Commenter Konstantin hop ! - 19/08/09

Ami lecteur, aujourd’hui je vais te parler d’un artiste que j’adore : Konstantin Gropper, dont le groupe actuel se nomme Get Well Soon.

Je ne me souviens plus comment j’ai découvert Get Well Soon. Au détour d’une compilation trouvée sur le net je crois. I Sold My Hands For Food So Please Feed Me c’était (J’ai vendu mes mains pour avoir à manger donc s’il te plaît nourris-moi) Je suis tout de suite resté fasciné par ce son, et surtout cette voix, qui rappelle régulièrement celle de Johnny Cash. Par une forme d’humour et d’ironie dans les textes aussi.

Get Well Soon, c’est un incroyable mélange de rock, de folk, d’électro, de cabaret, de classique, avec une dose de baroque pour lier le tout.

Rapidement, l’album (Rest Your Head You Will Get Well Soon) s’est imposé comme mon disque préféré de 2008.

Alors début 2009, quand j’ai vu que Get Well Soon faisait une mini-tournée en France, et qu’ils passaient par « chez mes parents » un week end, à Reims, j’ai foncé prendre ma place. Mais j’avais un peu peur aussi. Peur que toute cette folie créatrice ne s’exprime pas en live, qu’on retombe dans un concert un peu banal.

Heureusement ce ne fut pas le cas. Sur scène, Get Well Soon y entre de manière un peu théâtrale, scénarisée, au son de petits oiseaux qui sifflent dans une forêt imaginaire. Et puis vient une version de You / Aurora / You / Seaside digne de Calexico, en plus rock. Plus rock justement, c’est la surprise de Get Well Soon sur scène. La plupart des morceaux sont réorchestrés, retaillés pour le live, et certains sont envoyés à la face du spectateur avec une énergie et une force dignes de Mogwai (vus d’ailleurs au même endroit quelques semaines plus tôt). Certains morceaux, avec leurs longues plages instrumentales, sont en effet dans le plus pur style post-rock.

Get Well Soon

Cette énergie rock, on la retrouve sur un EP sorti peu auparavant, Songs Against The Glaciation, à l’occasion du morceau Those Lost At Sea Sing a Song On Christmas Day (toujours aussi courts les titres de Konstantin !) ou encore Dear Tempest-Tossed! Dear Weakened!

Du coup, c’était tellement bon que je suis retourné quelques jours plus tard les voir à Lille (bon, faut avouer, aussi pour le groupe qui assurait les premières parties, Dear Reader, lui aussi excellent dans son genre, au point de déclencher un rappel à Reims), en convaincant 2 amis de se joindre à moi pour l’occasion. Une nouvelle fois, Get Well Soon démontraient une incroyable maîtrise scénique. Plus à l’aise aussi, mais toujours un peu timide, Konstantin Gropper se risquait même à quelques blagues en français. Le concert s’achevait par le retour sur scène des membres de Dear Reader (j’oubliais de préciser de dire que le guitariste et la violoniste de Get Well Soon accompagnaient Dear Reader sur toutes les premières parties, cool !) pour une reprise tous ensemble de Flume de Bon Iver. Inattendu et excellent !

Get Well Soon

Et puis récemment, j’ai découvert par hasard le précédent projet de Konstantin Gropper, un duo avec la chanteuse allemande Maike Rosa Vogel dénommé The Grand Mirage.

Apparemment ce duo a fonctionné de 2005 à 2007 et a publié un EP (It’s a Golden Glittering Light, It’s The Grand Mirage, un nom déjà bien dans le style Gropper, avec le nom groupe dans le nom du disque). La tonalité est un peu plus électronique que Get Well Soon, Konstantin est parfois en retrait sur certain morceaux. Mais globalement c’est déjà très, très bon.

Mon morceau préféré sur cet EP étant What Fighter Wear, sur lequel on découvre déjà la créativité très personnelle de Konstantin Gropper. Bref, y a pas à dire, je suis fan de ce gars-là !

* Et promis, un jour je vais arrêter les titres de billet à la con. (#butnotnow) (ah merde on n’est pas sur Twitter ici)

1 commentaire EXCLUSIF : pourquoi Nicolas Sarkozy sera réélu en 2012 - 17/08/09

L’autre jour, j’étais au supermarché du coin, comme cela m’arrive très régulièrement. Au moment de payer pour mes emplettes, je repère une caisse où une vieille dame est en train de finir de ranger ses courses et me précipite donc pour passer à sa suite.

Alors même que je commence à mettre mes courses sur le tapis roulant, j’entends la fin de leur conversation.
La vieille dame. – Ils ne savent pas où trouver du travail, mais les allocations ils savent où aller les chercher
La caissière. – Et puis avec la crise, ça va se ruer devant la CAF. Si on leur coupait tout ça, ils en trouveraient du travail.

Je comprends qu’il est donc question des chômeurs et ne peux m’empêcher d’esquisser un petit sourire devant tant de bêtise. Mais le dialogue ne s’arrête pas là.

La vieille dame. – C’est comme les SDF. Il y en a dans ma rue, ils sont tout le temps ivres et qu’est-ce qu’ils font comme bruit !
La caissière. – Ah oui, ça, de l’argent pour acheter de l’alcool ils en trouvent toujours !
La vieille dame. – Ce serait bien quand même qu’on arrive à se débarrasser de ces gens-là.
La caissière. – Oh, vous savez, ce n’est pas si simple, ces gens-là ils traînent entre eux et ils se reproduisent ensemble.

On remarquera cette magnifique illustration par l’exemple de ce qu’est le déterminisme social puisque, apparemment, la condition de « sans logis » se transmettrait de génération en génération.

Y a pas à dire, tant les gens de ce pays continueront à penser qu’il faut « se débarrasser » des pauvres, « ces gens-là », fainéants quand ils sont chômeurs, alcooliques quand ils sont à la rue, et tous condamnés autant qu’ils sont à rester là où ils sont, tant que chacun pensera à sa gueule en regardant l’autre comme une menace pour son propre confort, pas de doute, notre président aura encore de beaux jours devant lui.

Et puis, au cas où ça ne suffirait pas, il a déjà tout prévu…

Commenter Humeur du jour en musique : A Change Is Gonna Come - 15/08/09

J’écoute assez rarement du Otis Redding. Et pourtant je trouve ça d’une beauté incroyable à chaque fois.

It’s been a time that i thought
Lord, this couldn’t last very long
Oh now, oh
But somehow i thought i was still able
To try to carry on
It’s been a long, long time comin’
But i know a change is gonna come

1 commentaire [DTC] aka Friday Spirit - 14/08/09

Parce que le vendredi c’est sodomie, voici une petite sélection d’images vues ça et là au cours des derniers jours.

D’abord, une image qui m’a été envoyée par nkwl, où on découvre les moeurs étrange du diablotin de FreeBSD et du penguin Linux :

FreeBSD et Linux

Ensuite, une image très WTF (c’est le cas de le dire) vue sur le site de 20 minutes. Il s’agit d’une séance d’entrainement des soldas sud-coréens :

soldats sud-coréens

Enfin, pour nos amis italiens qui lisent ce blog (per i nostri amici italiani che leggono questo blog), une image vue sur le blog de AnneLolotte, image qui se passe de traduction :

maison close italienne

Avec ça, vivement vendredi prochain !

Commenter Pour 3 francs Suissous - 12/08/09

L’histoire de la télé à -90% sur le site des 3 Suisses oui mais en fait non m’aura appris plusieurs choses :

  1. les 3 Suisses existent toujours. Pour moi, les 3 Suisses c’est avant tout le souvenir d’une enfance vestimentairement douloureuse, où il convenait d’attendre fébrilement l’arrivée à la maison d’une super réduction « -40% sur toute votre commande entre les pages tant et tant du catalogue » avant de pouvoir acheter un nouveau T-shirt ou une paire de baskets, alors que les copains se pavanaient avec leurs super Reebok Pump achetées chez Inter Sports ou Sports 2000.
  2. Il y a des gens qui fréquentent le site web des 3 Suisses ! Et ça c’est encore plus fort que l’existence des 3 Suisses en elle-même. Et en plus, ces gens vont consulter les pages « Image et son » du site, là c’est le pompon.
  3. La fameuse Sarah Cohen, qui répond au Post et à TF1 dès le dimanche, puis qui n’existe plus vraiment, avant de ne plus exister du tout, moi je dis que c’est louche. Je suis sûr qu’elle existe et qu’elle est actuellement détenue dans une cave des 3 Suisses. Les responsables de la marque sont sans doute en train de la torturer pour lui faire payer sa lamentable erreur de communication du dimanche matin.
  4. Pour une marque qui vit essentiellement des rabais offerts aux clients tout au long de l’année, les 3 Suisses sont vraiment des chiens. Ils auraient pu quand même faire un effort et offrir une belle réduc ou un chèque cadeau aux clients qu’ils ont plus ou moins involontairement trompés. Eh bien, non, rien, que dalle ! Le message renvoyé vers le client est des plus professionnels et clairs : « non seulement nous sommes des buses, mais en plus on vous pisse à la raie ».

Et moi je dis, des buses qui te pissent au cul, je me méfierais plutôt deux fois qu’une avant de leur passer une commande…

* je remercie les deux personnes qui auront compris le titre naze de ce billet.

3 Commentaires the Willy syndrom - 8/08/09

Willy DeVille

Hier, Willy DeVille est mort.

Déjà, le matin, au bureau, on avait ironisé sur la mort de John Hughes, annoncée la veille au soir, en faisant des blagues sur Beethoven ou Macaulay Culkin.

Pour Willy DeVille, on s’est d’abord dit « merde, c’est con ». Et puis on s’est posé un instant, et on s’est demandé ce qu’il avait bien pu faire à part une célèbre reprise de « Hey Joe » de Hendrix.

On n’était pas les seuls apparemment. Et c’est sans doute Henry Michel qui résumait en un tweet le mieux la situation :

J’ai fait genre « ah merde, Willy Deville est mort », mais quand on m’a demandé qui c’était, à part le « Hey Joe » mariachi j’étais un peu con.

Au même moment, une copine postait la vidéo dudit « Hey Joe » mariachi sur son profil Facebook. Personne n’avait mieux visiblement.

Du coup, qu’est-ce qui peut bien nous pousser à nous apitoyer, même un court instant, sur la mort de seconds couteaux dont on ne savait finalement rien ou pas grand chose, et à qui on ne s’intéressait jamais le reste du temps ? Alors même que nous demeurons sans sourciller devant les pires faits divers et autre conflits meurtriers.

Et puis, au-delà de tout ça, reste une autre question : pourquoi tous les comédiens, réalisateurs, chanteurs et autres artistes de la planète sont-ils en train de mourir ? Est-ce un autre dommage collatéral du réchauffement climatique ? Comme le disait Pierrot Beerbaum récemment, trop de morts tue la mort.

* crédit photo : alterna2 sur Flickr

Commenter Monsieur Manatane entre guillemets - 28/07/09

(Re)vu grâce au flabistouflant Tumblr de l’inénarrable (j’adore ce mot) Alex Hervaud, Benoît Poelvoorde à son meilleur, à une époque où il ne jouait pas encore dans des merdes genre Astérix…

Commenter A version of me I’d like to meet - 6/05/09

I look in your eyes and there i see
a version of me I’d like to meet
while lying alone inside the dark
wondering what our lives are for
I must cut them out and zip them up
in the palms of my hands so I can look
whenever I feel like giving up
but then you’d be blind so I must stop

Dear Reader - Everything Is Caving

1 commentaire MacDo (ne) se soucie (pas) de l’environnement - 2/05/09

J’adore mon métier, je ne le dis pas assez souvent. Il me donne l’immense opportunité de courir au quatre coins du territoire régional sans arrêt, le tout pour une reconnaissance proche du zéro absolu. L’autre jour, j’ai eu l’énorme privilège de pouvoir profiter d’une pause déjeuner de 15 minutes pour visiter le MacDo de Soissons. Bel endroit s’il en est.

Ayant été bien éduqué, je commence par prendre la direction des toilettes afin de me laver les mains et de me vider la vessie (enfin, peut-être pas dans cet ordre). Là, je découvre un urinoir visiblement tout neuf orné d’un magnifique autocollant qui m’explique que Mac Donald’s est préoccupé à mort par le sort de l’environnement et que ces toilettes permettent d’économiser 100 000 litres d’eau par an, soit la consommation annuelle d’une famille de 4 personnes.

Fort mentalement, je ne me laisse pas distraire (même si je sens bien mon cerveau être tenté d’imaginer une famille 4 personnes puisant 100 000 litres d’eau d »un urinoir) et m’approche afin de mener à bien la mission pour laquelle je suis venu là. Je m’avance, et là j’ai la surprise de découvrir que l’autocollant se rétroéclaire pendant toute la durée de mon action.

Je dois sans doute avoir les idées mal placées, mais je n’ai pu m’empêcher de me demander quel était l’impact environnemental du néon qui s’allume, qui sait combien de centaines de fois par jour, chaque fois qu’un gars vient pisser… Et c’est vrai que d’un coup, la préoccupation pour l’environnement (et non le besoin de faire de la com sur un sujet tendance) du clown Ronald apparaissait bien plus clairement grâce à l’effet néon…

1 commentaire Facebook m’a tuer - 7/04/09

Un ami italien à moi a l’habitude de s’interroger sur la disparition progressive des commentaires laissés sur son blog ou des billets postés sur les blogs des autres. Il se demande si tout cela n’est pas dû au fait que tout le monde passe trop de temps sur Facebook.

La réponse est oui et non. Ce n’est pas que tout le monde est tellement occupé à écrire et publier des conneries sur Facebook qu’il n’a plus de temps à consacrer aux blogs. Les blogs sont morts, qu’on se le dise. La principale raison du succès des blogs ces dernières années, c’est le phénomène de mode. Il fallait avoir un blog. La mode est aujourd’hui à Facebook. Les gens se sont rendus compte que c’était long, fastidieux, et pas si fun que ça d’écrire pour le web dans le vain espoir que ça intéresse quelqu’un. Ils sont contents de pouvoir enterrer leurs carnets web. Ils ne reviendront pas en arrière. C’est tellement plus simple d’écrire des conneries sur son profil et celui des autres. Plus besoin d’activer son cerveau plus de 2 secondes (plus besoin de l’activer du tout pour certains).

Ça en est tel qu’on a l’impression que Facebook réinvente le web en son sein pour satisfaire la fénéantise de ses utilisateurs. On ne va plus sur les forums de discussion des sites mais dans les groupes Facebook. On souhaite les anniversaires sur les murs Facebook. On envoie des e-mails via Facebook plutôt que via son webmail. J’en connais même qui posent des questions à caractère professionnel et hautement important dans les commentaires de statut Facebook.

Et attendez que les gens découvrent Twitter (c’est pour cette année ça coco). 140 caractères pas plus, le tout pour trouver toutes les manières de dire qu’ils sont partis pisser, ça ouvre encore trop de possibilités…

En tout cas longue vie aux blogueurs qui résistent !