5 Commentaires Le vendredi c’est sodomie… - 7/09/07

« Ca va ?
- Oui, aujourd’hui c’est vendredi
- et le vendredi c’est… sodomie »

Cette réponse faite à une de mes collègues de bureau voilà 4 ans, dans le cadre d’une banale conversation de bureau, alors que je venais tout juste d’arriver et que je passais alors pour le garçon sage, timide et sérieux de l’équipe, cette réponse me poursuit encore aujourd’hui, chaque vendredi. Pas moyen d’y échapper, pas même une semaine. Il y a toujours un ou une de mes collègues et ami(e)s pour faire allusion à cette étrange coutume du 5ème jour de la semaine. Ce n’est pas un reproche. Bien au contraire, le David est joueur et je ne perds aucune occasion d’abattre la carte de l’équivoque et du double sens.

Mais ces jours derniers, l’ambiance au taf n’est pas des plus joyeuses. Crises hiérarchiques, mensonges, risques de violences physiques et verbales, accusations, hypocrisies, démotivation, démission(s) en suspension, engueulades. Mais aussi plantage de projets, risque de plantage de projet, changements de projets, problèmes en tous genres à régler. Tout ça en une seule et même semaine.

Arrivé au vendredi soir, lassé, lessivé, fatigué, préoccupé, énervé, je ne peux m’empêcher de penser que tout cela ne vaut pas mon petit salaire de fonctionnaire territorial. Tout ça pour, au final, se faire traiter de branleur, ou soupçonné au moins, rapport à l’étiquette « fonctionnaire ».

Certains vendredi, c’est aussi sodomie, mais c’est pas pareil, ça fait plus mal…

Commenter De la populiste réinvention de la roue… - 6/09/07

Très intéressant compte rendu de chat avec Bruno Thouzellier, président de l’Union syndicale des magistrats (USM) :

[...]
lafay : Que pensez-vous des déclarations de Nicolas Sarkozy au sujet de la responsabilité pénale des personnes déclarées irresponsables par les psychiatres ?

Bruno Thouzellier : J’ai beaucoup de mal à les comprendre. Je n’ai pas compris, dans les propos du président de la République, qu’il souhaitait voir juger les irresponsables pénaux. En revanche, il a parlé d’audiences publiques en présence des victimes ou des familles des victimes pour les aider à « faire leur deuil ».

J’ai d’autant moins compris cette déclaration de M. Sarkozy que, depuis 1995, ce type d’audience existe. Le juge d’instruction, lorsqu’il prononce un non-lieu pour une personne irresponsable, doit recevoir toutes les parties civiles pour leur expliquer sa décision. Les parties civiles peuvent demander une contre-expertise et même choisir leur expert. Elles peuvent aussi faire appel de la décision du juge d’instruction devant la chambre de l’instruction, qui tient alors une audience publique en présence des experts. Tout cela existe donc déjà.
[...]

Le Monde : Bruno Thouzellier : « Nicolas Sarkozy n’est pas le guide suprême de la justice »

Commenter People Press Play – These Days - 5/09/07

Puisque c’est le nom du groupe, allez les gens, appuyez sur « play » ! ;)

1 commentaire A qui profiterait la fin de l’école du samedi ? - 5/09/07

Dernière annonce fracassante : les écoliers pourraient chômer tous les samedis. [...] Une thèse que ne dément pas Georges Mochot, président de la Fédération nationale des offices de tourisme et des syndicats d’initiatives : « Jusqu’ici, les samedis travaillés étaient un frein aux séjours courts. Le système d’un samedi libéré une semaine sur deux à Paris avait amené
beaucoup de régions à promouvoir les séjours courts. Avec le lancement du TGV Est, si on nous donne ces 48 heures, c’est une grande facilitation pour le tourisme national. » De belles perspectives pour les parents aisés qui peuvent se permettre ces petites escapades.

MarianneSarkozy défend l’autorité des profs… Mais pas celle de Darcos

Une chose est sûre, pour redresser l’école française et le niveau de ses élèves, on pourrait peut-être commencer par revoir l’ordre des intérêts prioritaires dans ce dossier. Actuellement, cet ordre est le suivant :

  1. l’intérêt du tourisme national ;
  2. l’intérêt des parents (qui, à défaut de pouvoir se faire des virées tous les week ends à Strasbourg, n’auraient pas à se lever le samedi matin pour emmener les enfants à l’école. On peut aussi dire un mot des parents divorcés pour qui cela simplifierait la garde alternée du week end) ;
  3. l’intérêt des profs (qui n’auraient pas à se lever le samedi matin et pourraient partir en week end à Strasbourg avec leurs conjoints bossant dans le privé et leurs enfants éventuellement scolarisés).
  4. très accessoirement l’intérêt de l’enfant et de son rythme idéal d’apprentissage.

Regardez certains commentaires de parents et de profs sous l’article, c’est assez édifiant…

Le seul intérêt à prendre en compte dans l’organisation des rythmes scolaires, qu’on se le dise, c’est celui de l’enfant.

4 Commentaires DELIBAO : l’opacité du logiciel de délibération assistée par ordinateur - 4/09/07

DELIBAO, j’ai entendu ce nom pour la première fois hier soir en regardant « Education Nationale, un grand corps malade » sur Canal+. J’ai été intrigué par cette histoire de logiciel de délibération assistée par ordinateur qui réhausserait les notes des candidats au bac sans possibilité de contrôle, voire même qui mettrait par défaut la moyenne à des copies non corrigées.

Je ne suis visiblement pas le seul à avoir été intrigué au vu des requêtes Google qui mènent à ce blog. Alors j’ai décidé de consacrer un post à DELIBAO, rassemblant quelques (rares) infos disponibles sur le web.

Le centre de délibération a pour tâche de saisir les notes de toutes les épreuves écrites des candidats sur le logiciel DELIBAO. [...] Un poste informatique avec le logiciel DELIBAO peut être installé dans la salle de délibération afin de saisir immédiatement les notes qui seraient modifiées au cours de la délibération.

Perdir Infos : document PDF

Delibao : ce nom signifie Délibération Assistée par Ordinateur ; c’est le logiciel de traitement des notes des candidats au bac, fourni aux centres d’examen par le ministère, [...]. Le programme lui-même est inaccessible – d’ailleurs les professeurs n’ont guère de temps à consacrer à la satisfaction de cette curiosité avec des moyens plus performants. Alors qu’un tableur courant ferait aisément le même travail, pour beaucoup moins cher, et où tout serait parfaitement lisible et vérifiable.

Clauche Rochet, universitaire, e-diotie ?

La quantité très insuffisante de collègues convoqués au bac laisse soupçonner que certaines copies ne sont pas corrigées. Des candidats disent leur étonnement que tous les élèves d’un même jury ont dans une matière la même note, ce qui n’est pas impossible, mais hautement improbable.
[...]
Les correcteurs ramènent les copies la veille de la délibération du jury, les notes sont entrées dans l’ordinateur, qui fait les additions. Cela permet de masquer l’absence de notes si les copies n’ont pas été corrigées, l’ordinateur peut attribuer par exemple 10 à tout le monde, comme pour les jeunes évoqués plus haut.
[...]
On peut encore y ajouter [...] la constatation en direct dans certains jurys de l’augmentation des notes par le logiciel Delibao qui gère les notes des candidats

Union des Familles Laïques : les impostures du baccalauréat

Finalement, la conclusion qui s’impose après ces lectures, c’est qu’aujourd’hui le baccalauréat s’apparente à une élection truquée par des machines de vote électronique au fonctionnement totalement opaque et inconnu de leurs utilisateurs. Là où ce type de dispositif a fait et ferait bondir une bonne part de la population dans le cadre d’une élection présidentielle ou législative, tout le monde s’en contrefiche quand il s’agit de l’avenir de centaines de milliers de jeunes.

Commenter Le soutien-gorge Nipples soutient minithud, les tétons en plus… - 4/09/07

Il semblerait que Monsieur Google commence à prendre au sérieux ce petit blog né il y a seulement quelques jours.

Pour preuve, voir cette jolie quatrième position sur la recherche « soutien-gorge Nipples« .

Et encore, je vous raconte pas certaines de vos requêtes pour arriver sur le blog, y a pas que les faux tétons signés Wonderbra qui vous intéressent, bande d’obsédés ! ;)

Commenter Eva Joly compare Nicolas Sarkozy à Silvio Berlusconi - 4/09/07

Il me semble que les valeurs que dessine le président Sarkozy ne sont pas celles de la France que j’aime. Les méthodes qu’il suggère sont celles de M. Berlusconi.

Le Monde – Reuters : L’ex-juge Eva Joly compare Nicolas Sarkozy à Silvio Berlusconi

En même temps, pour vivre avec une Italienne je suis amené à suivre la vie politique de l’Italie de très près, et il faut se garder des comparaisons simplistes qui nous arrangent bien pour critiquer notre nouveau président. Nicolas Sarkozy est quand-même un homme politique, avec une vraie culture politique. Silvio Berlusconi est un homme d’affaire corrompu, qui ne fait de la politique que pour le pouvoir, et surtout celui de contrôler ce qui peut arranger ses affaires (judiciaires et économiques). En matière politique, c’est un idiot sans la moindre culture.

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1 commentaire Education Nationale, un grand corps malade - 3/09/07

Je viens de finir de regarder « Education Nationale, un grand corps malade » de Emmanuel Amara et Jean-Philippe Amar, diffusé ce 3 septembre sur Canal+. Ce documentaire laisse à bout de souffle, scotché au fond de son canapé, K.O. après le martèlement de tant de dysfonctionnements alignés les uns derrière les autres.

Assez déprimant, il réussit néanmoins à éviter l’écueil qui pourrait mener le téléspectateur à vouloir jeter le bébé avec l’eau du bain, à mettre dans le même panier l’Education Nationale, ses bureaucrates, son fonctionnement, ses professeurs et ses publics. Au contraire, il prend le temps de remonter à rebours le système éducatif, de l’entrée en fac à l’apprentissage des bases de la lecture et du calcul, plus quelques détours par le système des IUFM ou encore le modèle finlandais (le plus performant d’Europe).

Il prend presque le temps de finir sur une note positive qui pourrait se résumer ainsi : si, dès l’entrée à l’école, on prenait le meilleur d’autrefois additionné au meilleur d’aujourd’hui, on retrouverait progressivement, par la base, un enseignement de bonne qualité.

En attendant ce n’est pas le cas aujourd’hui et voilà en vrac quelques constatations faites et déclarations entendues au fil de ce documentaire :

  • 83% de réussite au bac pour 50% de recalés en première année à la fac, il y a donc escroquerie intellectuelle à vouloir faire croire qu’il n’y a pas de sélection à l’université aujourd’hui, elle se fait par « l’explosion en vol » de 50% des élèves en première année (excellent Jean-Paul Brighelli et son franc parler à toute épreuve) ;
  • un bac +5 aujourd’hui vaut un bac d’il y a 50 ans ;
  • des consignes de correction du bac très strictes pour satisfaire les besoins statistiques de réussite pour le ministère ;
  • élimination, avant la consitutuon des jurys de correction du bac, des profs les plus sévères ;
  • utilisation douteuse d’un logiciel de « délibération assistée par ordinateur » qui réhausserait en aveugle les notes des copies ;
  • l’enseignement tel qu’il est mené aujourd’hui aggrave les inégalités sociales ;
  • le ministère de l’Education Nationale est une forteresse, où des personnes n’ayant aucun contact de près ou de loin avec l’enseignement se son arrogés le pouvoir ;
  • Les Universités envoient leurs pires professeurs enseigner en IUFM (elles se gardent naturellement les meilleurs) ;
  • problème de niveau des élèves en IUFM ;
  • manque de préparation des élèves d’IUFM aux situations à affronter dans la classe ;
  • affectation des plus jeunes profs aux postes les plus difficiles ;
  • chaque niveau d’enseignement rejette la faute sur le niveau précédent ;
  • l’Observation Réfléchie de la Langue à remplacé la grammaire, qui n’est plus enseignée ;
  • Niveau des élèves qui empire d’année en année ;
  • Au collège, la dictée n’est plus au programme (l’exercice est à la discrétion du professeur) ;
  • « Il n’est pas possible qu’une institution dysfonctionne à ce point-là sans s’en rendre compte » (un professeur des écoles).

Deux choses parmi plein d’autres qui m’ont marqué : la comparaison de deux rédactions sur le thème du « chat », l’une des années 50, l’autre d’aujourd’hui, est absolument sidérante. Gilles de Robien dans un grand exercice de « puisque je le dis, c’est que c’est vrai » où il nous explique qu’il rencontre des lycéens qui ne savent pas ce qu’est l’Université, et qu’il faut donc leur donner une chance de pouvoir y entrer.

Commenter Pas de bras, pas de chocolat - 3/09/07

Le lundi est souvent l’occasion de se rendre compte de toutes les infos horribles manquées pendant qu’on profitait de son week-end : accidents, meurtres, décès, guerres, attentats etc.

Mais le drame de ce week-end, c’était ça :
Vincent Lagaf se casse les deux bras en jet-ski

Terrible !

Commenter Fonctionnaire, à la rigueur… - 3/09/07

[...] Interrogé lors de l’émission Le Grand Rendez-Vous d’Europe 1/Le Parisien TV5 sur le pouvoir d’achat, à propos duquel le premier secrétaire du PS François Hollande a accusé le gouvernement de prévoir « un plan de rigueur », la ministre a répondu en ironisant: « Oui, c’est vrai. Mais ce plan de rigueur, il est destiné à la fonction publique pour l’essentiel [...] Donc ce plan de rigueur on va se l’appliquer à nous-mêmes, c’est-à-dire à l’Etat, pour le reste il n’est pas question de plan de rigueur vis-à-vis du consommateur français [...]

TV5Lagarde reconnaît que la Fonction publique subit « un plan de rigueur »

«Il n’y a pas de plan de rigueur» pour les fonctionnaires, a affirmé lundi le Premier ministre François Fillon, prenant ainsi le contrepied des propos tenus dimanche par la ministre de l’Economie Christine Lagarde.

20 minutesFillon affirme qu’il n’y a « pas de plan de rigueur » pour les fonctionnaires

Bel exemple de cohésion gouvernementale… En tout cas Christine Lagarde nous aura appris un truc : les fonctionnaires ne font pas partie des consommateurs français…

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