J’ai l’alcool de mauvais goût

28 mars 2008

Certains soirs, pour faire mon intéressant, il m’est arrivé de monter sur une chaise, de me draper dans un torchon à carreaux et de déclamer une poignée de vers avec des accès de lyrisme proportionnels à mon taux d’alcoolémie. Il s’agissait de l’extrait suivant : « C’est pas marqué dans les livres / Le plus important à vivre / C’est de vivre au jour le jour / Le temps c’est de l’amour ».

Tout de même, qu’est-ce qu’on peut être con quand on est bourré ! Chanter du Obispo ! Ou plutôt du Lionel Florence ! Si j’avais été sobre, j’aurais pu me rendre compte que ces paroles ne voulaient strictement rien dire. J’aurais pu me rendre compte que le temps s’accommode mal du “au jour le jour”, que l’amour c’est aussi construire, que s’il se consomme avec délice jour après jour, que si l’urgence d’aimer est belle, il n’est pas moins mauvais de prendre le temps, de donner du temps à l’amour. J’aurais pu comprendre que le temps, c’est plein de choses à la fois, pas seulement de l’amour, que c’est bien peu de l’amour au regard de tout le reste. Que le monde est plein de gens qui cherchent l’amour, qui aimeraient que le temps en soit, de l’amour, mais qui est tout sauf cela. Que ces gens aimeraient se délecter de cet amour, prendre le temps de l’apprécier, et surtout pas le vivre au jour le jour.

Non vraiment, y a pas à dire, Obispo et Florence, c’est de la merde ! Des texte construits autour du mot amour, qu’il faut caser un maximum de fois en trois minutes, même si ça ne doit rien vouloir dire. Un peu comme des mots clés pour référencer artificiellement un site web. De l’amour pour faire vendre. De l’amour à vendre. Du tapinage “intellectuel”.

Il faut que j’arrête de boire. Ou alors de l’alcool de meilleure qualité. Histoire que mon torchon à carreaux serve à quelque chose. A créer une ambiance. Je chanterai des chansons à boire. Ou bien “le petit bonhomme en mousse”. Des vraies chansons à texte quoi.

Mais laissons l’amour tranquille. Il s’accommode mal de l’alcool…

Ce post est une participation au sablier de printemps, l’accroche vient du blog de M. LeChieur et d’un billet nommé Réhabilitons un grand auteur.

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Piraté ?!

27 mars 2008

Vous savez pas la dernière ? Il parait que j’ai un blog. Oui, oui, un de ces machins sur Internet où je raconte ma vie. Enfin, plus ou moins.

On m’a annoncé ça au déjeuner ce midi, entre le fromage et le dessert. Je n’ai pas su quoi répondre au début. J’ai demandé si c’était grave, si c’était normal que je ne sois pas au courant. J’ai demandé si je risquais un procès de la part de Olivier Martinez (dingue qu’il se marie pas avec Kylie Minogue). Il paraît que non.

C’est quand même dingue cette histoire de blog. On m’a donné des exemples de ce que je racontais, on m’a félicité pour certains billets, on a loué mes talents d’écriture. Tous les détails étaient vrais. Tout ce dont on m’a parlé ressemblait à s’y méprendre à ce que je confie à mon journal intime. Il faut que j’enquête, quelqu’un de très proche doit me faire une blague de mauvais goût.

Note pour plus tard : passer voir mon beauf pour m’assurer que cette nouvelle version de Word qu’il m’a installée, Wordpress, est vraiment sécurisée et qu’un pirate ne peut accéder aux dossiers de mon journal intime… Je vois que ça…

Ce post est une participation au sablier de printemps. L’accroche vient du blog de Krazy Kitty et du billet chronique d’une thèse annoncée - ou pas.

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Moi et N

24 mars 2008

Maintenant que l’affaire est médiatisée, que non seulement les sites internet, mais aussi la radio et la télé parlent de l’affaire, je me sens plus libre d’en parler.

Alors voilà, le fameux SMS envoyé par Nicolas Sarkozy à Cécilia, et qui a fait tant parler de lui, ce SMS m’était en fait destiné. En fait, dans le portable de Nicolas, juste après “Cécilia” il y a “David”. Erreur de manipulation tragique dû à l’empressement présidentiel…

“Si tu reviens, j’annule tout.” Référence à notre rencontre il y a presque 10 ans à Mykonos. C’était un vendredi. Ah ! Je me souviens… Le sable fin… Son corps pas encore retouché par Paris Match…

Si seulement j’avais reçu ce SMS ! Ce mariage de raison avec Carla n’aurait pas eu lieu, et cette horrible Lancia Ypsilon ne se vendrait pas comme des petits pains pour mieux agresser mes yeux meurtris…

Nicolas, si un jour tu me lis, il n’est pas trop tard. Reviens à la maison, je te ferai un gâteau de carottes…

Ce post est une participation au sablier de printemps, l’accroche vient du blog de TarValanion et d’un billet nommé Médiatisation.

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Au nom du père

18 mars 2008

J’étais hier chez le médecin (toujours pour mes récents problèmes de santé). Dans la salle d’attente, 3 représentants de laboratoires pharmaceutiques attendent de pouvoir rencontrer le docteur. L’un d’entre eux, un rouquin d’une quarantaine, est le stéréotype du commercial insupportable qui a toujours un truc à dire, un proverbe, une expression toute faite, un commentaire, capable de dire une chose une seconde et son contraire l’instant d’après pour toujours être d’accord avec vous. Il parle sans fin (”Il est midi ma bonne Sophie” dira-t-il sans raison) et dragouille sa collègue d’à côté, une blondinette d’une trentaine d’année, dont il se rend compte au bout d’un moment qu’ils sont originaires du même coin.

  • Lui: “Mais alors tu es la fille du boucher ?!”
  • Elle: “Oui”
  • Lui: “Et comment il s’appelle ton père déjà ??”
  • Elle: “Michel”
  • Lui, se concentrant quelques secondes et revenant à ses réponses toutes faites : “Oui, tu as raison, c’est bien ça, c’est bien Michel le nom de ton père.”

Enorme ! :)

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Résultat des élections municipales à Amiens : Gilles Demailly élu

16 mars 2008

Tout est dans le titre !

Pour moi, Gilles de Robien a perdu l’entre deux tours à Amiens le jour où il a annoncé le retour des bus en centre ville pour le 21 avril prochain, alors que lui et son équipe expliquaient depuis des mois que les changements effectués en centre ville étaient réfléchis et prévus depuis plusieurs années. Ce revirement sera apparu au mieux comme un aveu, au pire comme une manoeuvre électoraliste.

N’en déplaise à tous ceux qui m’ont laissé des commentaires de soutien à Gilles de Robien, c’est bien Gilles Demailly le nouveau maire d’Amiens. La tâche ne sera pas simple et il devra faire face à de grandes attentes. A présent, au boulot ! :)

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Kent et la Suède, prologue : voir Kent en concert, ça se mérite !

11 mars 2008

Enfin je peux vous raconter qu’il y a déjà 3 semaines de cela, j’étais en Suède pour voir Kent en concert. Il faut dire les choses, ça a assez mal commencé.

Le jour du départ, très exactement 1h30 avant de nous mettre en route pour l’aéroport, je reçois un appel de la société de réservation d’hôtel par laquelle je suis passée pour trouver une chambre pour le soir de notre arrivée. Un homme à la voix juvénile, sans doute parce que c’est un gamin qui finance ses études avec ce job, m’annonce qu’ils ont eu un souci avec leur base de données et qu’ils ont perdu toutes les réservations passées entre telle date et telle date. Je ne comprends pas très bien ses explications embarrassées et pas toujours très crédibles, mais il me demande d’aller réactiver ma réservation à une adresse web dédiée. Ce que je fais aussitôt. Je pousse un grand ouf de soulagement en voyant apparaître ma confirmation de réservation à l’écran. Sauf que, en y regardant de plus près, il est écrit que ma demande est confirmée pour le 16 février. Or nous sommes le 15, et c’est ce soir que nous arrivons à l’hôtel. Je cherche à changer ma réservation mais il est trop tard. Il faut appeler directement l’hôtel. Moi stressé à mort, c’est ma copine qui prend le téléphone et appelle en Suède. Là, un homme adorable écoute le récit du problème et lui annonce qu’il n’y a pas de souci, la chambre que nous voulions n’est pas disponible mais il va en aménager une autre. Cette fois nous pouvons enfin souffler.

Quelques minutes plus tard, nous prenons la voiture pour nous rendre à Beauvais où nous devons prendre l’avion avec Ryanair. Après avoir failli manquer pour 2 minutes le bus allant du centre de Beauvais, où nous laissons la voiture, à l’aéroport, nous prenons l’avion tranquillement et tout se passe bien : décollage à l’heure, atterrissage à l’heure.

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Nous voici donc à Nyköping. Difficile de croire que plus de 25.000 personnes habitent ici. Le centre-ville est minuscule et rappellerait plutôt une ville française de moins de 5.000 habitants. Nous prenons possession de notre chambre et allons prendre un thé au sous-sol, où l’on peut venir à toute heure se faire une boisson chaude (c’est compris dans le prix de la chambre, les Suédois savent recevoir). Puis, connaissant un tout petit peu les habitudes des Suédois, nous décidons de sortir en quête d’un resto où dîner, il est 18h45, c’est déjà tard dans ce pays.

Nous voilà dans le centre. Nous passons devant un Mac Do étonnement désert, vers lequel nous décidons que nous nous orienterons pour un tête à tête si ne trouvons rien de mieux. Nous passons devant un petit resto de spécialités locales déjà bien rempli, mais qui coûte dans les 50€ par personne, hors budget ! Nous constatons au passage l’habitude sympa des restos suédois de mettre des bougies à l’extérieur pour signaler qu’ils sont ouverts. Puis nous passons devant une pizzeria déserte, puis un resto mexicain qui propose… des pizzas (désert lui aussi) !! Puis un chinois. A ce stade nous décidons de retourner au Mac Do, tant pis ! Chemin faisant, nous croisons beaucoup de jeunes en voitures, fenêtres ouvertes et musique techno à fond, déjà ivres morts à cette heure… Arrivés au Mac Do, la porte refuse de s’ouvrir. Heure de fermeture indiquée sur la porte : 18h30 !!! Nous comprenons alors pourquoi il était vide. Il est 19h10 et nous refaisons les restos un par un. Tous déja fermés. Sauf le chinois qui ferme, tenez-vous bien, à 21h30 ! Toujours dans la transgression ces Chinois ! Nous décidons d’entrer, en espérant que l’adaptation de la bouffe chinoise aux coutumes locales ne nous perturbe pas trop. Les premiers plats que nous voyons passer ne nous rassurent pas sur ce point. A l’intérieur, on entend les mouches volées. Les Suédois sont très discrets. Cette ambiance nous met mal-à-l’aise. Vu les prix hallucinants sur la carte, nous commandons un poulet au curry, un porc aigre-doux et 2 verres d’eau. La bouffe est très bonne et proche de ce qu’on trouve chez nous. Mais l’addition est bien différente : 400 couronnes à 2, cela fait 40€ ! Notre budget initial prend une claque, il ne suffira pas.

A l’hôtel nous ne pouvons nous coucher tout de suite. Nous attendons qu’un ami italien nous rejoigne. Son avion arrive vers minuit. Nous sommes fatigués et décidons de dormir un peu pour mieux nous relever et aller l’accueillir à l’arrêt du bus, l’hôtel n’étant pas simple à trouver.

Samedi 16 février. Jour du concert. Nous refaisons un tour du centre-ville où nous avions repéré des magasins à visiter. Le Mac Do est plein à craquer, il est 11h30, c’est l’heure du déjeuner ! Nous repassons à l’hôtel prendre nos bagages et partons à la gare pour prendre le train direction Norrköping, la ville du concert, un peu plus à l’ouest. Arrivés à la gare minuscule mais magnifique (on dirait un bâtiment sorti d’un film de Harry Potter), problème : pas de guichet ouvert le samedi ! Seul solution, l’unique borne automatique, il faut payer par carte. Nous trouvons certes étonnant qu’il n’y ait pas de guichet ouvert le samedi (nous verrons plusieurs Suédois se faire avoir eux aussi), mais nous nous adaptons sans souci. Sauf notre ami italien qui se scandalise et se noie dans un verre d’eau : il ne sait pas s’il y a de l’argent sur son compte et n’est pas sûr de pouvoir se souvenir du code. C’est une honte de devoir utiliser une carte bleue ! Il prendra le train sans payer pour la peine ! Nous lui expliquons calmement qu’à l’étranger, il faut savoir s’adapter, et que, sur ce point, les Italiens, qui sont l’avant-dernier pays d’Europe (derrière la Pologne je crois) pour l’utilisation de la carte bancaire, sont plutôt ceux à critiquer. Et aussi que prendre le train sans payer ne doit pas beaucoup faire rire les contrôleurs suédois, et qu’une fois contraint à descendre du train au milieu du premier village venu, il aura plus de mal à voir le concert. Finalement, il se souvient avoir une autre carte bleue approvisionnée et dont il connaît le code…

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Le voyage dure environ une heure. Nous arrivons à Norrköping et prenons la direction du centre où se trouve notre hôtel. Il est 15h, la ville est déserte, certains magasins sont en train de fermer. Des restaurants sont pleins de Suédois qui sont en train de… dîner ! (Nous comprenons en fait qu’il n’y a pas vraiment d’horaire pour manger en Suède.) Nous prenons possession de notre chambre et décidons de sortir faire un tour et repérer la salle de concert qui est à 150 mètres de l’hôtel. Tout de suite en sortant, nous repérons 2 ou 3 restaurants, tous ouverts jusque 23h (c’est samedi, nous sommes dans une grande ville, wouhou !), mais hors de prix (20€ minimum pour un steak frites). Nous passons devant un salon de thé et décidons de nous en faire un accompagné de kanelboullar. Il est 15h45, le salon ferme à 16h, il faudra faire vite. Nous nous rassurons de voir des Suédois prendre un thé à cette heure, ils ne dînent pas tous à 15h. Nous sortons à 15h58 du salon et continuons notre tour. Nous passons devant un multiplexe (en Suède, tous les films sont en VO, mon rêve !) au sein duquel se trouve un Mac Do ouvert le week-end jusque 4h du matin. Cette fois, nous mangerons là.

Nous repassons par la salle de concert. Nous faisons quelques photos de la “scène du crime”. Nous repérons l’entrée. Pas de fans qui font déjà la queue. Je trouve aussi bizarre qu’il n’y ait pas de grandes affiches partout. Ils sont vraiment discrets ces Suédois ! Il est 17h et le concert est à 20h (du moins pour la première partie, Kent est annoncé à 20h45). La salle ouvre à 18h30. Nous décidons d’aller manger à cette heure-là pour être sur place vers 19h - 19H15.

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A 19h15, nous arrivons à la salle de concert. Dans l’entrée se trouve un immense vestiaire, passage quasi obligé quand on débarque à un concert rock avec une énorme doudoune, une grosse écharpe, des gants et un bonnet. Nous payons les 2€ aux hôtesses fort sympathiques et, délivrés de notre fardeau, nous nous dirigeons vers l’entrée du “Louis de Geer Konsert & Kongress Hall”. Là, nous montrons nos billets à une des hôtesses d’accueil. Elle nous regarde d’un drôle d’air et commence à nous dire en anglais : “Ô mon dieu… Comment vous dire ça ?… Comment vous expliquez cela ?… Vous venez de loin ?… Ô mon dieu, ô mon dieu, c’est si compliqué… Je vais chercher ma responsable qui va vous expliquer…”

Malade, la suite

10 mars 2008

Hier, retour en fanfare de la toux. 24 heures non stop, et pour la première fois une mauvaise nuit avec sommeil perturbé par des quintes incontrôlables. Ce matin, toujours cette toux incessante. Grande fatigue générale, yeux qui brûlent, difficulté à se concentrer. Du coup retour chez le médecin et antibiotiques corsés pendant 10 jours. Espérons que ça suffise cette fois ! Cet après-midi repos. Au programme, fièvre et dodo… Ca commence à bien faire ! :(

Affluence de visiteurs

10 mars 2008

Apparemment je me débrouille pas trop mal en référencement. Suite à mes billets sur le résultat des élections municipales, c’est un flot de plus de 250 visiteurs différents qui s’est abattu sur mon blog, surtout intéressés par les résultats à Amiens, et surtout de droite au vu des commentaires laissés en soutien à Gilles de Robien. D’ailleurs, c’est étonnant ces messages dont le contenu est à peu près le même à chaque fois…

Enfin bref, c’était juste pour dire que c’est sympa de voir un peu d’activité par ici :)

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Résultat des élections municipales : sanction ou pas ?

10 mars 2008

Ça me fait mal de l’admettre, mais je suis d’accord avec les hommes politiques de droite qui affirment ce soir qu’il n’y a pas eu de vague rose et que la gauche prend ses rêves pour des réalité quand elle parle de vote sanction contre la politique de Nicolas Sarkozy.

Les gens ont peut-être du mal à s’y retrouver dans les répartitions des compétences entre les différents échelons locaux et le national, mais ils se rendent assez facilement compte de la manière dont vit leur commune, et lorsque viennent les élections municipales, c’est bien de cette vie locale qu’ils se soucient. Certes, là où les situations sont indécises pour x raisons, la mauvaise image d’un gouvernement et d’un parti politique influence les débats et peut coûter cher à ceux qui sont du même camp.

La légère poussée à gauche de ce soir correspond sans doute à ce phénomène : les candidats de droite qui avaient du mal à convaincre n’ont pas dus être beaucoup aidés par l’ambiance qui règne dans ce pays actuellement.

Par contre, il faut savoir ouvrir les yeux et ne pas nier les beaux scores de certains ministres du gouvernement Fillon.

Ce que je note en tout cas, c’est que la droite comme la gauche, font quoi qu’elles en disent de cette élection une élection aux enjeux nationaux. Ce soir, la droite est bien trop contente de sa bonne tenue ou résistance, au contraire de la claque annoncée, qu’on l’a clairement entendue, à l’image de Valérie Pécresse, se targuer de la politique menée par Nicolas Sarkozy. Elle ne vaut donc pas mieux que la gauche.

Et ce sont les électeurs, et eux seuls, qui ont su ramener cette élection à son vrai niveau et à sa vraie signification

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Résultat des élections municipales : la situation à Amiens

9 mars 2008

A Amiens, fief de Gilles de Robien depuis 19 ans, élu dès le premier tour en 2001 avec plus de 52% des voix, les résultats parlent d’eux-mêmes :

  1. Gilles Demailly (PS) : 41,8%
  2. Gilles de Robien (pseudo divers droite) : 39%

Si les reports se font au deuxième tour, Gilles de Robien ne sera pas réélu.

Même s’il réussissait à mobiliser les électeurs qui se sont abstenus au 2ème tour et à l’emporter dimanche prochain, le moins qu’on puisse dire est que cette élection sera une grosse claque pour l’équipe sortante. Avec de tels résultats, difficile de nier le mécontentement des Amiénois par rapport aux actions entreprises ces dernières années, ou plutôt ces derniers mois, puisqu’à Amiens, rien n’a bougé depuis 2001, et que soudain de grandes actions ont été lancées à la hâte pour tenter d’assurer à De Robien une réélection facile. Mais il ne faut jamais confondre vitesse et précipitation, et Amiens est vite devenue un “grand bordel”, son visage a complètement changé en quelques mois, sans la moindre logique d’ensemble. Malgré la propagande du JDA, qui a cherché jusqu’au bout à faire croire à la grande réussite de tous les projets initiés ou réalisés, les Amiénois n’ont pas été dupes.

S’il perd, Gilles de Robien nous dira sûrement qu’il a été victime d’une sanction de la politique nationale (là où toute la droite dit qu’il n’y a pas eu sanction, sans doute à juste titre d’ailleurs), lui qui a refusé de se présenter sous la bannière de son parti, le “Nouveau Centre”, pour ne pas à avoir à se justifier de l’action de la majorité présidentielle. Mais il n’en est rien. Les Amiénois ne sont pas contents de la politique menée localement, et ils viennent de le faire savoir. La logique des choses a été respectée.

Je n’en tire pas de satisfaction particulière, je fais partie de ces gens qui pensent qu’un bon maire n’est pas forcément d’une couleur politique donnée, et je ne connais pas suffisamment Gilles Demailly pour savoir s’il sera(it) un bon maire (sur le papier, son programme est séduisant, et l’homme semble être de conviction). Par contre, je pense que Gilles de Robien est un mauvais maire.

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