1 commentaire Today - 28/03/09

La vie est surprenante parfois. Elle nous réserve son lot de surprises, parfois mauvaises, parfois bonnes, parfois une suite de bonnes et de mauvaises. Elle met sur notre route des gens, des évènements inattendus, des choses auxquelles on n’était pas forcément préparé, des choses qui appellent de notre part action et réaction. (C’est sans doute beau comme un opening de Grey’s Anatomy ce que je viens d’écrire…)

Quand on est comme moi et qu’on travaille un peu trop du chapeau, on a souvent l’occasion de consacrer de longues réflexions (la plupart du temps stériles) au sens de la vie, au sens de sa propre vie. Face aux évènements imprévus, aux rencontres, nous avons tous notre façon de réagir, fuite en avant ou recherche d’un refuge sécurisant. Devrais-je accepter ce job ? Ai-je un avenir ici ? Où serai-je dans 5 ans ? Ai-je la vie dont je rêvais ? Aurai-je un jour celle dont je rêve encore ? Ai-je le moindre avenir avec cette personne ? Est-ce que ça vaut la peine d’essayer quand même ? Est-il possible de vraiment faire durer une relation ? Etc, etc. Autant de questions qu’on se pose (presque) tous un jour.

La vérité, peu de gens arrivent à l’accepter. Selon moi, cette vérité c’est qu’il n’existe aucune réponse quelle qu’elle soit à toutes ces questions. Il y a juste des décisions à prendre, et il faut ensuite espérer que tout aille pour le mieux, et bosser un peu / beaucoup pour aider à faire que ce soit le cas.

Il y a quelques mois de ça, j’ai compris que le plus important, c’est de se consacrer au jour présent et de prendre les choses comme elles viennent. Je ne parle pas d’un bête et stupide carpe diem. On ne peut pas toujours vivre au jour le jour et il faut penser un peu à construire, mais la préoccupation principale de tout un chacun devrait toujours être avant tout de faire que chaque jour soit un jour dont on puisse être satisfait. Où serai-je dans 5 ans ? Mort peut-être. Qui sait ? Tout se résume dans ces paroles simples de David Byrne : « Everything that happens will happen today, and nothing has changed, but nothing’s the same, and every tomorrow could be yesterday ,and everything that happens will happen today« .

Alors oui, a priori ça vaut la peine d’essayer. On verra bien demain si on avait tort, il sera toujours temps de prendre une nouvelle décision.

Commenter Manque - 19/03/09

n.m. manque

  1. Fait de manquer, de faire défaut ; insuffisance ou absence de ce qui serait nécessaire.
  2. Ce qui manque à quelque chose pour être complet.

Synonymes : absence, carence, insuffisance, pénurie.

Commenter Accords parfaits - 18/03/09

Je ne sais pas si je suis le seul à faire ça. Il m’arrive régulièrement, au travail, à la maison, ou plus souvent lorsque je rêvasse en errant dans les rues de cette ville, de me dire que j’ai la chance immense d’être entouré de personnes extraordinaires. Des gens avec une histoire, des choses à dire, du talent. Des artistes, des comiques, des voyageurs, parfois un peu tout ça. Bref, des gens que j’admire et que j’aime admirer.

Souvent mon esprit s’arrête là de vagabonder. Parfois il poursuit néanmoins et me pousse à me poser une question : « Si ces gens sont si formidables, pourquoi sont-ils mes amis ? Que me trouvent-ils ? Qu’est-ce que je leur apporte qu’ils n’ont pas déjà ? »

Honnêtement, et sans fausse modestie, je ne cesse de m’étonner qu’ils semblent me trouver autant d’intérêt que je leur en trouve. Et venant de certaines personnes en particulier, cela veut vraiment dire beaucoup.

Tout ce que je peux dire c’est : pourvu que je ne cesse jamais d’être agréablement surpris…

1 commentaire La page - 1/02/09

J’ai fait du rangement ce week end. Beaucoup de rangement. Et j’ai jeté pas mal de choses aussi. Certains n’ont pas tardé à appeler ça « tourner la page ».

Je ne sais pas ce qu’ont tous ces gens qui tournent des pages de leur vie seulement quand une catastrophe survient. Dans quel genre de livre écrivent-ils leur histoire ? Le genre immense avec des pages gigantesques que l’on termine toujours, comme par hasard, sur un grand malheur ? Ou bien leur vie est-elle si triste qu’ils ne s’aperçoivent que de ce qui n’y va pas.

Moi, je me contente de mon petit cahier, une page par jour me va très bien. Je n’ai jamais cessé d’y écrire et ce n’est pas près de s’arrêter, du moins j’espère.

1 commentaire Dialogue entre un vieil homme et sa fille ou petite histoire du racisme ordinaire - 21/01/09

La fille : « Ça va papa, pas trop de soucis de voisinage dans le quartier? »
Le grand-père : « Non ça va. Étonnamment, les gens les plus sympas du quartier, ce sont les Marocains de l’autre côté de la rue. Ils sortent sur le pas de la porte dire bonjour. Comme quoi… »
La fille : « Ah oui tiens, ça c’est étonnant. Mais les Marocains c’est pas pareil, eux ils font des efforts. C’est pas comme les Algériens. Eux c’est un autre genre. »
Le grand-père : « Oui c’est vrai. Encore que. Il y a ces Arabes qui travaillaient à l’usine avec moi. Des Algériens il me semble. Tu vois, quand je les croise en ville, ils traversent pour me serrer la main. On peut pas en dire autant de tous les collègues. Comme quoi… »

Ce dialogue entre un grand-père et sa fille pourrait trouver sa place dans un roman que j’écrirai peut-être un jour. Mais ça n’a rien d’une fiction, c’est du vécu. Ces petits moments de racisme ordinaire, on peut les entendre et les vivre un peu partout. Au bar, dans un wagon SNCF, au café avec les collègues, dans la queue au supermarché. Pour ma part c’était dans ma famille la semaine dernière. Comme quoi…

Commenter Let go - 17/01/09

A color blind imagery
Can you see it half full or is the glass
Half empty

The lights transmit a certain kind
Of wanting to absent my mind
From all that I see…
I’m all made up of missing parts
A string of tortured souls and hearts
They start to…

Give me a sign…
A chance to realize…
Drift away as the time flies
See the world through perfect eyes

I wonder what it’s like
Walking down the street with you
I laugh myself senseless at everything I do

[...]

I’m changing away
Close your eyes and open
Tonight the edges fray
Share this day with me and listen
And let it go

Taken by Cars – The Afterhours

1 commentaire 2008 en musique - 31/12/08

Comme je le disais dans mon précédent post, un des éléments marquants de cette année aura été la qualité des productions musicales, en tout cas de celles que je me suis mises dans les oreilles.

Alors allez ! J’essaie de sacrifier à la tradition du top. Mais comme il faut bien que je fasse mon chieur, ce sera un top 15 et je refuse de mettre un ordre numéroté, c’est trop difficile et ne reflèterai pas forcément ce que je pense réellement de ces albums. Mais bon, l’ordre de présentation tient donc quand même de mes préférences.

  • Get Well Soon – Rest Now, Weary Head!
  • Wintersleep – Welcome to the Night Sky
  • TV On The Radio – Dear Science
  • Girls in Hawaii – Plan Your Escape
  • Shearwater – Rooks
  • Elbow – The Seldom Seen Kid
  • The Notwist – The Devil, You + Me
  • Nada Surf – Lucky
  • Bang Gang – Ghosts From the Past
  • Brian Eno & David Byrne – Everything That Happens
  • Mogwai – The Hawk is Hawling
  • dEUS – Vantage Point
  • The Do – A Mouthful
  • Yeasayer – All Hour Cymbals
  • M83 – Saturdays = Youth

1 commentaire 2008 ou la tragique déchéance d’Amélie Poulain - 28/12/08

Voilà donc la fameuse trêve des confiseurs, juste après le gavage de noël et juste avant la beuverie du nouvel an. Traditionnellement, l’heure des rétrospectives, classements et autres bilans.

Sans même attendre la fin de l’année, et en accord avec moi-même, j’ai élu depuis bien longtemps 2008 comme la pire année de toute mon existence.

Je n’ai jamais fait parti de ceux qui trouvent facile de tout bêtement vivre. En ce bas monde on trouve ceux qui écoutent en boucle « ah si tu pouvais fermer ta gueule » de Patrick Sébastien et regardent le journal de TF1, et puis il y a ceux qui se posent des questions, parfois beaucoup (trop) de questions. J’appartiens à cette dernière catégorie. Je fais même partie de ceux qui ont du mal à supporter la première catégorie, qui pensent que les autres sont fous, que les gens sont cons, que ce monde imbécile court à sa perte, peut-être bien plus proche que ce qu’on imagine.

Alors à quoi bon vivre dans ce monde-là ? Parce que dans un coin de ma tête, je vivais dans le petit monde d’Amélie Poulain. J’étais un Nino Quicampoix qui se disait « tant qu’on sera là, rien d’autre n’aura d’importance, c’est tout ce qui compte ».

Ce que j’ai découvert en 2008, c’est qu’il existe une suite secrète au « Fabuleux Destin d’Amélie Poulain ». Que dans cette suite, passées les premières balades euphoriques dans Paris et le vieux Montmartre, Amélie sombre d’abord dans l’ennui, puis la drogue. Que Nino se met à boire pour oublier. Qu’après un premier enfant, uniquement conçu pour tenter de sauver un couple à la dérive, Amélie finit en hôpital psychiatrique, Nino se retrouve sous les ponts de Paris, et l’enfant est placé en famille d’accueil. Petit désastre ordinaire de ce qu’est la vie réelle dans le monde réel.

Mon avis sur le film ? J’ai du mal à me faire une opinion. Pas vraiment attristant, parfois énervant, enrageant, la tragique déchéance d’Amélie Poulain m’aura laissé en 2008 une amertume aseptisante dans la bouche. Me voilà tel le personnage de Dexter, indifférent à tout.

J’ai eu l’impression que 2008 était comme un disque des Death Cab For Cutie, où Ben Gibbard partirait à la recherche d’une personne et d’un sentiment disparu au début de l’album, pour mieux conclure en bout de course que la glace avait fondu. Ca tombe bien, en 2008, les Death Cab ont écrit cet album.

D’ailleurs, heureusement qu’il y avait la musique en 2008, et tous les petites choses épicuriennes de la vie.

Non décidément, 2008 je ne te regretterai pas.

We’re not the same dear as we used to be.
The seasons have changed and so have we.
There’s little we can say and even less than we can do,
to stop the ice from getting thinner under me and you.

We buried our love in a wintery grave.
A lump in the snow was all that we made.
But we stayed by its side, as the days turned to weeks.
And the ice was getting thinner with every word we’d speak.

When spring arrived, we were taken by surprise
that what flows under our feet bled into the sea
and nothing was left for you and me.

We’re not the same dear and it seems to me.
There’s nowhere we can go with nothing underneath.
And it saddens me to say that we both know it’s true.
The ice was getting thinner under me and you.

The ice was getting thinner under me and you

Commenter Before it all ends - 16/12/08

Modern thoughts about each other
Can’t make you shine out any brighter
Antique promises uncovered
When we stop breathing for each other
We’re drained of our will

Are you happy now?
Are you happy now?
Are you happy now?
Is there still time before it all ends?

Kent - Before It All Ends

1 commentaire The Descent - 20/11/08

Entendu ce matin dans la rue :

« Finalement, quand on y regarde bien, les gens qui descendent le plus, c’est ceux de l’étage »

Ah, le bon sens commun… :)