La troisième vérité, celle du gardien de but

7 novembre 2007

L’autre jour, nous étions devant la télévison sans réelle intention de la regarder, comme cela nous arrive parfois. Nous venions de suivre un programme sur Rai Uno, la télé publique italienne, et tardions à éteindre le poste, occupés que nous étions à discuter de tout et de rien.

Soudain commence le programme du soir, un téléfilm italien intitulé « La terza verità » (la troisième vérité). C’est la seconde partie d’une histoire en deux actes. Résumé de l’épisode précédent : dans une petite ville d’Italie, une jeune fille est assasinée. Le meutre porte la signature d’un tueur en série local. Une journaliste débutante, intègre et ambitieuse à la fois enquête et finit par soupçonner un médecin célèbre, reconnu et adoré pour son travail formidable avec les enfants au département pédiatrie de l’hôpital du coin. Peu à peu, les preuves s’accumulent contre le docteur qui est arrêté. Mais cette accumulation de preuves trop évidentes finit par semer le doute dans l’esprit de la police et de la journaliste : le docteur est-il vraiment coupable ou cherche-t-on à lui faire porter le chapeau, lui qui clame son innocence ?…

Nous sommes de prime abord amusés par le jeu des acteurs qui, comme on peut l’imaginer, n’a rien à envier à celui des acteurs des navrantes fictions de TF1 et France 2. L’accumulation de tous les poncifs du genre au cours des 10 premières minutes de ce second épisode finit de nous scotcher devant le programme et nous commençons à nous amuser à anticiper les scènes, les dialogues éculés, ou encore à détourner certaines situations pour les rendre totalement absurdes (des histoires sous la douche en prison etc, je vous laisse imaginer, moi, le spécialiste des histoires sous la douche…)

Ce que nous n’anticipons pas, c’est cette séquence : le docteur se retrouve en cellule avec un groupe de types plus ou moins antipathiques. Parmi eux, l’ancien gardien de but de l’équipe B de la Juventus de Turin qui a tué sa femme dans un accès de rage paranoïaque. Depuis, il ne parle plus et ne sort même pas de cellule au moment de la promenade, il est prostré. Bien entendu, le médecin va réussir à établir le contact avec cet homme et devenir plus ou moins ami avec lui. Bien entendu aussi, l’ensemble des détenus a décidé de faire sa fête à ce médecin bourgeois qui a tué une pauvre adolescente innocente, et notre bon pédiatre est ainsi en danger permanent. Tout à coup c’est l’embuscade pendant la promenade. Le docteur est pris à partie et un couteau est sorti. Notre gardien de but, qui a repris goût à la promenade grâce à son nouvel ami, n’écoute que son courage et se projette au sol comme pour arrêter le penalty de sa vie - images au ralenti incroyables - et prend le coup de couteau dans la cuisse à la place du docteur… Nous pleurons de rire pendant de longues minutes…

Allez, je vous laisse avec quelques images de cette histoire merveilleuse. Même si vous ne comprenez pas l’italien, ça vaut le coup rien que pour le jeu d’acteur… ;)

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L’angoisse d’une journée sans billet

4 novembre 2007

L’écrivain avait l’angoisse de la page blanche, le blogueur a désormais l’angoisse d’une journée sans billet. La peur d’une journée sans écrire, sans inspiration ou sans temps pour le faire. C’est en tout cas mon cas. Chaque journée sans écrire la moindre chose sur ce blog m’inquiète, me fait craindre d’être la première d’une longue série avant, peut-être même, de laisser tomber cet endroit dans l’oubli.

Hier par exemple, je n’ai rien écrit. J’aurais bien voulu, j’avais des choses à exprimer et partager, mais j’ai été accablé par une terrible migraine toute l’après-midi, jusqu’au moment où je suis allé me coucher, épuisé par tant de peine (j’ai apprécié à sa juste valeur l’ironie de la situation, moi qui m’étais fait la réflexion le matin même quant au fait que mes maux de tête avaient quasiment disparu depuis quelques temps). Eh bien j’ai cherché sans cesse l’énergie qui m’aurait permis d’écrire au moins quelques lignes. Sans succès.

En réalité je ne m’angoisse pas non plus tant que ça. Je ne suis pas de ces obsédés du blog qui pensent qu’il est catastrophique de sortir des codes du genre qui veulent notamment qu’il faille respecter scrupuleusement un rythme de publication. C’est juste qu’au lancement de minithud en août dernier, j’avais en tête l’idée de faire une publication une à deux fois par semaine. Le fait d’approcher du 100ème post en à peine plus de 2 mois démontre s’il le fallait que je me suis pris au jeu de ce blog bien plus qu’à celui de son grand frère Megathud. Mais je suis à peu près certain que viendra un temps où mes activités parallèles (professionnelles ou personnelles) me conduiront à lever le pied. Et j’espère seulement que ce moment viendra aussi tard que possible…

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Le no man’s land derrière chez moi

2 novembre 2007

My sad backyard

Ca, c’est la cour derrière chez moi. Un ancien magasin de moto racheté par la ville d’Amiens pour en faire une structure “petite enfance”. D’où des travaux dantesques de réhabilitation et de mise aux normes qui durent depuis 6 mois. Ou plutôt un méthodique travail de destruction depuis 6 mois. 6 mois certes interrompus par 3 mois sans la moindre activité sur le chantier suite à la découverte de caves napoléoniennes sous tout ce bordel. Mais, depuis quelques semaines, les travaux ont repris. Et il y a du retard à rattraper.

On ne le voit pas sur la photo, mais le chantier passe aussi sur la droite de mon appartement et, encore mieux, en dessous !

On avait eu droit il y a quelques mois à l’ouvrier pervers qui escalade la façade arrière du bâtiment pour regarder ma copine prendre sa douche (une lettre recommandée à la ville après, nous avons juste eu le droit à une réponse-type d’excuses. On va dire que ce n’est déjà pas si mal à Amiens où la municipalité et la Métropole se croient omnipotentes et infaillibles.) Maintenant, on a plutôt droit à la vie de chantier.

La semaine passée, le vendredi, on a commencé par un réveil en fanfare à même pas 6h du matin : ces messieurs venaient déposer côté rue deux bennes géantes qui allaient servir à stocker les gravas qu’ils projetaient de créer (et il faut faire ça de nuit pour ne pas gêner la circulation). J’imagine qu’une de ces bennes doit bien peser une tonne à vide. D’où d’énormes camions dans la rue qui font “bip bip” en reculant, des moteurs qui font “vroum vroum” toutes décibels dehors, des bennes qui font “bong bong” en touchant terre, et des ouvriers qui hurlent “hééééé hééééé” parce que sinon ils ne s’entendent pas. Mes vitres simple vitrage ont apprécié, moi aussi.  Le lendemain, samedi donc, le week-end, MON week-end, voilà nos bonhommes qui pratiquent pour la première fois la semaine de 6 jours. Et qui activent leurs mini-pelleteuses à même pas 7h45 le matin, enchaînant les allers-retours par dessous ma chambre pour vider leurs gravas dans les bennes.

Alors moi, je suis un gars conciliant en général. Je veux bien comprendre qu’il y a un chantier en retard, qu’il faut que les travaux se fassent et que ces travaux entraînent inmanquablement ce genre de désagréments. Mais quand tu dois faire du rab le samedi, tu déposes un petit mot dans la boîte-aux-lettres des riverains pour t’excuser par avance (un peu comme le bar du bas de la rue quand il prévoît une grande fête. Si j’avais été prévenu, je serais parti me reposer à la campagne !) et surtout, SURTOUT, tu ne commences pas à 7h45 comme en semaine. Tu as la décence d’attendre 9h pour laisser aux autres travailleurs un peu de repos. T’es pas obligé de faire ton égoïste aigri parce que ton patron te contraint à perdre un jour de ton week-end.

Ce matin, 8h, j’ai eu le droit aux marteaux-piqueurs. Bon, ça tombait mal vu que je faisais le pont de la Toussaint, mais je m’en étais douté un peu que ces ouvriers étaient moins bien lotis que moi, donc j’étais préparé. Mais j’avais pas anticipé le marteau-piqueur en guise de radio-réveil. Et ça m’a un peu mis de mauvais poil pour la journée.

Maintenant j’appréhende un peu demain matin, j’ai un mauvais pressentiment. J’espère que la semaine dernière, celle de 6 jours, était un cas isolé, et qu’ils n’ont pas prévu de me casser les couilles tous les samedis. Parce que je suis un rien fatigué en ce moment et que mon week-end de 4 jours, c’était justement fait pour me permettre de me reposer à la base. Donc un autre marteau-réveil ou radio-piqueur et on risque fort de retrouver des cadavres dans une cave napoléonienne d’ici peu.

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J’ai peur des chiens

2 novembre 2007

Ce n’est pas que je peine à l’avouer, plutôt que je n’en ai pas véritablement conscience moi-même, mais j’ai peur des chiens. Quand j’y pense, j’ai souvent réclamé à mes parents d’avoir des chats quand j’étais petit, des cochons d’Inde aussi, des tortues, mais jamais de chien. Et ce ne sont pas seulement les gros chiens à l’air méchant qui me posent problème, ce sont tous les chiens sans exception. Bien entendu, j’approche plus volontiers un caniche nain qu’un pitbull, mais à bien y réfléchir, il y a toujours en moi un fond d’angoisse à peine perceptible.

J’ai mis longtemps à comprendre le pourquoi de tout ça. Et puis un jour, il y a seulement quelques années de ça, ça m’est revenu. Ca m’a fait bizarre de m’apercevoir que j’avais occulté cela pendant autant de temps.

Quand j’étais enfant et que nous habitions cette petit commune du Nord - je devais peut-être avoir 6 ou 7 ans (car quand j’ai eu 8 ans nous avons déménagé) - l’école était à 2 ou 300 mètres de chez moi et j’y allais seul ou avec les fils des voisins, idem pour le retour. Un jour, un grand de CM2, à la fois terreur et benêt du quartier, un géant d’au moins 1m40 à l’époque, a décidé de me chercher des noises à la sortie. J’étais seul ce jour-là. Il est venu me trouver et m’a dit : “Tu ne rentreras pas chez toi, je t’emmène avec moi, tu es mon prisonnier.” Il habitait lui aussi à 2 ou 300 mètres de l’école, mais dans la direction opposée.

Je me souviens qu’il m’a attrapé par le col et a commencé à me traîner derrière lui sans que je puisse rien faire. J’essayais de me débattre de toutes mes forces mais ça ne servait à rien. J’ai encore en tête le moment où j’ai cru avoir trouvé la solution en pliant les genoux et en me laissait tomber au sol. Mais il a continué à me traîner au sol. Il s’est juste arrêté quand il a vu que je voulais me relever : c’était plus facile pour lui si j’étais debout. Je pleurais, je criais mais il n’y avait personne pour m’entendre et m’aider. Et puis on est arrivé à quelques pas de chez lui. Et là, dans son jardin, un énorme berger allemand s’est approché de la clôture et a commencé à aboyer. De plus en plus fort à mesure que nous approchions.

Le garçon m’a regardé et m’a dit dans un sourire pervers : “tu vas lui servir de goûter…” Je me suis mis à hurler de toutes mes forces, à pleurer comme un bébé. Et tout ce que je voyais c’était les crocs du chien. Et tout ce que j’entendais c’était les grognements monstrueux du chien, encore pires que ses aboiements. Je ne me souviens plus comment j’ai réussi à me dégager. Le grand garçon a-t-il relâché son emprise l’espace d’une seconde ? Est-ce mon effroi qui m’a permis de trouver des ressources insoupçonnées ? Je me rappelle juste avoir couru jusque chez moi comme je n’avais jamais couru auparavant, sans jamais me retourner. Pour une raison inconnue, sans doute une forme de honte de n’avoir pas été plus fort, je n’ai rien dit de l’incident à mes parents. Je ne me souviens pas non plus comment j’ai réagi en revoyant ce garçon à l’école par la suite. J’imagine que c’est parce que j’avais commencé à vouloir oublier toute cette histoire.

Mais je me rappelle très bien avoir soigneusement évité la rue et le grand berger allemand jusqu’au jour de notre déménagement.

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Halloween, la nuit des pizzas

1 novembre 2007

Hier soir, j’avais organisé une petite soirée entre amis chez moi, rien à voir avec Halloween, juste une occasion qui faisait le laron, avant un long week-end de 4 jours qui laisserait le temps à tout le monde de récupérer.

Au programme, long, très long apéro, puis pizzas faites maison (attention la classe). Tout se passait très bien jusqu’à ce que, en sortant une pizza du four, cri d’effroi… Encore un coup de Michael Myers ?…

Halloween pizza

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Merci

1 novembre 2007

Il paraît que c’est la fête à tout le monde aujourd’hui, alors bonne fête et j’en profite (même si j’ai bien conscience que ça n’a rien à voir) pour remercier toute la clientèle de ce blog. Merci à vous qui venez d’Amiens, Annecy-le-Vieux, Attignat-Oncin, Brussels, Chièvres, Coullemelle, Crespières, Feings, Gerzat, Guipavas, Lille, Ljubljana, Loos, Mons-en-Baroeul, Nancy, Nangy, Nanterre, Nantes, Nivelles, Paris, Plan-de-Cuques, Reims, Rennes, Saint-Aubin-sous-Erquery, Saint-Quentin, Saint-Symphorien-les-Buttes, Saint-Thomas, Saints, San Diego, Senigallia, Toulouse, Vanves, ou d’où que vous veniez en fait.

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Pagerank dtc

31 octobre 2007

La semaine passée, Google a mis à jour les pagerank des sites qu’il référence. Pendant que certains paniquent pour des histoires de chute grave au “classement” ou de mauvaise note, je dis juste comme ça en passant que minithud est passé d’un pagerank de 0 (normal, il a été créé en août) à un pagerank de 3. Ca ne veut rien dire, en tout cas personne ne sait exactement ce qu’est le pagerank, et ça ne sert à rien ou presque, mais je voulais le dire pour tirer la langue à tous ceux qui ont baissé. Nananère !

Ah oui, et je vous emmerde ! Ne le prenez pas personnellement, j’avais juste envie d’écrire une grossièreté avant d’aller me coucher. Bonne nuit ! :D

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Salak South New Village

30 octobre 2007

Bonjour à mon visiteur de Salak South New Village… Comment ça vous ne savez pas où est Salak South New Village ?!!…

En Malaisie bien entendu !

Pfff, il y a vraiment du laisser-aller dans le niveau culturel des clients de ce blog…

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L’enseignement des prénoms composés

30 octobre 2007

Vous avez déjà remarqué que bon nombre d’enfants d’enseignants ont des noms composés peu communs ? Nathalie-Sophie, Anne-Céline ou même (oh la honte !) Pierre-Yves…

Quelqu’un pour avancer un début d’explication ?

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Au service de qui ?

28 octobre 2007

L’autre jour, dans une réunion à laquelle je participais, une jeune fille qui travaille dans un lieu d’accès public à Internet en banlieue parisienne a eu cette réflexion intéressante alors que nous parlions d’administration électronique :

Certains agents du service public refusent de venir faire des interventions dans nos espaces car ils refusent d’être en contact avec le public. Ils ont peur des questions que les gens pourraient poser et de leurs réactions. Ils ont peur des gens. C’est un service public qui a peur du public.

Le service public qui a peur du public… J’ai trouvé la formulation tellement à propos de ce qu’il se passe dans certaines administrations aujourd’hui, mais aussi tellement effrayante par sa froide lucidité que j’en suis resté bouche bée.

Ne dit-on pas que c’est à la qualité des services publics que l’on reconnaît la bonne santé d’un pays ?…

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