. “Je suis folle, je devrais pas regarder, je suis sûre que je vais faire des cauchemars !”
Moi c’est TF1 et la réalisation de l’émission qui me donnent des cauchemars éveillé. Je vois réapparaître sous mes yeux le fantôme d’Alexandre Baloud et de l’émission “Mystères” qui passait quand j’étais ado. Qui s’en souvient ? Suis-je le seul à être resté traumatisé par ces effets spéciaux top classe et la pomme qui vole au milieu du salon ?
On regarde quelques sujets : la zone 51, l’homme le plus malchanceux du monde, le fantôme de l’ancien hôpital psychiatrique… Et aussi cette histoire de dame blanche, cette femme qui apparaîtrait au bord d’une route en faisant du stop, ou même directement à l’arrière de la voiture, avant de hurler à l’approche d’un virage dangereux et de disparaître.
Le lendemain, au réveil, elle me regarde et me dit : “j’ai fait un cauchemar horrible au sujet d’une dame blanche. Je conduisais en voiture quand une énorme glace à la vanille est apparue à l’arrière du véhicule !” Puis elle éclate de rire.