Commenter Jeudi confession : pourquoi j’ai recommencé à bloguer - 9/12/10

A la manière de Twitter, le jeudi c’est confession.

Donc la raison pour laquelle j’ai recommencé à bloguer (tout est relatif…) c’est pour devenir un jour « blogueur de la semaine » du Courrier Picard, comme Pierrot Beerbaum.

Et après, à moi les billets sponso à 5€ pour les commerçants picards…

Commenter Une journée dans la vie d’un (re) blogueur - 28/11/10

Profitant d’un arrêt de travail inattendu cette semaine, je me suis dit que c’était l’occasion de faire une chose qui me trottait dans la tête depuis un petit moment : me remettre à écrire sur ce blog. Mais attention, cette fois plus question de se prendre la tête avec la technique, de réaliser soi-même un template à base de moult feuilles css, d’adapter des plugins aux besoin de la maison etc. non, non, cette fois j’écris et puis c’est tout. Je me contenterai juste de mettre à jour WordPress régulièrement.

Tiens, puisqu’on en parle : après une hésitation sur le mot de passe, me voilà dans l’interface d’administration où je constate que mon éditeur de blog (favori n’est plus du tout à jour, mais alors plus du tout. Pas de souci, la mise à jour de WordPress, c’est simple comme un bouton « mettre à jour », bouton qu’on trouve justement dans l’interface.

Je clique donc sur « mettre à jour ». Ah merde… Pour mettre à jour WordPress sur sa version 3 et au-delà, il faut une base de données en mysql 4. »je sais plus combien » alors que la mienne est en mysql 4.0. »je sais plus combien ».

Qu’à cela ne tienne, je peux bien gérer ça. Je vais donc chez mon hébergeur (OVH) pour chercher comment faire. Comme ça fait longtemps que je me suis pas connecté à mon « manager » OVH, je galère sur le mot de passe, puis on me demande de mettre à jour mes coordonnées personnelles (ça tombe bien j’ai déménagé), puis il faut se galérer dans l’arborescence des rubriques, avant de réaliser qu’il n’y a aucune info sur la mise à jour de bases de données mysql.

Direction les guides d’aide sur les wikis d’OVH. Ouf, la procédure est hyper simple :

  1. on sauvegarde sa base de données (puis on attend 15 minutes le mail de confirmation de sauvegarde avec le lien pour télécharger la sauvegarde)
  2. On se connecte au logiciel phpmyadmin pour vider la base (à condition de se souvenir du mot de passe spécifique)
  3. On supprime la base (puis on attend 15 minutes le mail de confirmation)
  4. On restaure la base (qui au passage est recréée en mysql 5)
  5. On importe la sauvegarde précédemment effectuée dans phpmyadmin

Qu’à cela ne tienne, je me lance ! Je sauvegarde (puis j’attends), je vide la base, je supprime la base (puis j’attends), je… Wait a minute. Je voudrais bien restaurer la base, mais tout ce qu’on me propose à présent c’est « créer une nouvelle base ». Bon, ça doit être pareil. Je crée la nouvelle base (et on me demande d’attendre 15 minutes ; j’attends). J’importe ma sauvegarde… Et là : « Erreur de syntaxe » !

Alors maintenant, c’est le moment où l’auteur de ce blog se rend compte que ce post traîne en longueur, qu’il est fatigué, qu’il a réussi à s’ennuyer lui-même et qu’il a perdu au moins 1 de ses 2 lecteurs…

Bref, j’ajouterais juste qu’après avoir passé un moment à chercher comment restaurer ma base de données, j’ai réussi à installer WordPress 3, mais que j’ai dû aussi me résoudre à commencer à bidouiller les css, et que pas mal de pages de ce blog ne s’affichent pas encore correctement.

Y a des jours où je comprends qu’on puisse se résoudre à avoir un blog chez Overblog ou Blogger…

En tout cas, pendant les travaux – que je limiterai au strict minimum – l’important est que le blog reste ouvert, et que j’ai recommencé à y écrire (sur un rythme hebdomadaire, voire bihebdomadaire si j’ai du courage et de l’inspiration…)

6 Commentaires Following (une histoire sans Twitter dedans) - 1/10/09

J’ai la chance de vivre à 10 minutes à pieds du lieu où je travaille. Depuis maintenant 6 ans, j’emprunte tous les matins les mêmes rues pour m’y rendre. Toujours à peu près aux mêmes heures.

Au bout d’un certain temps, on finit par repérer des gens que l’on croise tous les jours. Parmi eux, il y en a que je croise depuis le tout début. Il y a par exemple cette vieille femme un peu agitée qui parle seule et à voix haute, tout le temps, et dont je n’ai jamais compris si c’était un toc ou si elle était vraiment folle. Il y a cet homme qui paraît avoir 50 ans, mais qui n’en a peut-être que 40, rapport à ses cheveux blancs qui le vieillissent, plutôt bel homme, un peu efféminé, toujours en petite chemise cintrée, blouson sportif, sac à dos porté en bandoulière, la démarche toujours pressée. Il y a cet homme qui doit approcher de la retraite, crane chauve, petite moustache, et qui porte toujours sa capuche sur la tête de novembre à avril, qu’il pleuve ou non. Ou encore cet homme dont je sais qu’il travaille à la préfecture, et qui me salue régulièrement avec dans le regard cette interrogation : « mais d’où est-ce que je connais cet homme ?!! » et qui ne comprend pas qu’il ne fait que me croiser depuis des années.

Et puis il y a ceux qu’on cesse un jour de croiser : cette fille très belle mais très fausse, ses séances d’UV, sa permanente impeccable et son parfum à la violette dont elle se couvrait beaucoup trop. Ou bien cette autre fille, très mignonne sans être d’une beauté fatale, toujours pendue à son téléphone, ou parfois au bras de son compagnon. Ceux-là, que sont-ils devenus ? Ont-ils déménagé ? Ont-ils changé ou perdu leur job ? Ou bien ont-ils juste cessé de faire ce trajet aux même heures que moi ?

Et tous autant qu’ils sont, que font-ils exactement de leurs journées, de leurs vies ? Pourquoi font-ils ce trajet en sens inverse du mien ?…

Je me rappelle cette fois où, ayant dû prendre ma voiture en prévision d’un déplacement à faire plus tard dans la journée, je m’étais garé devant cet immeuble d’où j’avais vu sortir la fille mignonne au portable. Cette découverte avait été pour moi comme celle d’un trésor inestimable, ou l’accès à un niveau de connaissance supérieur, une illumination.

Plusieurs fois, avant ou après cette découverte, j’ai été tenté de mettre un terme à ma marche quotidienne, pour mieux faire demi-tour et suivre une à une, au fil des jours, chacune de ces personnes dans le but de découvrir leurs secrets, savoir où ils travaillaient, qui ils allaient voir ou encore où ils vivaient.

Mais chaque fois me revenait en tête le premier film de Christopher Nolan, Following, moyen métrage en noir et blanc, génial et bordélique (très longtemps avant les Batman, films dans lesquels ont voit d’ailleurs furtivement apparaître les acteurs de Following), où un écrivain en mal d’inspiration se met à suivre au hasard des gens dans la rue, jusqu’à ce qu’il se mette à suivre la personne à ne pas suivre…

Et de ce fait, jusqu’à aujourd’hui, je n’ai finalement jamais dévié de ma routine matinale…

4 Commentaires Tu pues le chat - 26/09/09

J’habite dans un vieil appartement qui est en réalité une maison réorganisée en : une crèche au rez-de-chaussée, mon appart au 1er étage, et un petit appart d’étudiant aménagé dans l’ancien grenier. Il y a quelques mois de ça, suite à des problèmes d’inondations à la cave et d’odeurs de moisi persistantes, la voisine du dessus et moi-même décidons de garder les fenêtres de la cage d’escalier ouvertes jour et nuit pour aérer au maximum l’endroit.

Un dimanche en fin de journée, j’ouvre la porte de mon appartement pour sortir mes poubelles, et suis alors agressé par une toute autre odeur que celle de moisissure, une puanteur ammoniaquée. Bref, ça empeste la pisse de chat ! Je devine alors qu’un chat a dû entrer par une fenêtre et pisser partout dans la cage d’escalier. Ce que je ne devine pas à cet instant, c’est que l’animal est toujours là. C’est une fois arrivé au demi-étage qui me sépare du hall d’entrée, mes poubelles à la main, que je le vois, appuyé contre le mur, me regardant fixement, sans broncher. C’est un horrible, gros et vieux matou. Vu son âge, je me dis qu’il a dû descendre jeter un œil au couloir et être incapable de remonter d’où il était venu. Je décide de m’approcher tout doucement pour ne pas lui faire peur, mon idée étant de lui ouvrir la porte donnant sur la rue pour qu’il puisse s’échapper.

A peine ai-je fini de descendre les marches que ce con pique un sprint en direction de la porte et s’explose littéralement dessus, un peu comme dans un cartoon ! Encore aujourd’hui, je me demande comment cet abruti a pu imaginer réussir à passer au travers… Toujours est-il que je tente tout de même de m’approcher, tout en lui parlant doucement et en lui disant qu’il n’a rien à craindre, comme si ce con pouvait comprendre. Je réussis à atteindre sa hauteur et la poignée de la porte sans qu’il bouge, un exploit ! Mais cet imbécile repart tout à coup à toute blinde en sens inverse et monte les escaliers jusqu’au palier intermédiaire. Là, il essaie d’atteindre la fenêtre d’un bond, mais est effectivement trop court d’à peine 2 ou 3 cm.

Il se retourne, s’immobilise et me regarde à nouveau fixement. Cette fois c’est moi qui prends peur, car je réalise qu’un demi-étage au-dessus du chat, la porte de mon appart est restée entrouverte, et j’ai vraiment envie de tout sauf de faire la course au vieux matou à travers les pièces de la maison. J’ouvre la porte d’entrée de l’immeuble dans l’espoir de le voir dévaler les marches pour retrouver l’air libre. Mais ce poltron a trop peur de moi, ne bouge pas d’un poil et continue à me fixer. Le problème venant manifestement de ma présence, je fais le choix de sortir dans la rue et de prendre quelques mètres de distance pour lui laisser le champ libre. Je reste là comme un con pendant peut-être une minute, espérant le voir débouler et prendre la fuite d’une seconde à l’autre. Rien… Je me rapproche pour jeter un œil, l’animal n’est plus là !!

Mon sang ne fait qu’un tour et je me dis que la bête est entrée chez moi ! Je remonte chez moi en trombe et entreprend de retrouver ce putain de bestiau de mes deux. Mon appartement fait 60m² et offre finalement assez peu de cachettes potentielles, ça ne devrait pas être bien long pour le débusquer. Sauf que… Au bout de 20 minutes à tourner en rond de pièce en pièce, je dois me rendre à l’évidence : pas la moindre trace du chat. Pourtant j’ai regardé partout, fait beaucoup de bruit, donné des coups dans les murs pour lui faire peur. J’ai même mis en route l’aspirateur (tous les chats que j’ai eus das ma vie en avaient une peur panique), rien !

Je commence donc à me poser des questions. Et si dans un dernier effort, aidé par la peur, il avait réussi à accrocher le rebord de la fenêtre du couloir et à sortir ? Ou bien alors, peut-être est-il planqué sur le pallier du 2ème, devant la porte de la voisine (absente soit dit en passant, faut bien entendu que ça tombe sur moi cette histoire) ? Je monte donc à l’étage supérieur, mais pas de chat là non plus. Logiquement, il est donc vraiment ressorti par la fenêtre.

Je rentre chez moi. Dans un dernier doute, pour être vraiment sûr, je laisse la porte de mon appart entrouverte, et je pousse jusqu’à faire une assiette avec du thon et des crevettes que je mets sur mon paillasson. A minuit, au moment d’aller me coucher, l’assiette est intacte. Le chat est donc bien parti. Malgré tout, je ne suis pas tranquille, toute cette histoire m’a un peu stressé, et la nuit je vais mal dormir. Je vais rêver du chat. Je vais même me réveiller en sursaut en croyant entendre du bruit dans la chambre.

Le lendemain au bureau, je raconte l’histoire aux collègues. On en rigole. Et puis je rentre chez moi. J’ouvre la porte, et là je suis accueilli par la même horrible odeur que la veille dans le couloir. Une seule conclusion s’impose : ce putain de chat est toujours là !! Cette fois je suis prêt à retourner tout l’appart mais je vais le trouver cet enfoiré ! L’odeur de pisse vient exclusivement de ma chambre. En toute logique il devrait être là-dedans. Je tourne et retourne les lieux mais ne trouve rien. Je suis à bouts de nerfs. Je vais craquer. J’essaie de me poser, de prendre le temps de respirer. Concentrons-nous. Concentrons-nous sur l’odeur. Elle vient plus fortement du coin où se trouve mon bureau que d’ailleurs. Je regarde sous le bureau mais ne vois rien. Je me mets quand même à 4 pattes pour mieux voir…

Et là stupeur ! Dans un recoin, derrière la planche de bois qui forme l’arrière du bureau, au-dessus d’un carton, je vois une patte, et un œil qui me fixe. Cette vision a quelque chose d’effrayant, je mets au moins 2 ou 3 secondes à m’en remettre. L’animal, lui, n’a pas esquissé le moindre mouvement, il est comme empaillé et ne semble pas vouloir bouger. Cette fois, je prends le temps de réfléchir et de m’organiser. Je m’en vais m’armer d’un balai, ferme toutes les portes de toutes les pièces de l’appartement à l’exception de la porte d’entrée, et je descends ouvrir la porte de l’immeuble. A mon retour dans l’appartement, le chat est toujours là où je l’ai laissé. Je me mets de nouveau à 4 pattes, aussi loin que possible du bureau. J’attrape le balai par le bas du manche, et je commence à allonger le bras. Il me faudra donner 3 ou 4 coups au chat pour que celui-ci bouge, se déplie péniblement, presque lentement, pour sortir de sa planque avant d’accélérer et de disparaître à jamais dans le couloir de l’immeuble.

Ensuite, il me faudra encore sortir le carton sur lequel était perché le chat, constater que celui-ci était complètement imbibé de pisse et me résoudre à le jeter avec tout son contenu : mes décorations de noël, patiemment achetées année après année. Pendant une semaine entière, je vais passer mon temps à nettoyer le plancher de la chambre, au moins 3 ou 4 fois par soir, et dormir dans mon canapé faute de réussir à faire disparaître l’odeur de la chambre.

Encore aujourd’hui, en fonction du temps et de la température, ça sent un peu l’urine de chat à proximité de mon bureau. Dans ces moments-là, je me dis que finalement j’ai eu de a chance, et que si ce vieux chat n’avait pas été tétanisé par la peur, il aurait peut-être saccagé l’appartement et pissé partout. En tout cas, même pour descendre les poubelles au rez-de-chaussée, je referme désormais toujours la porte derrière moi…

2 Commentaires Donjons et pardons - 8/09/09

Je me souviens parfaitement du moment où j’ai pris cette photo durant mes congés cet été :

château du Haut-Koenigsbourg

C’était au château du Haut-Koenigsbourg en Alsace. Je me suis penché par dessus un rebord de fenêtre pour faire cette photo, et j’ai immédiatement ressenti l’appel du vide, comme une sorte d’obligation physique de me jeter sur les pierres en contrebas, ou plutôt de me laisser happer, un accès de vertige quoi. Certains appelleront ça une pulsion suicidaire.

Je me souviens aussi avoir immédiatement pensé que c’était vraiment dommage de mourir de manière aussi accidentelle et impromptue, avant de me rendre compte que la mort l’était quand même souvent, impromptue. On meurt rarement de manière programmée (sur son grand ordinateur…) Et j’ai trouvé ça très con de partir comme ça. Je me suis alors imaginé que ça serait bien, à l’instant de mourir, de pouvoir écrire une dernière lettre, un dernier message, « pour ceux qui restent » comme on dit.

Mais bizarrement, à cet instant, ce n’était pas à laisser un mot à ceux que j’aime que je pensais, mais bien à régler mes derniers comptes avec tous ceux qui m’ont fait du mal, histoire de bien leur dire une dernière fois que, même devant la mort, je ne pardonnais pas les souffrances et les trahisons…

Puis j’ai continué ma visite, obsédé par cette chanson de Sparklehorse et Danger Mouse (produite par David Lynch et avec Wayne Coyne des Flaming Lips au chant) intitulée « Revenge » :

‘Cause you can’t hide what you intend
It glows in the dark
Once you’ve sought
The path of revenge
There’s no way to stop
And the more I try to hurt you
The more it hurts me

5 Commentaires Je suis venu vous dire… Ou pas. - 25/08/09

Il y a une chose que j’ai apprise de ma dernière rupture. Le plus difficile quand on met fin à une relation de plusieurs années, ce n’est pas de devoir le dire à sa famille et à ses amis. Ceux-là finalement comprennent, et passée la seconde de surprise, ils sont là pour vous soutenir au cas où. Non, le plus dur, c’est de l’annoncer aux personnes les plus insignifiantes de votre vie. Votre coiffeur, vos propriétaires, la serveuse de ce restaurant où vous aviez l’habitude d’aller en couple, voilà les gens avec qui il est dur d’en parler.

Imaginez. Vous marchez dans la rue, tranquille, vous repensez au film que vous venez de voir, à la personne avec qui vous y êtes allés, bref vous êtes bien, vous dîtes oui à la vie… Vous êtes loin de vous douter qu’au carrefour suivant, vous allez tombé sur votre proprio. Et pourtant c’est ce qui arrive. Vous parlez boulot (ça le rassure pour le paiement du loyer), vous évoquez un souci avec une évacuation d’eau, et là c’est le drame : il vous demande « Et au fait, comment va votre amie ? » Pour vous, tout cela est tellement loin derrière vous que la question vous laisse un instant sans voix, interloqué, surpris. Vous ressentez la question un peu comme une agression. Vous pourriez répondre qu’elle est partie depuis de longs mois et qu’elle a refait sa vie tandis que vous vous demandez quoi faire de la vôtre. Vous pourriez. Mais c’est compliqué, et cela pourrait amener d’autres questions que vous ne voulez vraiment pas aborder maintenant, et surtout pas avec quelqu’un d’aussi insignifiant que le proprio. Alors vous répondez qu’elle va bien, qu’elle est en voyage à l’étranger actuellement. Et vous prétextez une course urgente pour vous enfuir.

Plus d’un an après, pour ma part, il m’arrive encore de croiser des gens comme ça, qui ne sont pas au courant. C’est un choc à chaque fois que de devoir évoquer le sujet.

Plus d’un an après, il m’arrive encore de mentir avant de prendre mes jambes à mon cou.

Commenter Manque - 19/03/09

n.m. manque

  1. Fait de manquer, de faire défaut ; insuffisance ou absence de ce qui serait nécessaire.
  2. Ce qui manque à quelque chose pour être complet.

Synonymes : absence, carence, insuffisance, pénurie.

Commenter Accords parfaits - 18/03/09

Je ne sais pas si je suis le seul à faire ça. Il m’arrive régulièrement, au travail, à la maison, ou plus souvent lorsque je rêvasse en errant dans les rues de cette ville, de me dire que j’ai la chance immense d’être entouré de personnes extraordinaires. Des gens avec une histoire, des choses à dire, du talent. Des artistes, des comiques, des voyageurs, parfois un peu tout ça. Bref, des gens que j’admire et que j’aime admirer.

Souvent mon esprit s’arrête là de vagabonder. Parfois il poursuit néanmoins et me pousse à me poser une question : « Si ces gens sont si formidables, pourquoi sont-ils mes amis ? Que me trouvent-ils ? Qu’est-ce que je leur apporte qu’ils n’ont pas déjà ? »

Honnêtement, et sans fausse modestie, je ne cesse de m’étonner qu’ils semblent me trouver autant d’intérêt que je leur en trouve. Et venant de certaines personnes en particulier, cela veut vraiment dire beaucoup.

Tout ce que je peux dire c’est : pourvu que je ne cesse jamais d’être agréablement surpris…

1 commentaire La page - 1/02/09

J’ai fait du rangement ce week end. Beaucoup de rangement. Et j’ai jeté pas mal de choses aussi. Certains n’ont pas tardé à appeler ça « tourner la page ».

Je ne sais pas ce qu’ont tous ces gens qui tournent des pages de leur vie seulement quand une catastrophe survient. Dans quel genre de livre écrivent-ils leur histoire ? Le genre immense avec des pages gigantesques que l’on termine toujours, comme par hasard, sur un grand malheur ? Ou bien leur vie est-elle si triste qu’ils ne s’aperçoivent que de ce qui n’y va pas.

Moi, je me contente de mon petit cahier, une page par jour me va très bien. Je n’ai jamais cessé d’y écrire et ce n’est pas près de s’arrêter, du moins j’espère.

1 commentaire Dialogue entre un vieil homme et sa fille ou petite histoire du racisme ordinaire - 21/01/09

La fille : « Ça va papa, pas trop de soucis de voisinage dans le quartier? »
Le grand-père : « Non ça va. Étonnamment, les gens les plus sympas du quartier, ce sont les Marocains de l’autre côté de la rue. Ils sortent sur le pas de la porte dire bonjour. Comme quoi… »
La fille : « Ah oui tiens, ça c’est étonnant. Mais les Marocains c’est pas pareil, eux ils font des efforts. C’est pas comme les Algériens. Eux c’est un autre genre. »
Le grand-père : « Oui c’est vrai. Encore que. Il y a ces Arabes qui travaillaient à l’usine avec moi. Des Algériens il me semble. Tu vois, quand je les croise en ville, ils traversent pour me serrer la main. On peut pas en dire autant de tous les collègues. Comme quoi… »

Ce dialogue entre un grand-père et sa fille pourrait trouver sa place dans un roman que j’écrirai peut-être un jour. Mais ça n’a rien d’une fiction, c’est du vécu. Ces petits moments de racisme ordinaire, on peut les entendre et les vivre un peu partout. Au bar, dans un wagon SNCF, au café avec les collègues, dans la queue au supermarché. Pour ma part c’était dans ma famille la semaine dernière. Comme quoi…