Archive pour octobre 2007

Dilbert et le monde du travail

Mercredi 10 octobre 2007

J’ai découvert Dilbert grâce à un livre de Scott Adams que m’avaient offert par mes beaux-parents. A l’époque, ils trouvaient que ce serait une lecture réconfortante qui me permettrait de constater que le monde du travail n’était pas un non-sens hypocrite que là où je travaillais. Ils avaient bien raison ! Depuis, je suis les aventures de Dilbert chaque matin dans mon agrégateur RSS. Ci-dessous, un exemple de l’humour de cette bande dessinée (traduction en dessous).

daily dilbert du 8 octobre 2007

Expliquez-moi pourquoi vous facturez moins de temps sur les projets que les autres ingénieurs ?
- J’essaie quelque chose de nouveau. Ca s’appelle l’honnêteté.
- Arrêtez ça tout de suite.
- Ok, brillante suggestion.

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Sablier d’automne, le bilan

Mardi 9 octobre 2007

En 2005, j’avais observé un jeu du sablier, tapi dans l’ombre, frustré de ne pouvoir y participer. A l’époque, mon blog technophile, Megathud!, avait une ligne éditoriale trop marquée pour accepter ce genre de digressions au beau milieu des enjeux du très haut débit et autres joyeusetés de ce genre. En 2007, je n’ai pas fait carpette… Je m’étais promis de participer au moins un soir au sablier d’automne organisé par Kozlika et Samantdi. J’ai commencé le premier soir, et je n’ai plus su m’arrêter. Je n’aurais jamais cru l’exercice aussi addictif et jouissif.

Ce soir, je voudrais remercier tous ceux qui m’ont laissé des commentaires au fil du jeu, tous très positifs, au-delà de tout ce que j’aurais pu imaginer. Certains ont failli me faire croire que j’avais du talent. Je crois même avoir rêvé une nuit que j’écrivais un bouquin.

Et puis je voudrais dire que, outre m’avoir donné l’occasion de plancher longuement sur la question de savoir si c’était ma tête ou mes chevilles qui m’empêchaient de passer les portes, le jeu du sablier d’automne m’a donné l’occasion d’ajouter à mon agrégateur quelques flux RSS de premier choix. Pour ne citer que les apprentis écrivains qui m’ont le plus intéressé, je me permets de mettre en garde Otir, Marie-Aude, Agaagla, Akynou, Mavie, Dzana ou Saperli : je vous surveille de près à présent !

Enfin, comme j’ai cherché à jouer au maximum le jeu, en prévenant le moins possible mes visiteurs égarés du caractère fictionnel de mes contributions au jeu du sablier, je me permets de rappeler ici les billets concernés :

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Joyeux noël 2007 avec petit papa Sarkozy

Lundi 8 octobre 2007

Une collègue de mes amies (j’adore cette formule) a une petite fille de bientôt 5 ans. Il y a de cela quelques semaines, en pleine campagne présidentielle, la fillette déclare à sa mère, l’air de rien comme ça das la rue : “Maman, j’adore Nicolas Sarkozy !” Sa mère, un rien surprise par ce militantisme juvénile précoce, demande : “Ah bon ? Pourquoi ?” Et la fillette irradiant de bonheur : “Parce qu’il a plein de drapeaux d’la France !!”

Mise immédiatement au courant de l’anecdote, et ainsi de la très forte côte de popularité de notre nouveau Président auprès des enfants, la société Joué Club a bossé d’arrache-pied tout l’été pour adapter son catalogue de noël 2007.

On admirera ainsi la magnifique voiture de police accompagnée de son radar dernier cri, pour faire comme le Président :
la voiture de police de Nicolas Sarkozy

Mais surtout ce magnifique ensemble de prêt-à-porter homologué par l’Elysée. Attention ! Flashball et taser non inclus !
le costume préféré de Nicolas Sarkozy

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Trouver le bonheur

Dimanche 7 octobre 2007

Le bonheur vient-il de ces deux mots : la bonne heure? Cela voudrait-il dire qu’il vient toujours à la bonne heure? Le bonheur est-il ponctuel?

Une recherche purement éthymologique nous apprend que “bonheur” vient de “heur”, nom masculin qui signifie “chance heureuse”. “Bonheur”, ça voudrait donc dire avant tout “bonne chance”. Bonne chance à la ponctualité du bonheur ! Si le bonheur venait au moment où on en a le plus besoin, ça se saurait. Au contraire, il se fait le plus souvent désiré et débarque, paraît-il, au moment où on l’attend le moins, souvent au moment où on ne l’attend plus. Quand il est enfin là, on comprend qu’il valait la peine d’attendre. Le bonheur vient-il au moment juste ? Le bonheur est-il ségoléniste ?…

Au petit bonheur la chance, le malheur des uns faisant le bonheur des autres, et l’argent ne faisant pas le bonheur, doit-on en conclure que les petits malheurs des uns font les grandes fortunes des autres ?

Autant de questions que je me pose sans pouvoir y apporter de réponses. Je ne connais pas le bonheur, je n’y ai jamais goûté. Mais je garde espoir. Mon heure viendra, à la bonne heure. A la bonne heure ! Il suffit de savoir être patient. Alors je patiente, je rêve d’être transporté dans un bain de bonheur pour y plonger, pour y nager sous un ciel sans nuages. J’aspire à respirer le bonheur. J’attends mon heure. En espérant qu’elle soit bonne…

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Rugby : le haka mémorable de France - Nouvelle Zélande

Dimanche 7 octobre 2007

Suis-je le seul à adorer ça ? Un grand moment. Suivez bien Chabal et sa manière de défier les Blacks du regard ! C’est aussi pour ça que j’aime le rugby !

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La dame blanche

Dimanche 7 octobre 2007

J’adore ma femme (nous ne sommes pas mariés mais en Picardie, même si on a 14 ans, on dit “mon homme” et “ma femme” pour parler de son ou sa copin(e)). L’autre soir, en allumant la télé pour mettre une vidéo, nous tombons sur une émission de TF1 intitulée “les 30 histoires les plus mystérieuses” ou un truc dans le genre. Elle arrête ma main sur la télécommande. “On regarde ? Je suis curieuse !” De toute façon, on voulait juste suivre un truc en dînant, avant de vaquer à nos occupations respectives. On reste sur l’émission. “Je suis folle, je devrais pas regarder, je suis sûre que je vais faire des cauchemars !”

Moi c’est TF1 et la réalisation de l’émission qui me donnent des cauchemars éveillé. Je vois réapparaître sous mes yeux le fantôme d’Alexandre Baloud et de l’émission “Mystères” qui passait quand j’étais ado. Qui s’en souvient ? Suis-je le seul à être resté traumatisé par ces effets spéciaux top classe et la pomme qui vole au milieu du salon ?

On regarde quelques sujets : la zone 51, l’homme le plus malchanceux du monde, le fantôme de l’ancien hôpital psychiatrique… Et aussi cette histoire de dame blanche, cette femme qui apparaîtrait au bord d’une route en faisant du stop, ou même directement à l’arrière de la voiture, avant de hurler à l’approche d’un virage dangereux et de disparaître.

Le lendemain, au réveil, elle me regarde et me dit : “j’ai fait un cauchemar horrible au sujet d’une dame blanche. Je conduisais en voiture quand une énorme glace à la vanille est apparue à l’arrière du véhicule !” Puis elle éclate de rire.

C’est pour ça que j’adore ma femme.

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Seconde passe

Dimanche 7 octobre 2007

Je n’ai pas de mot. C’est rare. Mais c’est ainsi. Ma colère est au-delà des mots. Mais pas besoin d’en chercher en particulier. Si les mots pouvaient tuer, n’importe lequel ferait l’affaire. Celui-ci est pour toi.

(clin d’oeil à une des plus belles chansons de Tom McRae, The Boy With The Bubblegun, c’est ma deuxième contribution du soir, mais celle à retenir est celle-là)

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Sans elle, ma vie n’a plus de saveur

Samedi 6 octobre 2007

Je n’ai pas de mot. C’est rare. Mais c’est ainsi. Ma colère est au-delà des mots. Du coup je n’en parlerai pas…

Et puis merde ! Je fais de mon mieux, tout le temps et, et… Non pas moyen. Pas moyen que ça sorte. Je n’arrive pas à en parler. Ce n’est pas comme ci…

L’autre jour par exemple, je me propose d’aller faire les courses au supermarché. Je prends la liste de courses qu’elle me donne et me voilà parti. Elle m’y avait écrit d’acheter des mini Savane au chocolat. Arrivé dans le rayon, plus de Savane. Ma légendaire faculté d’adaptation me permet de trouver une alternative. Elle aime les Prince céréales, je lui prends des Prince céréales. Eh bien ça ne suffit pas !…

Non ! Ca ne suffit pas…

Non content de ne plus avoir de mini Savane, aujourd’hui ce supermarché à la con n’a plus de confiture de prunes, ma confiture de prunes. Irremplaçable. Celle sans laquelle une journée ne peut pas bien démarrer. Ne peut pas démarrer tout court.

Faudra-t-il que je m’adapte encore une fois en allant à l’autre supermarché le plus proche, à 25 kilomètres d’ici ? Pas possible. La question posée, un peu abruptement, à la dame de l’accueil a reçu une réponse sans appel : la marque a cessé de produire cette confiture-là. Pas assez de demande.

Mondialisation de merde ! Monde de merde ! Je suis vraiment dégoûté là. J’ai la rage. Je m’en vais me coucher pour la peine. Qui sait si la vie pourra continuer demain matin, sans confiture de prunes…

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Le couloir oublié

Vendredi 5 octobre 2007

Je n’ai plus l’habitude de travailler en entendant des sons humains autour de moi. Je travaille dans l’administration. Je n’ai donc plus l’habitude de travailler du tout, en fait… Humour de fonctionnaire mis à part, ça me glace le sang de penser que travail puisse rimer à ce point avec solitude et silence. Dans ce long et sombre couloir de l’Inspection d’Académie, toutes les portes sont closes. Quelle que soit l’heure où je l’arpente, je ne croise personne. Il faut dire que j’arrive très tôt le matin, déjeune à mon poste de travail et ne repars que tard le soir (oui, un fonctionnaire peut travailler tard, et de son propre gré). Mais quand même, personne quand je vais à la photocopieuse, personne à la machine à café. Le reste du temps, je classe et archive, silencieusement.

Un jour, je me suis livré à un petit exercice un peu incongru. Une par une, je me suis approché de chacune de ces portes closes et y ai apposé l’oreille. Rien. Pas un son. A se demander si cette forteresse administrative était réellement occupée par quelque être vivant que ce soit. Dans l’espace, personne ne vous entendra crier.

Ce silence a commencé à devenir oppressant dernièrement. Et puis ce matin on a frappé à ma porte. Je ne me souviens pas avoir jamais sursauté ainsi. Je suis resté pétrifié d’effroi. Qu’est-ce qui se trouvait de l’autre côté ? Allais-je me retrouver au coeur d’une version bureaucratique d’Alien ? Alien fait l’ENA. Un homme dont je me souvenais vaguement et qu’on m’avait à l’époque présenté comme mon supérieur hiérarchique est entré. Il m’a présenté Jean-Daniel, 24 ans, nouvelle recrue fraîchement intégrée après admission au concours. Il allait provisoirement partager mon bureau, faute de porte à fermer disponible.

Jean-Daniel est là depuis deux heures. Je ne le supporte déjà plus. Il n’arrête pas de parler, me raconte sa petite vie prétentieuse. Ca ne m’intéresse pas, je ne veux pas savoir. Et en plus de parler, il pose des questions. Je rêve de silence, d’intimité avec mes documents à archiver. C’est officiel, je suis devenu un vieux con asocial.

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Amiens - Montpellier : 1 partout ou presque…

Vendredi 5 octobre 2007

P1090051

Comme je le disais mardi, j’ai été invité à aller voir gratuitement Amiens - Montpellier (ligue 2 de football). Peu fan de foot à la base, je n’y serais jamais allé si je n’avais eu ces invitations, ou plutôt si ma chère et tendre ne les avait eues, et si elle n’avait exprimé le souhait d’y aller (oui, elle aime le foot, enfin à petites doses comme moi). Mes impressions : match terne, pour ne pas dire chiant. Beaucoup de fautes et de cartons pour un nombre d’attaques et d’occasions de but inversement proportionnelles. Heureusement, la soirée était douce et nous avions beaucoup de causeries en réserve pour faire passer le temps. Penalty en 2ème mi-temps pour Montpellier. Justifié pour moi, pas selon elle. 1-0. A la 85ème minute (21h40), nous convenons de quitter prématurément la stade, tenaillés par la faim et inquiets des embouteillages probables aux abords du stade (et nous sommes garés à l’opposé de là où nous sommes assis, il va falloir contourner la Licorne).

Je pense à cet instant : “avec le bol qu’on a, Amiens va mettre un but dans les arrêts de jeu…”, mais je n’en dis rien, j’ai trop la dalle ! 21h45, nous passons le côté du nord du stade quand le speaker annonce 5 minutes de temps supplémentaire. L’instant d’après, une clameur monte du stade. Amiens vient d’égaliser… Quand je serai grand, je veux faire Elisabeth Tessier comme métier…

On fait un peu la tronche sur le moment. On a manqué le truc le plus intéressant du match. Le seul truc intéressant. Le dispositif policier pour faire la circulation sur plus d’un kilomètre au-delà nous stade nous rassure : on aurait mis un temps fou à rentrer si on avait attendu.

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